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Art et ville contemporaine. Rytmes et flux
Mourey Jean-Pierre ; Ramaut-Chevassus Béatrice
PU SAINT ETIENN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782862726151
Univers urbain, pratiques artistiquesJean-Pierre MoureyPrendre en charge la ville, ses rythmes et ses flux est une tâche problématique pour l'artiste qui veut représenter ou intervenir sur ceux-ci. D'ailleurs est-ce encore un corps défini par une forme, des structures? La ville contemporaine est flux électronique, réseaux qui la parcourent, la traversent, la sillonnent. La ville est de moins en moins un corps constitué avec un centre et une périphérie, elle n'est pas une morphologie à un seul niveau d'usage, de pratique et de lecture. Même si l'on peut en faire une cartographie, celle-ci, toujours statique, aura du mal à intégrer, transcrire les multiples trajets, parcours, vitesses qui font la ville. Cette multiplicité des réseaux piétonniers, automobiles, ferroviaires, téléphoniques, télématiques en font le lieu de la téléportation généralisée, de la mobilité sans fin. Cet espace-temps fluide, infini, qui tourne parfois en boucle traverse de partout les murs et les limites de la ville. On a appelé cet espace l'«urbain», on peut l'appeler «techno-urbain».Les flux ont des supports variés: routes, avenues, couloirs fléchés, câbles, ondes. Ce qui transite est tout aussi divers: véhicules, bicyclettes, corps des humains, des animaux, objets, signes, messages codés, numérisés. Ces flux de personnes, de matières (eau, gaz), d'objets et de signes transitent à des rythmes différents. Le pas du marcheur frôle ou s'éloigne des voitures qui filent à des vitesses variées, les messages visuels défilent sur les façades, les flux électroniques transitent à haut débit. Le jour et la nuit, leur alternance, arrêtent ou réduisent certaines activités; d'autres flux continuent sans fin.Ces flux et ces rythmes sont pour certains liés à notre corps, à nos biorythmes, à nos capacités de déplacements, de préhension, d'ingestion. La vitesse et la puissance de nos jambes, de nos bras, de nos mains vont déterminer les vitesses d'ouverture et de fermeture d'une porte d'ascenseur, d'un portail, lorsqu'ils prennent en compte par des capteurs nos ordres, nos signaux. Les automates se développent, couvrent le champ sociétal; ils réalisent les tâches de communication, de réservation, de paiement, d'enregistrement. Les feux rouges qui régulent la circulation, les ouvertures de barrières, de portillons, le temps de réponse aux questions et aux consignes de l'automate sont en partie préréglées, même si l'utilisateur peut émettre un signal. Et une majorité de ces flux circule sans notre volonté: messages électroniques, débits en mégabits dans les fibres optiques, par les ondes et sur les écrans des ordinateurs, des terminaux. Le sonore et le visuel sont régis par un système automatique, en partie interactif, qui nous englobe, nous traverse de façon invisible. Système pluriel, à multivitesses; à trajets multiples. Tout point d'émission est un acteur (ou plutôt un agent) en puissance; la puissance n'est plus centrée, centralisée selon les anciens modèles étatiques, industriels. Tel est le techno-urbain omniprésent et diffus, contraignant et plus ou moins visible, immanent et gérant la collectivité humaine.(...)
Ce livre rassemble des fiches pédagogiques sur les mécanismes fondamentaux du marché du travail : concepts de base, éléments empiriques, controverses théoriques, outils et mise en oeuvre des politiques de l'emploi. Ces fiches synthétiques permettent d'aborder et/ou de revoir les principales thématiques relatives au fonctionnement du marché du travail avec des rappels développés de cours, des exemples et observations, les débats et enjeux, des exercices et questions corrigés.Chaque fiche contient : des rappels de cours afin de réviser les concepts essentiels ; des exemples et observations détaillés pour illustrer les notions ou apprendre à répondre aux questions ; une ouverture sur le thème proposé avec une mise en exergue des débats et enjeux ; des exercices corrigés en détail.
