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Liberté, égalité, incertitudes
Müller Jan-Werner ; Dutheil de La Rochère Cécile
1ER PARALLELE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782850611018
Des régimes autoritaires de plus en plus nombreux ; dans les sociétés démocratiques, une insatisfaction grandissante à l'égard de la politique ; et, dans la plus vieille démocratie du monde, un président jadis star de la téléréalité qui encourage ses partisans à prendre le Capitole d'assaut. La démocratie est en crise, cela ne fait pas de doute. Or, il nous est d'autant plus difficile de la défendre que nous sommes incapables de la définir. Jan-Werner Müller nous invite ici à revenir à ses fondements : la liberté, l'égalité, mais aussi l'incertitude, à savoir la nécessité de préserver le caractère imprévisible de la vie politique en permettant l'émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles idées. Nous avons affaire à une double sécession, avance l'auteur dans ce livre illustré de nombreux exemples : sécession d'une partie des élites économiques et, en réponse, sécession de ceux pour qui les promesses démocratiques semblent démonétisées. Face à cette menace, il nous faut donner un nouveau souffle aux institutions intermédiaires - en particulier aux partis politiques et aux médias - et encourager la mobilisation citoyenne. Rien ne nous autorise à nous montrer optimistes quant à l'avenir de la démocratie. Rien, cependant, ne nous interdit d'espérer et d'agir.
Miller Frank ; Azzarello Brian ; Kubert Andy ; Jan
Résumé : Après avoir remporté une victoire décisive contre le tandem formé par Luthor et Brainiac, Batman disparaît et Gotham est à nouveau en proie au crime et à la désolation. Mais peu après, la rumeur circule le Chevalier Noir serait de retour. Pendant ce temps, Lara, la fille de Superman, appelle le scientifique Ray Palmer au secours de la ville-bouteille de Kandor. BATMAN - DARK KNIGHT III est la suite tant attendue de DARK KNIGHT RETURNS et de DARK KNIGHT STRIKES AGAIN, conçue par Frank MILLER (BATMAN ANNEE UN), assisté au scénario par Brian AZZARELLO (100 BULLETS), et dessinée par Andy KUBERT (FLASHPOINT) et Klaus JANSON (Daredevil). Aux chapitres de la série sont ajoutés des épisodes complémentaires explorant cet Univers si singulier et dessiné par MILLER lui-même, ainsi que John ROMITA Jr (Amazing Spider-Man) et Eduardo RISSO (DARK NIGHT - UNE HISTOIRE VRAIE).
Résumé : Qu'ont en commun Marine Le Pen, Donald Trump, Viktor Orban, Beppe Grillo, tous régulièrement qualifiés de populistes ? Cette accusation est aujourd'hui utilisée à tort et à travers, contre les habitués de la démagogie et de la violence verbale mais aussi contre des figures jugées plus fréquentables lorsqu'elles s'expriment comme " monsieur tout le monde ". Parfois simplement pour disqualifier un adversaire. La critique des élites suffit-elle à définir le populisme ? Jan-Werner Müller, grand lecteur de Claude Lefort, nous propose la première véritable théorie du populisme. C'est qu'il y a urgence. Parce qu'il s'approprie le " peuple ", qu'il récuse la possibilité d'une opposition légitime, mais aussi la diversité des sociétés contemporaines, le populisme menace la toujours fragile démocratie, qui semble aujourd'hui, plus que jamais, à la peine. Notre incapacité à endiguer ce phénomène impose d'élaborer de nouvelles stratégies démocratiques contre le populisme, contre son refus du pluralisme. Ce livre y contribue avec force et originalité.
Un livre devenu incontournable sur le phénomène populiste Depuis au moins une décennie, le mot " populisme " domine les analyses politiques et le commentaire journalistique. Et, avec lui, l'image d'une " vague populiste " qui serait inarrêtable. Chaque résultat électoral ou presque est désormais envisagé à l'aune de la question suivante : la vague populiste a-t-elle reflué ou au contraire gagné du terrain ? Il est certain que le populisme est un phénomène important de notre époque. Mais le recours toujours plus massif à ce terme et, plus encore, à cette métaphore de la vague menace de faire obstacle à sa juste compréhension politique. La critique des élites suffit-elle à définir le populisme ? Doit-on exclure les populistes du débat démocratique ou, au contraire, leur répondre pied à pied ? Jan-Werner Müller propose dans ce livre qui a fait date une véritable théorie du populisme et nous donne les clés pour y répondre concrètement. C'est qu'il y a urgence. Parce qu'il s'approprie " le peuple ", qu'il récuse la possibilité d'une opposition légitime, mais aussi la diversité des sociétés contemporaines, le populisme menace une démocratie toujours fragile et qui semble aujourd'hui, plus que jamais, à la peine. Edition augmentée d'une préface inédite
Résumé : Comment se déploie aujourd'hui la surveillance ? Que sait-on de nous ? Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental. Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.
Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.
Incendies en Californie, au Canada, en Catalogne... Les feux de forêts prennent depuis quelques années une ampleur telle que nous parlons désormais de "mégafeux". D'une étendue et d'une puissance sans précédent, nul ne parvient à les anticiper et à les contrôler ; sautant pardessus les obstacles, ils s'attaquent désormais aux zones d'habitation. A l'heure de la crise écologique, nous dit Joëlle Zask, ils révèlent l'ambiguïté fondamentale du rapport que nous entretenons avec la nature. Une nature idéalisée mais que l'on s'évertue à vouloir dominer. D'un côté, on gère les forêts de manière industrielle, quitte à renforcer le risque et la gravité d'incendies auxquels on répondra par une "guerre du feu" tout aussi industrielle et, le plus souvent, vaine. De l'autre côté, fantasmant un retour aux sources, on construit dans les bois des cabanes sans clairière qui flamberont à la première étincelle. En cela, les mégafeux sont le symptôme d'une société malade. Un symptôme dont la gravité peut nous aider à repenser nos interactions avec une "nature" qui n'est jamais que le résultat des soins attentifs que les êtres humains prodiguent, depuis des millénaires, à leur environnement. C'est cette attention qu'il est urgent de retrouver.
Et si les animaux sauvages s'installaient dans nos villes ? Une enquête philosophique sur la ville de demain. Des renards dans les jardins de Londres, des sangliers dans les rues de Marseille, des léopards dans les artères étroites de Bombay, des coyotes dans les parkings de New York, des kangourous dans les rues de Canberra : repoussés une campagne chaque jour plus hostile - polluée, rognée par l'urbanisation ou déréglée par le changement climatique - les animaux sauvages s'installent dans les villes. Ils s'y adaptent. A New York, les rats mangent des bagels et de la bière ; à Paris, ils optent pour du beurre et des croissants. Ce phénomène s'accentue. Et si, demain, nous devions les côtoyer au quotidien ? La ville telle que nous la connaissons a été historiquement pensée contre les animaux sauvages et, plus généralement, contre la nature. Accueillir ces animaux parmi nous paraît impensable. Les rejeter, impossible. Les exterminer, cruel et dangereux pour les équilibres écologiques. Ce livre propose une expérience de pensée. A quoi ressemblerait une ville dans laquelle les distances et les espaces rendraient possible la coexistence avec les bêtes sauvages ? Une ville qui ne serait plus pensée contre les animaux, ni d'ailleurs pour eux, mais avec eux ? Comment, en somme, à l'heure des grands bouleversements écologiques, construire une nouvelle arche de Noé ?