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L'humanité censuré 1954-1962. Un quotidien dans la guerre d'Algérie
Moussaoui Rosa ; Ruscio Alain ; Le Hyaric Patrick
CHERCHE MIDI
18,00 €
Épuisé
EAN :9782749128238
L?engagement de L?Humanité contre la guerre colonialiste en Algérie lui valut un déferlement de procès, de censures, de saisies de la part des gouvernements qui se sont succédé pendant huit ans, quelle que fût leur couleur, de droite ou socialiste. Rédacteur en chef de L?Humanité après mai 1958, René Andrieu évoquait, dans son livre La guerre d?Algérie n?a pas eu lieu paru trente ans plus tard (1992), le véritable parcours du combattant auquel dut se livrer le journal dans sa lutte pour la vérité: saisi à 27 reprises, il sera l?objet de 150 poursuites, dont 49 pour « provocation de militaires à la désobéissance », 24 pour « diffamation envers l?armée », 14 pour « atteinte à la sécurité de l?État »? Il suffisait pour être coupable de dénoncer la systématisation de la torture, voire simplement de se prononcer pour la négociation. La première saisie de L?Humanité remonte au 24 août 1955, frappant un reportage de son envoyé spécial Robert Lambotte dans la région de Constantine (« En Algérie, les hameaux rasés par l?artillerie étaient encore habités »), accompagné d?une photographie du massacre de Philippeville. Le journaliste, ancien déporté de Buchenwald, est par ailleurs déclaré persona non grata et expulsé d?Algérie. Ceux qui n?ont pas connu cette époque auront du mal à imaginer la frénésie ayant alors saisi les autorités politiques et militaires en place. La cascade de saisies qui s?abattit sur L?Humanité s?accompagna régulièrement d?amendes au montant volontiers faramineux, la volonté d?interdire définitivement en frappant au portefeuille n?étant jamais absente dans la tête des censeurs. Ainsi, du numéro en date du 7 mars 1961 sorti une nouvelle fois avec une page blanche, marquée en son centre de ce seul mot: « censuré ». À l?origine de la saisie, un article de Madeleine Riffaud sur les tortures pratiquées à Paris même, en particulier dans les locaux du commissariat de la Goutte-d?Or dans le XVIIIe arrondissement. Les questions alors posées restèrent sans réponse, mais déclenchèrent la théâtrale fureur du préfet de police Maurice Papon qui porta plainte en diffamation afin de demander des dommages et intérêts! Les procès et amendes en découlant se succèdent à une cadence encore supérieure à celle des saisies. Cette boulimie d?interdictions s?avère parfois maladroite, pouvant provoquer des effets contraires à ceux visés. Ainsi, lorsque L?Humanité est saisie pour la huitième fois, le 30 juillet 1957, pour la publication d?une lettre de l?ancien directeur d?Alger républicain, Henri Alleg, emprisonné et torturé dans l?immeuble d?El Biar, la censure contribua-t-elle à amplifier l?émotion dans l?opinion et à relayer (bien involontairement!) les démarches entreprises par son épouse Gilberte et son avocat Me Matarasso?
Résumé : Un cahier d'entraînement individuel pour consolider toutes les compétences travaillées dans le manuel. Lecture - Ecriture. Pour chaque chapitre du manuel : deux pages d'activités de lecture-compréhension, à partir de nouveaux textes deux pages d'activités d'écriture guidées, avec des aides lexicales, en lien avec les objectifs du chapitre. Langue (révision des sons, grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire). Pour chaque notion du manuel : une fiche d'exercices gradués en difficulté, favorisant la différenciation des activités systématiques de réinvestissement à l'écrit
Le 14 septembre 2001, la vie d'Abd Samad Moussaoui bascule. Il apprend que son frère cadet, Zacarias, arrêté aux Etats-Unis en août 2001, est soupçonné par les autorités américaines d'être impliqué dans les attentats du 11 septembre. Un an plus tard, alors que s'ouvre le procès de Zacarias Moussaoui devant un tribunal de Virginie, il lui a semblé crucial d'apporter son témoignage, Abd Samad Moussaoui explique dans ce livre comment son frère a grandi puis vécu à Mulhouse, Narbonne et Perpignan. Il tente de comprendre ce qui peut l'avoir ensuite poussé de Londres aux écoles de pilotage du Minnesota. Les stigmates d'une jeunesse difficile, une soif de reconnaissance inassouvie, un sentiment de révolte face à des comportements d'exclusion trop courants et l'expérience du déracinement à Londres sont les éléments les plus saillants d'une dérive qui s'est terminée avec l'arrestation et l'inculpation de Zacarias Moussaoui. Plus globalement, il importait aussi à Abd Samad Moussaoui d'exposer comment, selon lui, les idéologues de l'extrémisme sectaire wahhabite et qotbiste - en rupture totale avec le monde musulman tentent d'imposer leur falsification de l'islam. Et leurs tentatives pour s'emparer d'une jeunesse, à l'image de celle son frère.
