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Huit ans et demi. Une femme dans les camps de Poutine
Mourtazalieva Zara - Ackerman Galia
BOOKS
19,06 €
Épuisé
EAN :9782366080513
Le 4 mars 2004, Zara Mourtazalieva, une étudiante tchétchène vivant à Moscou, est interpellée à la sortie de son travail. Le contrôle d'identité vire au cauchemar : les policiers " découvrent " dans son sac un petit paquet d'explosifs - qui disparaîtra totalement par la suite. Malgré la mobilisation de la presse et des ONG de défense des droits de l'homme, la jeune femme, accusée de terrorisme, est bientôt condamnée à huit ans et demi de détention en colonie pénitentiaire. Condamnation qu'elle purgera intégralement en Mordovie, non loin du camp où fut détenue plusieurs mois, en 2013 et 2014, l'une des Pussy Riot. Zara Mourtazalieva raconte le piège, les interrogatoires, les coups, la prison, et surtout la vie en colonie pénitentiaire : les matons, les chefs de brigade, les humiliations, le travail forcé, le " décanteur " où l'on mate les fortes têtes, les règles du camp, la famille, l'amour... Elle dresse des portraits hallucinants - mais aussi pleins de tendresse et de compassion - des détenues qu'elle a côtoyées. Elle démonte le fonctionnement d'un système pénitentiaire qui n'est guère différent dans la Russie de Poutine de ce qu'il était en Union soviétique. Un témoignage époustouflant et unique à ce jour.
Pedro tient une petite librairie de quartier dans le centre-ville d'une métropole brésilienne. Comme chaque week-end depuis six mois, pour retrouver Rosane, sa fiancée, il se rend en bus dans le quartier du Tirol, une banlieue délabrée à 40 kilomètres de là. Le temps d'un voyage, alors que des rumeurs d'émeute attisent les tensions et font dévier le bus de son trajet initial, Pedro, dont les pensées vagabondent, nous livre un portrait sensible d'un Brésil méconnu. Dans son sac à dos, un livre bon marché sur le passage de Darwin dans son pays, qu'il lit par intermittence : la brutalité du monde animal et celle du monde humain se répondent.
Si vous vous demandez ce qu'il advint d'August Strindberg après sa mort, vous trouverez la réponse dans l'une des quarante-sept saynètes qui composent ce recueil. On y croise le dramaturge assis devant une bière, seul, à la cafétéria d'un Ikea de la banlieue de Reykjavik, au milieu des badauds venus s'empiffrer de boulettes de viande suédoises et de confiture d'airelles. Le titre de la nouvelle? "Inferno", bien sûr. Puisque Strindberg craignait l'enfer plus que toute autre chose. Entre mélancolie et humour, Gyrôir Eliasson explore, au fil de ces nouvelles, la frontière poreuse qui sépare le réel de l'étrange et de l'inexpliqué.
D'abord il y a Ole, ancienne star du punk est-allemand qui passe ses journées derrière le comptoir de son bar, le Helsinki, avec ses copains nostalgiques des bouges cradingues et des crêtes iroquoises. Et puis il y a Nancy, la punkette tchèque de dix-sept ans qui déverse sa rage sur les pages de son journal en racontant le quotidien d'une ado des Sudetes dans les années 1980: sa peur des retombées de Tchernobyl, son ennui, la cohabitation avec les Russes, le sentiment de liberté qu'elle trouve dans le punk-rock malgré la censure du régime. Ode mélancolique et ironique aux vieux rebelles d'Europe centrale, La Fin des punks à Helsinki brosse le portrait doux-amer d'un monde où la révolte est devenue un business, une candide imposture estampillée bio.
Biographie de l'auteur Benjamin Rutabana est né au Rwanda en 1970. Tutsi, il a combattu dans les rangs du Front patriotique rwandais dirigé par Paul Kagame. Il vit aujourd'hui en exil en France avec sa femme et ses enfants. Chanteur, auteur-compositeur de talent, "Benja" vient de sortir un album intitulé Amnesia chez NDH Music.