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SurVivantes. Edition revue et augmentée
Mujawayo Esther ; Belhaddad Souâd ; Collin David
METISPRESSES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782940406548
Génocide : comment cela peut-il arriver ? Et si on en réchappe, comment peut-on y survivre ? A travers le destin d'Esther, Rwandaise, Tutsi, c'est le destin collectif de tout le Rwanda qui nous est dévoilé. Esther, fille de pasteur, sociologue, mariée, mère de trois filles, échappe à la tuerie avec ses enfants alors que sa famille et celle de son mari - lui compris - sont décimées. Pour ces femmes et ces enfants qui ont survécu comme elle, Esther a repris ses études. Aujourd'hui, elle poursuit inlassablement sa mission de thérapeute spécialisée dans les traumatismes psychiques d'après-génocide. Extraordinairement forte, belle, lumineuse, vivante, Esther raconte son parcours -depuis sa naissance dans un village tutsi jusqu'à sa vie actuelle, en Allemagne. Si nous serrons les poings d'incompréhension devant les horreurs que l'homme peut imposer à l'homme, jamais Esther ne nous laissera tomber dans le pathos.
Le Rwanda vient d'entamer une politique de réconciliation nationale, plus de dix ans après le génocide, afin que tueurs et victimes puissent revivre ensemble. De nombreux procès, dans des tribunaux traditionnels appelés gacaca, confrontent, devant tout le village, tueurs et victimes. En échange d'aveux, des remises de peine sont proposées aux coupables, qui doivent ensuite participer à des travaux d'intérêt général pour clore leur condamnation. Depuis août dernier, près de 40 000 génocidaires ont ainsi été libérés, ou sont en liberté conditionnelle en attendant le jugement. Cette démarche a trois buts : obtenir la vérité, juger et punir, et, enfin, réconcilier. Pour sensibiliser les tueurs, des camps de solidarité ont été créés, animés par des acteurs de la société civile - membres d'associations, enseignants, psychologues -, dont une grande partie sont des rescapés du génocide. Une expérience absolument unique. Dans ce Rwanda en rédemption, Esther Mujawayo, dont la quasi-totalité a été exterminée en 1994, cherche toujours le corps de sa soeur Stéphanie. De cette soeur aimée, il ne reste aujourd'hui qu'une fleur, qu'elle avait plantée avant le génocide, près de la maison familiale. Grâce à un gacaca, Esther a pu être confrontée aux assassins de sa soeur. Vont-ils enfin avouer ? Esther pourra-t-elle offrir une tombe à sa soeur ? A travers le témoignage d'Esther, à la première personne, ouvrage vivant, La Fleur de Stéphanie raconte comment tout un pays tente de reconstruire.
On croyait avoir tout lu sur le génocide rwandais ; on avait oublié l'essentiel : écouter les rescapés." Bernard Ahua, Le Monde diplomatique. "L'ouvrage exprime à la fois la combativité de la vivante et le désespoir de la survivante. Il parle de la destruction qui vient après le génocide — la destruction psychique, l'horizon de la déshérence, la folie de survivre. Esther Mujawayo ne fait pas de "littérature", mais elle réunit un témoignage et une méditation, comme l'a fait Primo Levi." Catherine Coquio, Le Monde. "Un récit que l'on écoute d'un trait, parce qu'on ne peut plus quitter Esther, la narratrice. Est-ce dû à son ton ? Au tutoiement qu'elle utilise ? Aux confidences qu'elle livre ? A sa totale sincérité, qui se fiche du politiquement correct et la montre tour à tour désespérée, combative, révoltée, tourmentée, accusatrice, drôle, pleine de failles." Anouk Saint-Péran, Côté femme.
Cet ouvrage se propose de redéfinir le rôle joué par le projet - projet de villes et de territoires - dans la construction sociale de l'espoir. Les disciplines de la transformation de l'espace ont toujours contribué à l'élaboration de visions du monde et de systèmes de valeurs partagés. Leur participation à la construction de l'espoir est pourtant remise en question aujourd'hui, principalement en raison de leur difficulté à s'inscrire dans une narration collective convaincante à propos du futur. Les contributions rassemblées dans le présent ouvrage visent à identifier les conditions théoriques et pratiques nécessaires à la constitution d'un urbanisme de l'espoir : saisir tes configurations socio-économiques du territoire en dehors des théories dominantes ; appréhender le territoire comme palimpseste, en considérant sa profondeur historique et ses potentialités évolutives ; privilégier l'approche descriptive et qualitative pour aborder, sous l'angle des enjeux climatiques et énergétiques, des problématiques aussi cruciales que la régénération des sols, les structures paysagères, le bâti ou les formes de la production industrielle et agricole. Une posture paradoxale doit être assumée : réanimer le lien indissoluble que la modernité a établi entre projet et espoir, tout en en renversant les fondements.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.