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Tristesse et métaphysique terrestre. Existence, raison et transcendance
Müller Denis
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204149921
Comment penser la métaphysique en protestant ? Le parent pauvre de la Réforme et de la modernité méritait qu'on s'y attarde. Pour la première fois, et de manière originale et profonde, Denis Müller, expert reconnu de l'éthique, vient lui donner ses lettres de noblesse. Cette pensée exhumée par le biographe intellectuel de Calvin et de Barth se découvre alors terrestre, proche de la création et de la vie pratique ; elle anime d'un feu nouveau les notions d'existence, de raison et de transcendance. Ce sont elles qui, dans cette nouvelle approche, s'en trouvent explorées, questionnées et revisitées. Avec pour paradoxale pierre angulaire, la tristesse. Quel trésor cache en effet la mélancolie ? Convoquant tour à tour les figures de Vincent Van Gogh, d'Arthur Rimbaud, de James Joyce, puisant dans les productions artistiques le ressort de cette métaphysique subversive, cet ouvrage est une invitation à l'introspection pour penser l'expérience universelle de l'existence. Et s'ouvrir à son secret. Un immense traité de vie.
A bien des égards, comme le philosophe Emmanuel Kant l'avait déjà signalé, la manière dont nous traitons les animaux nous renvoie en miroir notre propre attitude envers nos compagnons humains. La maladie de la vache folle n'est-elle pas le résultat d'une rationalité industrielle déraisonnable et, par là même, le révélateur des dérives de la rationalité instrumentale et des menaces qui pèsent sur l'éthique ? Les perspectives ouvertes par le génie génétique et par les xénotransplantations n'annoncent-elles pas une fuite en avant dans les illusions d'une technoscience sans conscience et sans précaution ? Comment trouver un équilibre entre les intérêts des patients, les finalités de la médecine, le respect de l'animal et les réalités de l'économie ou de la politique ? Pour promouvoir une éthique à la hauteur de ces questions, faut-il abandonner tout anthropocentrisme, adopter une philosophie centrée sur la vie et le vivant (biocentrisme) prenant uniquement en compte le critère de la souffrance humaine et animale (pathocentrisme) ? Fruit d'un colloque interdisciplinaire tenu à Lausanne en mai 1999, cet ouvrage donne la parole à des chercheurs d'horizons très variés : des spécialistes de la zoologie, de l'étude du comportement animal, de la douleur animale et humaine et de l'anthropologie culturelle, des juristes, des médecins, des philosophes et des théologiens.
L'éthique politique de jean Calvin (1509-1564) est à la fois une éthique religieuse, inspirée par le puissant mouvement réformateur de Luther, et une éthique de la Loi morale, soucieuse d'instruire un nouveau rapport au droit et à la cité. La manière même dont Calvin énonce le rôle ambigu de l'Église, lieu de libération mais aussi instrument de contrôle social, est révélateur de sa visée critique et constructive, comme de ses propres limites. Loin d'offrir une nouvelle hagiographie de la pensée calvinienne ou de se satisfaire d'une caricature facile des travers bien connus du calvinisme historique, cet essai tente de s'interroger à nouveaux frais sut les héritages d'une théologie à la fois féconde et datée, libre et entravée, émancipatrice et autoritaire. - (Denis Müller est professeur d'éthique à la Faculté de théologie de Lausanne.)
La morale est de nouveau à la mode. Elle redevient objet d'étude dans la société. C'est que le paysage culturel est en forte mutation. L'éthique apparaît aujourd'hui comme une discipline profane et foncièrement laïque. Elle convainc en premier lieu par la solidité et le caractère rationnel de ses arguments, non par sa référence à des valeurs transcendantes ou à des convictions de type religieux. Pour le christianisme, et partant le protestantisme, cela présuppose une nouvelle manière de poser la morale en référence à ses fondements.