Garabuau-Moussaoui Isabelle ; Palomares Elise ; De
Produits "bio", fast food, commerces ethniques, grandes surfaces, produits exotiques, plats surgelés, alimentation des jeunes, des migrants ou familiale, à la maison, dans les transports, sont autant de facettes des vivres quotidiens. A partir d'enquêtes de terrain menées dans des sociétés urbaines à travers le monde, cet ouvrage présente une anthropologie comparée des alimentations contemporaines dans leur contexte local et global. Les auteurs montrent que faire les courses, cuisiner, manger ne relève pas uniquement de pratiques individuelles mais aussi d'une activité sociale avec des échanges, des rapports de pouvoir, des constructions identitaires et des jeux autour des normes du bien ou du mal manger. Cette anthropologie par l'alimentation aborde de manière originale les rapports intergénérationnels et de genre, les migrations internationales et la mondialisation. Comprendre la richesse des alimentations actuelles, c'est appréhender autrement le monde contemporain, ses évolutions, ses paradoxes, au-delà des seules incantations contre "la mal bouffe".
A u tournant du XXIe siècle, la notion de féminisme islamique, forgée à partir de la situation iranienne du début des années 1990, est en pleine transformation. Si le débat politique et polémique mondialisé, trop souvent ignoré. que le mouvement intellectuel du féminisme islamique a suscité se fait toujours entendre, ce numéro porte le regard sur les mutations à l'oeuvre. Des changements qui invitent à se poser une question renouvelée du féminisme islamique, ou plutôt aujourd'hui, des féminismes islamiques. Vingt ans après, il convient en effet de se demander si le féminisme islamique, né comme un discours intellectuel et militant et diffusé d'abord au sein du monde musulman non arabe, s'est au fil du temps incarné ou inventé dans des pratiques et des mouvements sociaux. Les textes réunis ici abordent les enjeux de ces transformations à partir d'une diversité de contextes nationaux et régionaux: du Proche-Orient (Liban. Palestine, Jordanie), à l'Iran en passant par le Koweit, l'Indonésie, puis le Maghreb (Maroc, Tunisie) et la France. Ils envisagent tout particulièrement le rôle d'un islam politique, lui aussi en plein aggiornamento, dans cette nouvelle cartographie des féminismes islamiques. L'approche sociologique amorcée dans ces pages contribue à redessiner, voire à dépasser parfois la notion même de féminisme islamique. Elle montre un pragmatisme militant féminin hybride, différemment politique, inscrit dans un paradigme post-idéologique. Elle décrit la subversion des assignations au séculier, puis au religieux des décennies précédentes et envisage autrement la troisième vague féministe dans les mondes arabe et musulman.
Le 12 mars 2003, Antonio Ferrara signe la plus extraordinaire des évasions. Un commando vient l'extraire au bazooka et à la kalachnikov de la maison d'arrêt de Fresnes. Le petit délinquant de cité s'est mué en truand médiatique. Un nouveau Mesrine. Depuis la parution de la première édition de ce livre, de nouveaux documents, des témoignages inédits, sont venus enrichir la saga du gangster. Antonio Ferrara, le roi de la belle apporte des révélations sur les meurtres de "Francis le Belge", la fin du gang corse de la "Brise de mer" et sur ceux qui ont voulu abattre son ancien conseil, Karim Achoui, l'avocat du milieu.
