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L'assassinat d'Henri IV
Mousnier Roland ; Jouanna Arlette
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070123155
On ne saura jamais si le coup de couteau de Ravaillac fut le geste d'un esprit déséquilibré ou I'oeuvre d'une machination occulte dont il n'aura été que le bras armé. Roland Mousnier ne se contente pas de restituer le portrait moral de cet étrange meurtrier, sa foi ardente, sa piété, sa fragilité, ses hallucinations morbides. Pour éclairer le sens et la portée de cet événement inouï, il interroge aussi les passions politiques et religieuses qui travaillaient à l'époque tous les "Ravaillac de coeur" dont le moine régicide se serait fait sans le savoir l'instrument involontaire.Balayant l'image du "bon roi Henri" aimé de ses sujets, ce livre décrit les tensions, les frustrations, les ressentiments suscités par la personne et la politique du monarque: sa légitimité contestée, l'incertitude sur la sincérité de sa conversion, les doutes sur sa volonté d'éradiquer la "souillure" hérétique; ou encore la pression fiscale qui lésait beaucoup de monde, empiètement royal sur les prérogatives de la noblesse, l'exercice de plus en plus absolu du pouvoir... Autant de traits qui faisaient passer le roi pour un tyran et rendaient légitime, aux yeux de certains, l'impératif de le mettre à mort. Ces pulsions régicides conduisent l'auteur à proposer une analyse lumineuse, et jamais dépassés. des théories du tyrannicide depuis l'Antiquité.La mort du roi n'a pas ressuscité la monarchie dont Ravaillac avait rêvé; elle contribua au contraire, écrit Arlette Jouanna dans sa préface, à émanciper l'Etat de l'emprise des passions religieuses, à renforcer le pouvoir absolu et à sacraliser comme jamais auparavant la ligure du prince. Biographie de l'auteur Roland Mousnier (1907-1993) a été l'un des plus grands historiens de la France moderne. Ce livre, salué dès sa parution comme un chef d'oeuvre, demeure une introduction irremplaçable à l'intelligence de l'histoire politique de la monarchie d'Ancien Régime.
Résumé : L'autorité suprême d'un seul est probablement la forme politique la plus répandue à travers le monde et ce depuis la nuit des temps. Le monarque, celui qui concentre tous les pouvoirs en sa personne, peut être chef de tribu, président de la République, tyran, dictateur ou encore roi, légitime ou non. Roland Mousnier analyse ici l'essence, l'exercice et les ressorts du pouvoir d'"un seul" à travers les âges, depuis la préhistoire jusqu'aux "monarchies totalitaires communistes", englobant toutes les civilisations et tous les continents. En découle un essai synthétique et brillant sur l'histoire du monde.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.
Françoise d'Aubigné (1635-1719), marquise de Maintenon, est un des personnages les plus contestés de l'histoire de la monarchie française. Certains auteurs en ont tracé une image presque idyllique, d'autres, en particulier Saint-Simon, l'ont volontiers noircie. L'auteur, lui, aborde le sujet avec Lucidité, s'appuyant sur une correspondance foisonnante récemment mise à disposition. Gouvernante des enfants naturels de Louis XIV, celle qui devint secrètement son épouse après La mort de la reine eut sur le roi une empreinte dont il est aujourd'hui difficile de discerner l'ampleur. Femme ambitieuse et influente, son statut ambigu - simple mondaine en public, reine en privé - Lui donna une place toute particulière. Traitant Le sujet avec le plus de justesse possible, cet ouvrage offre au lecteur un éclairage nouveau sur cette héroïne de son temps.
La naissance de la France moderne.Comment gouverne-t-on la France sous Louis XIV ? Comment le roi choisit-il ses conseillers ? Qui sont-ils ? Plongé d'emblée dans l'univers des grands ministres ? Le Tellier, Colbert, Lionne et Louvois notamment ?, le lecteur découvre l'influence qu'ils exercent, leur mode de travail dans les Conseils ou en tête-à-tête avec le monarque. Conseillers du roi, les ministres sont aussi les relais de sa parole et de sa volonté. Comment porter dans les provinces les ordonnances royales, si ce n'est en s'appuyant sur des services qui peu à peu prennent une certaine indépendance ? C'est toute une bureaucratie qui se met en place, s'étend et se structure, et finit par préfigurer nos administrations modernes. Ces évolutions touchent à l'image même du ministre, qui apparaît sous de multiples facettes : homme d'ambition, courtisan et homme d'épée, patriarche, homme d'affaires, directeur d'administration, chef de cabinet. Toutefois, ces grands serviteurs du roi vont se mettre, insensiblement, au service de l'État.
On connaît le Roi-Soleil, mais comment le jeune Louis est-il devenu ce monarque qui fit briller si haut la grandeur de la France ? L'enfance de Louis XIV est aussi romanesque que douloureuse. écrasé de professeurs, surveillé par Mazarin qui l'initie aux intrigues et à l'art d'être roi, fouetté par sa mère Anne d'Autriche, qui ne lui passe rien, il reçoit une éducation qui s'apparente à un dressage. Souverain à cinq ans, il se retrouve projeté dans l'une des périodes les plus tourmentées de notre histoire, la Fronde. Le Parlement le malmène, les princes le défient, le peuple envahit son palais. Louis est à la fois un enfant, capricieux, buté, et un jeune roi qui doit subir en silence le mépris de ses aînés. Parce qu'il fut très humilié, Louis XIV ne songera ensuite qu'à démontrer toute sa puissance. Avant que le soleil ne se lève, il y avait un " petit homme ". Et c'est à cette intimité que François-Guillaume Lorrain, en romancier passionné d'histoire, redonne vie sous nos yeux.