Résumé : Miroirs, fragments, mosaïques... L'?uvre d'art au XXe siècle s'est construite selon certains principes de discontinuité. La totalité et l'unité de l'?uvre ont été soumises à des liaisons et déliaisons particulièrement marquées. Cet ouvrage explore ces opérations dans les domaines des arts plastiques, du cinéma, de la littérature, de la musique, de la photographie. Certaines opérations insistent d'un langage à l'autre. Leur repérage dans des ?uvres diverses permet de dégager les matrices de la création artistique au XXe siècle. La notion de " schème " est particulièrement utilisée pour réfléchir et analyser la fabrique de l'art. Les ?uvres étudiées ici sont celles de Marcel Proust et de Gérard Macé, de Paul-Armand Gette et de Français Méchain, de Raymond Reynaud et de François Righi, de Raymond Depardon, de Henry Cowell et de Luciano Berio, et d'autres. CIEREC, Travaux 120, Collection " Arts ".
Expérimenter, entreprendre la mise à jour de nos liens avec la nature, rappeler qu'elle est notre. pierre de touche, le fonds constitutif de nos personnes, de nos histoires, tel a été l'enjeu de nombreuses oeuvres. L'homme moderne, technicisé conserverait qu'il le sache ou non, qu'il se le cache ou non, un lien fort avec le substrat naturel. De nombreux artistes se sont mesurés au roc, à la terre, au végétal, à l'animalité. Cela vaut pour ceux qui ont marqué le XXe siècle (Miro, Beuys, Dubuffet) et d'autres plus contemporains (Barcelo, Cueco, Méchain, Jan Fabre et d'autres). Cette confrontation à la nature traverse plusieurs oeuvres de la littérature (Simon, Handke), de la peinture, de la sculpture, des arts visuels et des arts du corps. Cependant cette quête est, en grande partie, utopique et paradoxale. L'oeuvre d'art est une construction, un artefact, elle n'est pas un bloc de nature mais une production de signes. Elle renvoie d'autre part au point de vue, à la localisation de l'artiste, de son regard, de son corps. Enfin une telle confrontation au fonds naturel implique le plus souvent la référence à un récit, à des mythes parlant de la "nature". L'oeuvre qui se mesure à la nature se construit à travers ces paradoxes.
Représenter ou non les poils et les rides dans une sculpture. Etirer un cou, renfler exagérément un sein. Saisir le vol d'un oiseau... La sculpture grecque, selon Hegel, s'interdit les détails superflus ou bestiaux. Ingres déforme le corps de ses odalisques. Kertész choisit la position d'un pigeon plutôt que l'ordre des monuments pour déclencher sa photographie de la ville. Chaque représentation des corps, des lieux implique une pratique du détail. Tantôt celle-ci respecte la totalité de son objet, tantôt elle le distord, le fractionne. Il est possible de distinguer différentes pratiques et différents types de détail. L'Esthétique de Hegel et d'autres discours sur l'art se méfient du détail, de sa prolifération. L'érotique d'Ingres étire les doigts, les cous, gonfle les seins. Les libertins de Sade se polarisent sur une parcelle de chair. Les détails que choisissent Borges, Perec dans leurs récits résument leur vision du monde. Le détail est sans doute lié à une esthétique, un système descriptif. En un sens, les stratégies descriptives sont influencées par l'ordre visuel, les appareils optiques du temps. Fernand Léger fait l'éloge du cinéma qui lui a appris à voir en gros plan une chaussure, une narine. Cependant les détails, leur découpe et ordonnancement ne sont pas seulement le produit d'appareillages optiques explicites ou implicites dans l'?uvre littéraire, picturale. Ils sont liés à une logique de l'écriture. Détails, fragments, points révèlent et condensent parfois la logique de l'?uvre. Ils en sont alors le rejet et le monogramme.