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La minuscule maman
Muller Bénédicte
MAGNANI
20,00 €
Épuisé
EAN :9791092058406
La Minuscule Maman" est un récit sur l'inversion des rôles parent-enfant dans un imaginaire faisant référence à un grand récit de la littérature enfantine : "Les Voyages de Gulliver" de Swift. Gulliver est ici une enfant au seuil de son adolescence, en huit-clos à domicile avec sa mère en proie à l'effondrement, plus capable de prendre en charge ou de se prendre en charge. Le récit traditionnel d'êtres minuscules et géants trouvent ici toute sa dimension psychologique, symbolique et sensible : traduire un état de désaide, de vulnérabilité, avoir besoin d'un plus grand pour être protégé des dangers inhérents à son état d'individu tout petit. Sauf qu'ici, le tout petit n'est pas celui qui devrait l'être. Poésie, psychologie, amour filiale, empathie, interdépendance mère-fille, "La Minuscule Maman" de Bénédicte Muller est un trésor d'évocation sensible et philosophique. Un trésor d'allégorique à lire et à partager. Un livre que les éditions Magnani sont impatientes de faire découvrir au public, adulte ou jeune. Grand ou minuscule.
Martha habite une grande maison où les têtes se détachent des corps et s'y replacent sans peine. Elle y vit avec sept autres enfants et des adultes immenses, dont l'attention vient rarement se mettre à hauteur d'enfant. Il n'y a que celle qu'on surnomme "la grosse tête" qui semble disponible pour jouer. Les enfants l'adorent, la grosse tête les fascine, même s'il lui arrive d'être effrayante et d'avoir des comportements étranges. Une nuit, le comportement de la grosse tête dépasse l'entendement : elle écrabouille Martha et la laisse dans une grande confusion. Coûte que coûte, Martha prend sur elle et se retrouve prisonnière d'une histoire qui loin de s'estomper avec le temps, va la couper d'elle et des autres et l'empêcher de grandir. Mais comment ne pas perdre la tête quand encore enfant, on se retrouve dépossédé de son corps ? Dans un univers narratif et graphique où l'onirisme se mêle au quotidien et où le dedans semble avoir absorbé le dehors, "La tête sur mes épaules" met en scène le rapport d'un groupe d'enfants laissés entre eux, à un monde d'adulte qui leur échappe et dont ils cherchent la reconnaissance. Se précisent peu à peu les figures de l'adulte-prédateur et de l'enfant-proie. D'une extrême finesse dans sa réalisation comme dans son écriture, "La tête sur mes épaules" décrypte, avec subtilité et intelligence, les mécanismes de l'emprise comme la difficulté à sortir du silence. Bénédicte Muller est une dessinatrice et illustratrice issue de la HEAR ; on lui doit déjà "La Minuscule Maman" qu'elle a fait paraître en 2019 aux éditions Magnani. "La tête sur mes épaules" est sa première bande dessinée."
Fabre-Muller Bénédicte ; Leboulleux Pierre ; Roths
Ethnologue, premier japonologue en France, sinologue, mayaniste, spécialiste des religions orientales et épistémologue, Rosny est un découvreur, un véritable pionnier de ces sciences dans la seconde moitié du XIXe siècle. C'est également un travailleur infatigable, boulimique de connaissances et un "entreprenant" impénitent. Hors cursus classique, il se construit une remarquable éducation éclectique. Dès l'enfance, il manifeste une extraordinaire capacité d'assimilation, démontrée plus tard par sa maîtrise de plus d'une quinzaine de langues et de leurs civilisations. Chercheur et philologue, il sera aussi professeur, traducteur, interprète, journaliste, photographe, dessinateur, éditeur, imprimeur et... relieur. Admiré même s'il est controversé, reconnu au coeur d'un réseau international de savants, Rosny a toujours eu la passion de transmettre ses idées, ses savoirs et ceux de ses contemporains. Cent ans après sa mort, ce sont cet itinéraire rare et cette oeuvre surprenante qu'il nous est donné de découvrir, mettre en perspective et approfondir.
Un garçon s?éprend d?une femme peinte sur un grand tableau. Quand soudain celle-ci en sort pour le rejoindre dans une réalité qui n?est pas faite pour elle. Le jeune homme va devoir user de son imagination pour surmonter les obstacles qui se mettent entre elle et lui, d?abord dans la réalité, puis dans l?idéal de la peinture où ils pénétreront à la fin du récit. Parviendront-ils à cohabiter et à être heureux ensemble ?
Un homme marié ne peut s'empêcher de regarder les femmes et de leur plaire, de se sentir désiré par elles. Il charme les femmes mais arrête tout systématiquement avec elles au moment où leur amour pourrait s'accomplir. Il fige les sentiments à l'instant même où l'attirance est la plus grande. Cet homme se protège ainsi contre les souffrances et les déceptions qui pourraient anéantir la beauté et le réconfort qu'il trouve dans ces relations platoniques. Cet homme conserve précieusement toutes ses relations inaccomplies ? ses amours suspendues ? dans une chambre secrète ; ses amours suspendues prennent la forme de femmes congelées, statufiées. Souvent, il prend plaisir à s'enfermer avec les souvenirs de ces femmes qu'il a aimées. Il se souvient avec émotion de chacune d'elles : la femme rouge et fatale, la femme violette et maternelle, la femme jaune et souffrante. Jusqu'au jour où cet homme marié est quitté par celle avec qui il partage sa vie. Il ne l'a pas vu venir et se retrouve dans une très grande tristesse. Il se réfugie dans sa chambre secrète et décide de décongeler toutes ces amours suspendues, de redonner vie à toutes ces femmes dans une tentative désespérée pour retrouver le bonheur perdu...
« Si j'avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j'aurais choisi les pierres. Mais, attention pasles galets lisses et doux. Non, plutôt les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d'aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on auraitaimé s'agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s'abriter sans se sentir menacé ». Marion Fayolle réalise un chef d'?uvre éblouissant sur la recherche d'un amour manqué, celui d'un père à l'agonie. Un homme dur et insaisissable dont on souhaite réanimer la vie et l'amour. "La Tendresse des Pierres" sublime par delà toutes les richesses des rapports texte et image les possibilités artistiques et littéraires d'une bande dessinée moderne que l'auteur enrichit par l'influence du surréalisme et du nouveau roman.