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Les Djinns de l'argent
Mungan Murathan ; Cavaillès Sylvain
KONTR
18,00 €
Épuisé
EAN :9782955970058
En 1997, lorsque paraît en Turquie Les Djinns de l'argent, Murathan Mungan est déjà au faîte de sa carrière. Pour la première fois, il livre au public ces textes qu'il appellera plus tard des "nouvelles autobiographiques" et qu'il parsème de clés pour, d'une part, éclairer certains aspects de son oeuvre à la lumière de sa biographie, mais surtout pour mettre en évidence l'importance de sa ville d'origine et son influence sur son identité d'homme et d'écrivain. Mardin, ville proche de la frontière syrienne où ont longtemps cohabité Arabes, Kurdes, Arméniens, Ezidis et Assyro-Chaldéens, est cette ville qui l'a fait, lui, cet écrivain qui règne depuis plusieurs décennies sur le paysage littéraire de Turquie. En mêlant l'intime et l'historique au fil des textes qui composent cet essai autobiographique, Mungan lui donne, comme il n'a eu de cesse de le faire dès ses premiers textes poétiques, dramatiques ou de fiction, ses lettres de noblesse.
Après des années d'exil, le jeune Akhbar rentre chez lui. Une automobile traversant de vastes étendues cernées de monts dénudés le ramène lentement aux portes de sa ville natale. Après de multiples contrôles, le temps de revoir les siens n'est plus très loin. Mais l'imprévisible advient: Akhbar est perdu, il ne retrouve personne, ni sa mère, ni sa s?ur ni même la maison de son enfance, il ne reconnaît rien. Errant de ruelle en ruelle, Akhbar se heurte au silence et l'angoisse l'étreint. Dans cette ville en proie à l'effacement, les femmes semblent avoir disparu. Bouleversé par cette insidieuse réalité, Akhbar poursuit néanmoins ses recherches. C'est alors qu'il perçoit le glissement furtif d'un tchador, le lourd balancement d'une étoffe, épais coton de couleur sombre, presque une ombre sur l'ocre aveugle des murets... Biographie: Né en 1955 à Istanbul, Murathan Mungan est diplômé de l'université d'Ankara en études théâtrales. Ce dramaturge et prosateur se fait tout d'abord un nom comme poète, puis il connaît un grand succès avec son théâtre. Après Quarante chambres aux trois miroirs, paru aux éditions Actes Sud en 2003, ce livre est son second roman traduit en français.
Saviez-vous qu'il est possible d'accoucher dans le calme, la sérénité et souvent même sans douleur ? Déjà pratiquée dans 45 pays, l'HypnoNaissance propose : Des explications simples et rassurantes pour mieux comprendre et apprivoiser votre corps pendant la grossesse afin d'accompagner ses changements en douceur. Des outils concrets pour en finir avec le mécanisme "peur-tension-douleur" : relaxations profondes, techniques de visualisation, exercices d'autohypnose. Les bonnes positions illustrées pour se muscler où il faut et faciliter chaque phase du travail : la grenouille, l'ours polaire, le banc de naissance. la méthode Mongan, reconnue et enseignée dans le monde entier, enfin disponible en France !
Qui est donc ce mystérieux Homme à la Cape ", ce personnage aux yeux de feu qui émerge des ténèbres viennoises au moment où le caissier Braunbrock s'apprête à fuir avec l'argent dérobé à la banque, et pourquoi le poursuit-il de ses sombres prophéties ? Comment est-il capable de lire dans les coeurs, de connaître le futur et le passé, de s'affranchir du temps et de l'espace ? De quoi, ou de qui, tire-t-il ses immenses pouvoirs ? Dans cette adaptation de " Melmoth réconcilié ", James Clarence Mangan, fidèle à l'esprit du récit de Balzac, rend aussi hommage à son compatriote C.R. Maturin et à " Melmoth, l'homme errant ". " Les Trente Flacons " est une version burlesque de " La Peau de chagrin ", mais, ici, ce n'est pas un talisman qui rétrécit... mais le personnage lui-même ! On sait les effets que Richard Matheson tirera de ce thème au xx siècle. Quel va être le sort du malheureux Basil von Rosenwald qui, pressé par ses besoins d'argent, voit de jour en jour diminuer sa haute taille ? Saura-t-il échapper aux griffes de Maugraby, sorcier, prestidigitateur, et émissaire du Prince des Ténèbres ?