Etudiée par les sociologues et les historiens, l'éthique protestante est tout à la fois un héritage culturel, un idéal fantasmatique, un lieu œcuménique et un enjeu théologique. Elle est soumise ici à l'interrogation généalogique et critique de ses sources plurielles. Il en ressort plusieurs problématiques singulièrement actuelles : la confrontation aux nouvelles exigences de l'espace public, l'idée d'une interdisciplinarité dynamique, la relecture des thèmes de l'autonomie et de la modernité, le défi d'une postmodernité multiforme, l'articulation ordonnée de la tradition, de l'herméneutique et de l'Écriture, la tension constitutive des modèles théologiques et éthiques et le dialogue avec les philosophies morales. Le destin de l'éthique protestante ne la livre pas en pâture à la crise sans fin de la modernité ou au tourbillon de la postmodernité, mais appelle une reconstruction plausible et novatrice, à même de relancer sa pertinence publique et de surmonter ses tendances au repli.
Résumé : De la pédophilie à l'inceste, du harcèlement moral ou sexuel en entreprise, en famille ou en groupe jusqu'aux relations mortifères que provoquent les "pervers narcissiques" : partout la perversion est un danger réel susceptible de culpabiliser, d'humilier, et même de détruire la personne. Certes, la psychologie apporte des outils de défense, mais la spiritualité peut, elle aussi, nous aider à "sortir par le haut" de situations inextricables. C'est ce que montre Lytta Basset en se fondant sur une exégèse originale de récits évangéliques pour répondre à dix facettes de la perversion (manipulation, harcèlement, humiliation...). Jésus, qui "ne juge personne" , a des paroles et des attitudes propres à déjouer les pièges, à désamorcer la violence, qui sont autant de sources d'inspiration quelles que soient nos croyances. Et qui nous révèlent à l'inverse que nous sommes tous, un jour ou l'autre, tentés d'asseoir notre pouvoir sur l'autre de façon perverse. Lytta Basset, philosophe et théologienne, a publié de nombreux essais chez Albin Michel, dont les derniers (Aimer sans dévorer, Oser la bienveillance...) explorent un genre littéraire nouveau, au croisement de la psychologie, de la spiritualité et de l'éthique.
Une réflexion, une méditation sur un des grands livres de la Bible - l'Ecclésiaste, appelé aussi Qohélet. Les premiers mots sont célèbres : "Vanité des vanités, tout est vanité". Elle a fait de l'auteur le modèle du sceptique ou du sage désenchanté, qui à la limite ne croit plus en rien et est proche du nihilisme. Jacques Ellul prend vigoureusement position pour un "croyant sage", ou pour la sagesse d'un homme de foi. De fait, le livre n'est pas d'un seul tenant, mais rempli d'affirmations contradictoires. Il dit et répète que la sagesse est du vent, mais ailleurs il met au-dessus de tout la sagesse. Il est souvent sceptique, mais il lui arrive d'être croyant. Où est le vrai ? Pour Ellul les deux sont vrais, et l'ensemble de sa méditation tourne autour de cette contradiction, qui lui est finalement prétexte pour élaborer un vrai petit traité de sagesse biblique. Qu'est-ce que le sage et le philosophe biblique dit de la vanité de la vie, du temps qui passe et qui lasse, de la "buée" inconsistante qui s'évanouit et renaît constamment, de la vie qui semble en permanence vouée à la mort ? Telle est la question, que l'auteur, philosophe et théologien, traite avec ses connaissances mais aussi avec passion, n'hésitant pas à contredire les nombreux commentateurs qui l'ont précédé.
Comment résister à la souffrance qui absorbe l'existence tout entière dans la plainte ? Où trouver le courage de vivre aux côtés de la menace qui plane sur toute vie humaine, marquée par la précarité ?Dans ce texte bouleversant, Marion Muller-Colard mêle à une méditation sur le livre de Job le récit personnel d'une traversée. Jeune femme pasteur, elle avait relu le livre de Job à une personne âgée épuisée par la succession des journées de douleur ; jeune mère, après la maladie dont réchappe un de ses enfants, c'est à nouveau la figure de Job qu'elle retrouve pour affronter la plainte. Elle puise avec lui le courage d'échapper peu à peu à la menace et renoue avec une autre foi, audacieuse et sans contrat. Avec cet Autre Dieu, l'auteur invite à prendre le risque de vivre.Notes Biographiques : Marion Muller-Colard, théologienne protestante, a été aumônier d'hôpital avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Elle a notamment publié des ouvrages pour la jeunesse ainsi que Le Complexe d'élie (Labor et Fides) en 2016, et tient régulièrement des chroniques dans Panorama et Réforme.