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Macadam Donna
Mulpas Anne
CORLEVOUR
16,10 €
Épuisé
EAN :9782372091404
Altération, confusion, désordre, colère, dépression... Les violences qui nous frappent jour après jour altèrent l'esprit, le coeur et le corps. Est-il possible de lutter contre nos passions tristes ? Résister à l'angoisse, au siège que tiennent en nous l'impuissance et l'amertume ? Du joyeux choc que provoqua sa rencontre avec l'oeuvre de la philosophe des sciences, Donna Haraway (et donc d'une multitude d'altérités vivaces et inspirantes découverte par la suite), la poète Anne Mulpas propose ici de patauger dans la tourbe du rêve, s'enfoncer dans le compost du poème. Epopée poétique, patchwork de désirs et/ou Grand Bordel de la création : pas de "réponse" , de "solution" , plutôt un mouvement, un chant - singulier et polyphonique. Dans le trouble, avec "amour&rage" , quelques voix tricotent leur "improbable" émancipation avec et dans les marges du Réel, rappelant que la moindre fissure convoque la lumière, qu'un simple bout de fil pelote l'imaginaire.
Résumé : 7+1 poèmes du creux de l'être. Du parler bête : méduse, punaise, chouette... Du devenir. 7+1 voix faisant l'éloge de " la raison en feu ". 7+1 déclarations d'amour à la folie qui triturent, bousculent, irritent la langue - ce vivier, ce territoire ? en un jeu, une fuite autant qu'une lutte. Puisque "créer, c'est résister ". Toujours.
L'ange en est sûr: les mots peuvent sauver. Pour empêcher la jeune L. de commettre le pire, il fait appel à une étrange régie, qui projette ses souvenirs sous forme d'"archives mentales". À elle de les commenter, de les revivre, et de composer un autre tableau à partir des morceaux épars de sa vie... Malgré les petits "couacs" en régie, l'ange persévère, fait revivre les moments joyeux ou pénibles, donne à entendre les paroles des proches. Lui au moins ne la lâchera pas.
Miller est sûr de lui, beau et incroyablement riche. Livy est fascinée par cet homme qui comble ses désirs comme personne ne l'a jamais fait. Aucun retour en arrière n'est possible : la jeune femme est bien déterminée à devenir la lumière qui illumine le monde très sombre de Miller. Quel qu'en soit le prix. Miller apprécie également que Livy fasse partie de sa vie, mais il doit la protéger : de ses péchés, de ses ennemis... de lui-même. Leur passion sensuelle s'intensifie chaque jour, jusqu'à ce que de nouvelles révélations sur le passé de Miller viennent ébranler les sentiments de Livy. Et peut-être faudra-t-il, pour la sauver, que Miller accepte de la perdre...
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
Boissoudy François-Xavier de ; Zanotti-Sorkine Mic
Reine de ruches, char de feu, toi femme qui touches et qui transmets, centre de gravité joyeuse, mère anti-possessive, tu défies la peur et la brûles sous le souffle de Dieu. L'aurait-on oublié ? La confiance et l'audace sont deux vertus qui s'enfantent au baptême où l'Esprit est donné sans mesure, et pourtant tous les chrétiens n'en sont pas pourvus, signe que tu dois être là, petite Marie, pour donner la main au grand courage endormi. Michel-Marie Zanotti-Sorkine
Mon idée directrice est simple : plus un poète est grand, plus sa vie propre ? quel qu'en soit le contenu ? s'impose à lui comme foyer d'une énigme universelle. En s'efforçant d'exprimer cette énigme, il l'approfondit, et son existence concrète avec elle de façon littéralement déchirante. Sujet privilégié de contradiction, le poète est ainsi le témoin d'une souffrance irréductible qu'il cultive jusque dans la maladie et la faute, comme l'instrument d'une connaissance cachée."