Les microfictions de Murathan Mungan n'ont rien à envier au plus dense des romans. Chacun de ces très courts récits contient une, voire plusieurs vies, une ou plusieurs expériences qu'il nous est donné d'apercevoir à la faveur d'un craquement d'allumette et de partager le temps de sa consomption. Signaux de fumée ou instantanés pris sur le vif, elles nous interrogent sur ce qui fait une histoire, sur ce qui fait qu'elle nous interpelle et nous investit plus ou moins intensément et pour plus ou moins longtemps, sur le pouvoir du récit et, en nos temps où l'on communique en messages de plus en plus brefs et virtuels, sur l'art même de la fiction.
Les poèmes de Mehmet Said Aydın, poète kurde dont la langue d'écriture est le turc, sont ancrés dans les lieux où il a vécu : Kızıltepe, dans la province de Mardin, à proximité de la frontière syrienne, mais aussi Ankara et Istanbul. Ce Jardin manqué est celui de son enfance dans cette plaine de Mardin, marquée dans les années 1980 et 1990 par les affrontements entre l'état turc et la guérilla kurde. De cette guerre peu de traces dans sa poésie, sinon par l'évocation d'amis ou de maîtres tués par la main de l'état. Mais beaucoup de la culture kurde, notamment de cette langue si longtemps interdite qui refleurit ici, dialoguant avec la langue dominante à travers musique, littérature et poésie. Questionnement au long cours du rapport au monde d'un jeune trentenaire riche de deux cultures qui s'affrontent et se nourrissent mutuellement.
Seyyidhan Kömürcü est né en 1978 à Mardin. Diplômé des Beaux-Arts d'Ankara, il est professeur d'arts plastiques à Diyarbakir. Ses recueils de poésie lui ont valu plusieurs prix prestigieux, dont le prix Yasar Nabi Nayir de la poésie, le prix Homeros et le prix Arkadas Zekâi Özger. La Tache du monde est son deuxième livre.
Mahmud et Yezida, c'est l'histoire d'amour impossible entre un Musulman et une Ezidie. Impossible car les Ezidis ne peuvent se marier en dehors de leur communauté et parce que les rapports entre Musulmans et Ezidis ont toujours été nourris d'inimitié. Comme si cela ne suffisait pas, l'amour des deux jeunes gens est contrarié par une querelle de terres. Pour accéder à un terrain fertile située au-delà du village de leurs ennemis, les hommes de Havvas Agha vont profiter d'une croyance ézidie pour assiéger le village entier afin de s'approprier les terres qu'ils convoitent. Mais lorsque Mahmud est abattu en essayant de la rejoindre, Yezida s'enferme dans un cercle qu'elle dessine elle-même afin de s'y laisser mourir. Cette pièce de théâtre, qui a marqué l'histoire du théâtre turc contemporain, est de plus le tout premier livre publié de son auteur. Avec ce texte, Murathan Mungan pose la première pierre d'une oeuvre monumentale qui continue de s'écrire aujourd'hui et qui a fait de lui l'un des écrivains fondamentaux de la Turquie contemporaine. Mahmud et Yezida est le premier volet d'une "trilogie mésopotamienne" dont Kontr a publié le second, Taziye. Cérémonie funèbre, en 2018.
Née en 1974 au Kurdistan irakien, la poétesse Choman Hardi est aussi une enseignante-chercheuse travaillant sur la question des inégalités du point de vue de l'intersectionnalité. Elle a trouvé refuge au Royaume-Uni en 1993 où elle a étudié dans les universités d'Oxford, de Londres et du Kent. Son ouvrage post-doctoral, Gendered Experiences of Genocide : Anfal Survivors in Kurdistan-Iraq (Routledge, 2011), a été nommé "UK Core Title" par le Yankee Book Peddler. Depuis 2010, des poèmes de son premier recueil en anglais, Life for us (Bloodaxe, 2004) sont étudiés dans l'enseignement secondaire. Son second recueil, Considering the women (Bloodaxe, 2015), a été nominé par la Poetry Book Society et sélectionné pour le Forward Prize for Best Collection. Sa traduction de Butterfly Valley de Sherko Beka a reçu le prix PEN translation.