Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Valery Larbaud
Mousli Béatrice
FLAMMARION
24,40 €
Épuisé
EAN :9782080674081
Riche amateur ", grand voyageur, esthète, écrivain raffiné : telle est l'image que la mémoire littéraire a gardée de Valery Larbaud. Né à Vichy en 1881, fils unique d'un pharmacien ayant fait fortune en exploitant la source de Vichy-Saint-Yorre, choyé par une mère idolâtre, Larbaud grandit dans un environnement privilégié. Mais l'emprise maternelle est très lourde : mis sous tutelle à sa majorité, il manquera souvent d'argent et passera le plus clair de sa vie à écrire et à traduire. S'il voyage en Angleterre, en Italie et en Espagne, c'est pour des séjours studieux. Car Larbaud est un grand " passeur ", un modèle d'ouverture à la littérature étrangère. Il défend avec ferveur Walt Whitman, Italo Svevo, Ramon Gomez de la Serna, James Joyce, pour lequel il se bat alors que celui-ci est incompris. L'esthète Larbaud est aussi très actif dans le monde des lettres parisien. Ami d'André Gide, Léon-Paul Fargue, Gaston Gallimard, Jean Paulhan, Adrienne Monnier, Saint-John Perse, il collabore étroitement à des revues qui comptent, de la Nouvelle Revue française à Intentions. La figure de Larbaud se confond avec celle de A.O. Barnabooth, le milliardaire, héros et auteur fictif des Poèmes par un Riche Amateur et du Journal de A.O. Barnabooth, paru en 1913. L'ouvrage l'a rendu célèbre. Cette quête résolument moderne se lit avec un plaisir intact, comme ses autres chefs-d'?uvre, en particulier les récits des Enfantines et son roman, Fermina Marquez. Grâce à des correspondances inédites, cette biographie restaure la vraie dimension d'une vie vouée à la littérature et la présence d'un écrivain qui souhaitait modestement être par ses livres " une main fraîche sur quelque front ".
Bennett Guy ; Mousli Béatrice ; Dick Marina ; Espi
Résumé : 1850-2004 : un siècle et demi d'une histoire qui n'est pas close, un dialogue franco-américain, souvent fécond, parfois timide et contrarié par les drames du siècle passé, la multiplicité des échanges entre deux langues, deux poésies qui se découvrent et qui s'apprennent grâce à leurs alliées privilégiées, les revues. C'est par une enquête minutieuse à travers les revues littéraires des deux pays - ces messagères de l'autre rive - que l'ouvrage de Béatrice Mousli et Guy Bennett révèle la complexité des relations, empreintes de fascination réciproque et de jeux d'influence, entre la poésie française et la poésie américaine. L'ouvrage s'enrichit d'une vingtaine d'entretiens avec des poètes et traducteurs français et américains d'aujourd'hui, car cette histoire croisée se conjugue aussi au présent.
Résumé : Poète et peintre, Juif converti ou catholicisme, homosexuel noceur en lutte contre ses penchants, proche des plus grands artistes puis reclus... Max Jacob est protéiforme et contradictoire, insaisissable, en perpétuelle transformation. D'où peut-être une destinée littéraire en demi-teinte. Par se personnalité, son ?uvre et son parcours, il incarne pourtant l'incroyable richesse du paysage littéraire français dans la première moitié du siècle dernier. Né à Quimper, Jacob débarque à Paris en 1895. Peintre, il survit de petits métiers et se passionne pour la littérature et la musique. Autour de la communauté artistique du Bateau-lavoir, il noue avec Picasso une amitié profonde et tumultueuse puis rencontre Apollinaire et André Solmon. Avec la publication du Carnet à dés, en 1916, Jacob est enfin reconnu et après guerre, une exposition et de nombreuses publications attestent de son succès. Artiste complexe, il fut également un véritable " découvreur " de talents, encourageant peintres, écrivains et musiciens et se dévouant corps et âme à la cause de ses nombreux amis. Max-le-drogué, Max-le-clown, Max l'homosexuel mène une vie mondaine agitée, proche entre autres de Jean Cocteau et Pierre Reverdy. Converti au catholicisme dès 1909 et baptisé en 1915, il se retire en 1921 au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire, partiellement d'abord puis définitivement à partir de 1931. En février 1944, la Gestapo vient l'y chercher et il meurt le 5 mars au camp de Drancy. Béatrice Mousli restitue la variété et la richesse de l'?uvre de Jacob, romans, nouvelles, poésies fantaisiste et surréaliste avant l'heure, mais aussi une correspondance considérable. Max Jacob retrouve ici la place qui est la sienne, celle d'un homme à l'esthétique et à la pensée éminemment libres, en quête perpétuelle : un passeur ou destin tragique.
Résumé : Virginia Woolf est considérée comme la romancière anglophone la plus importante de sa génération. Née en 1882 dans un milieu victorien atypique, elle gagna très tôt son indépendance et fut particulièrement active dans le milieu des lettres : critique au Time Literary Supplement, fondatrice du groupe de Bloomsbury et éditrice de la Hogarth Press. Surtout, dès ses premières publications personnelles, Virginia Woolf a su imposer un style nouveau, manifestant une sensibilité hors du commun. A ses premiers romans de facture classique succèdent des ?uvres plus audacieuses : La Promenade au phare, Les Vagues, Orlando, qui marqueront la littérature de son temps. Mais c'est aussi une femme tourmentée, guettée par la folle, que l'on découvre au travers de son journal. Celle qui écrivait : " Laissez-moi donc, telle une enfant qui avancerait pieds nus dans une froide rivière, descendre le cours de l'eau encore " mettra ainsi fin à ses jours un matin de mars 1941.
Qu'y a-t-il de commun entre une sociologue féministe, un agriculteur passé à la fonction publique, un militant ouvrier du 9-3, un promoteur de l'entrepreneuriat ou un général qui n'a pas la langue dans sa poche ? Tous ont fait le choix, à l'âge de la retraite, de rester actifs et ils s'en portent plutôt bien ! Anonymes ou médiatiques, dix-sept personnalités témoignent ici de l'importance que le travail occupe toujours dans leur vie. Chacun a trouvé sa voie : les plus intellectuels continuent de réfléchir et d'écrire à un rythme soutenu ; d'autres se sont reconvertis dans le conseil en entreprise, les travaux ruraux ou l'animation culturelle. Aucun ne compte ses heures. Ils sont heureux de faire profiter les autres - leur village, la France, voire une communauté plus large - de leur expérience. 17 histoires qui sont autant de leçons de vie. Un livre qui est un hymne au travail.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.