Bien vieillir est-il donné à tous ? Peut-on rester durablement en bonne santé ? Et si oui, comment bien gérer son " Capital santé " ? Christophe de Jaeger nous livre ici une vision différente, globale et résolument moderne de notre santé. Comment connaître de manière approfondie son corps, ses faiblesses, ses forces ? Grâce à des techniques performantes qui mesurent l'âge physiologique, seul vrai reflet de notre Capital santé. L'âge physiologique, parfois très différent de l'âge chronologique, permet d'évaluer nos systèmes cardiaque, vasculaire, cérébral, osseux, métabolique, neurologique, cutané, hormonal... A partir de ces indications objectives, il est possible d'agir conjointement sur les facteurs de maintien et d'amélioration de sa propre santé, et parfois de façon très simple. Bien vieillir sans médicaments vous offre ainsi les clés de la longévité en bonne santé.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.
Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au coeur de cette mégalopole, qui a renoncé à l'idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d'enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu'eux sur l'âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. A leur contact, la thérapie peut basculer dans l'enquête, et l'Amérique révéler ses failles les plus noires.
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.
Omniprésentes et soupçonnées de bien des maux contemporains, les images répondent à certains de nos besoins essentiels : elles nous émeuvent et nous apaisent, elles nous instruisent et stimulent notre mémoire, nos sens, nos émotions et nos désirs. Mais qu'est-ce qu'une image ? Face à elles, quels mécanismes opèrent en nous ? Comment expliquer le goût et le plaisir commun que nous avons à les contempler ? Dans une approche originale, à la fois historique, artistique et neuroscientifique, Maxime Coulombe explore le puissant pouvoir mémoriel et affectif des images, la manière dont elles réveillent nos souvenirs et nourrissent nos fantasmes, la force avec laquelle elles nous ébranlent et leur capacité à lever le voile sur notre vie intérieure.
4e de couverture : «Je traque un homme depuis plusieurs mois. Sans relâche. Comme un chasseur affamé. Cet homme s'appelle Robert Cailliau. Il fuit les journalistes, il refuse les conférences, il se méfie comme de la peste de la moindre photo de lui qui pourrait se retrouver sur Facebook. Il veut juste disparaître des radars. À cette fin, il s'est retranché chez lui, dans les vastes forêts du Jura, à quelques kilomètres de Genève, là où tout a commencé il y a trente ans.» Seul homme à avoir cru dans la proposition d'un jeune Anglais. Tim Berners-Lee, consistant à créer un système d'informations partagé, le World Wide Web, Robert passe aussi, parfois, pour le co-inventeur d'une des plus grandes révolutions dans l'histoire de l'humanité. En remontant aux origines du Web, avant le règne de Google, Facebook, Instagram et Amazon, avant les désillusions et les empoignades, avant la ruée vers l'or, avant que l'Amérique s'en mêle, Quentin Jardon nous raconte la dernière utopie du XXE siècle.
Le scandale Facebook/Cambridge Analytica a révélé le vrai visage des réseaux sociaux. Derrière la façade charmante de milliers d'amis et de petits pouces bleus se cachent en réalité des fléaux que l'on a malheureusement laissé s'installer : la haine, l'exploitation des données personnelles, les fausses nouvelles, la cybercriminalité et l'addiction. Faut-il pour autant quitter Facebook, YouTube, Twitter, Instagram ou Snapchat ? Pas si simple... Car ces plateformes sont devenues indispensables à la vie économique et démocratique. Et si la solution était de mieux les connaître pour mieux les pratiquer ? Comment adopter une bonne "hygiène numérique" ? Faut-il un "permis de conduire" pour les réseaux sociaux ? Le nouveau règlement européen RGPD est-il la solution à tous les maux ? Cet ouvrage décrypte les dangers existants et propose une réflexion sur ces outils qui révolutionnent les relations humaines. Préface de Jean-Gabriel Ganascia, informaticien et philosophe, professeur à la faculté des sciences de Sorbonne Université, président du Comité d'éthique du CNRS.