Dans ce récit, nous sommes entraînés dans une étonnante plongée dans le petit peuple des ouvriers et artisans de la capitale et dans l'histoire mouvementée de Paris jusqu'aux années 30. La petite histoire y côtoie la grande. L'Exposition universelle de 1878, le déclin et la fin du Second Empire après la défaite de Sedan contre la Prusse en septembre 1870. Puis en mai 1871 l'insurrection sanglante de la Commune de Paris, où les parents de l'auteur sauvent Jean-Baptiste Clément, l'auteur de l'immortel Temps des cerises... En 1877 Gustave n'a que 16 ans quand il découvre un peu par hasard ce qui va devenir son métier, le métier d'artisan à la fois couvreur, plombier et zingueur. Il fait son apprentissage sur le tas et devient au fil des ans un des spécialistes des couvertures en zinc des toits de Paris. On lui doit, entre autres, le toit du Gaumont. Au bout de quelques années, il dirige une entreprise d'une centaine de compagnons. Mais aussi fonde une famille, voyage, lit, se passionne pour le théâtre et l'opéra. Le petit artisan parti de rien a construit une entreprise dont il livre ici les arcanes. Témoignage sur un métier peu connu, histoire d'une vie bien remplie, récit d'une époque et d'une ville en plein bouleversement... Un vrai roman !
Résumé : "- Vous ne trouvez pas étrange, M. le Commissaire, la fragilité soudaine de nos jeunes guyanais trentenaires dont le coeur fait si souvent défaut ces temps derniers ? - Que voulez-vous, les jeunes sortent bien moins couverts que de mon temps. Et puis vous le voyez aussi, il n'y a plus de saisons mon cher Lefranc, plus de saisons.
1935, premier film en couleur: Becky Sharp, de Rouben Mamoulian et Lowell Sherman. 1968, la couleur est partout. Entre les deux, réalisateurs et directeurs de la photo se sont posé la question: "Que faire de la couleur?". Les grands cinéastes en ont tiré profit, en l'opposant de manière significative au noir et blanc, en la raréfiant pour la faire oublier, en en faisant un système de signification propre, en l'intensifiant. "Opposer", "raréfier", "systématiser", "intensifier", quatre réponses possibles qui constituent le coeur de cet ouvrage. En s'appuyant sur des films majeurs de l'histoire du cinéma (Providence, Stalker, Trois couleurs, Bleu, blanc, rouge, Vertigo, Pas de printemps pour Mamie, Le Bonheur, Les Chaussons rouges; Juliette des esprits, New York, New York, Coup de coeur, Pierrot le fou, Eyes Wide Shut, Le Désert rouge, Blow-up), sur des genres cinématographiques (comédie musicale, science-fiction, fantastique, féérique) ou des écoles (seconde comédie américaine, Nouvelle Vague, esthétique publicitaire), l'auteur explore l'aventure de la couleur au cinéma.
Faire n'est rien. Dire comment on fait, pour un artiste, est-ce possible ? " Cette question, Abel Gance se la posait dès 1928. Elle n'a cessé d'embarrasser les cinéastes. Et puis, un jour, l'un d'entre eux, et pas des moindres, en proie à une crise d'inspiration a eu l'idée de faire de celle-ci la matière de son film. C'est ainsi que Federico Fellini, en réalisant Otto e mezzo/Huit et demi (1962), a offert un cadeau à tous les cinéastes (contemporains et futurs) en faisant de la création cinématographique un sujet possible. Il a ouvert une voie dans laquelle d'autres se sont engagés. Ses épigones ont pour nom Wajda, Fassbinder, Truffaut, Allen, Moretti, Wenders, Godard, Ferrara, Kiarostami, Garrel ou Breillat. Cet essai, qui aurait pu avoir comme titre Les enfants de Fellini, se propose donc d'offrir dans un premier temps une analyse théorique de ce concept de film-art poétique, et dans un second temps une étude de douze arts poétiques cinématographiques, certains, très célèbres (La Nuit américaine, Passion, Intervista, L'Etat des choses), d'autres, moins connus (Tout est à vendre, Prenez garde à la sainte putain, Sogni d'oro, Snake Eyes, Au travers des oliviers, Sauvage innocence, Sex is Comedy) mais tout aussi passionnants.
Résumé : La biographie écrite par le petit-fils de Piero Vettori, les éloges funèbres écrits par Lionardo Salviati et Francesco Bocchi en 1585, sont étudiés et comparés à d'autres sources, qui permettent d'en évaluer la fiabilité et de mettre en lumière les règles de composition, les choix et les objectifs de chaque auteur.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.