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L'ennemi au siècle des Lumières. De l'incorporation monarchique à l'activisme révolutionnaire
Mouré Stéphane ; Barbey Jean
MARE MARTIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782849340820
L'examen de la notion d'ennemi fait apparaître ce paradoxe singulier dont les termes essentiels s'impriment sur la trame de l'événement révolutionnaire : d'un côté, les hommes des Lumières ont en horreur la guerre et son cortège d'atrocités ; de l'autre ils se plaisent à promouvoir des idéaux ou des aspirations à partir desquels la Révolution conçoit la nécessité d'une mobilisation générale. Pareil élan inaugure une époque qui voit le surgissement du soldat citoyen, ou plutôt du citoyen activiste auquel le sans-culotte brandissant la pique donne une réalité de chair et de sang. En insistant sur la Cause à défendre, celle du peuple, de la justice, de la liberté ou de l'égalité, ces masses mobilisées, leurs porte-parole plus ou moins autoproclamés, ruinent les catégories du droit mises à l'honneur par le Jus publicum Europaeum : référence à l'ennemi juste des deux côtés ; neutralité du tiers ; équilibre des puissances ; analogie de la guerre et du duel ; personnification monarchique de la violence légitime. Aussi l'ennemi, en tant que concept central du jus belli, est-il le témoin infaillible de ces bouleversements de grande ampleur. Il ramène les constructions intellectuelles, les abstractions normatives ou les exposés théoriques à cette épreuve de force que constitue la fondation de la République. Cette expérience d'une démocratie tout ordonnée au temps de l'exception fondatrice tranche avec la rationalisation étatique de l'âge classique. Une telle intensité de vie collective résulte de ces enthousiasmes disposant chacun à embrasser sans réserve la Cause, déclarée sainte ou juste (justa causa). La Révolution se présente alors comme un conflit d'un genre inédit : elle exalte l'énergie de la vertu par laquelle les hommes devenus citoyens s'approprient démocratiquement leur destinée au point de rompre avec l'idée d'une guerre paritaire où ne se rencontrent en effet que des justi hastes. Si défaite il y a dans cette perspective d'une actualisation de l'hostilité révolutionnaire, c'est d'abord celle des "droits ennemis" (Jean Bodin) en tant qu'instituteurs d'une conscience déterminée par cette irrévocabilité de la condition politique, à ce titre imperméable aux injonctions du moralisme humanitaire propre à la Philosophie en laquelle travaille l'espérance d'une régénération non seulement de l'ordre public mais de l'homme.
Réussir sa première année de droit, c'est possible. A condition de s'en donner les moyens, et pas seulement le jour de l'examen. Il importe de bien connaître les règles du jeu, de surmonter les incompréhensions qui naissent de la nouveauté, de se préparer activement et sans tarder aux échéances de fin d'année. Méthodologie et conseils pratiques sont clairement exposés, en rapport avec les enseignements fondamentaux de première année : l'histoire du droit ; le droit constitutionnel ; le droit civil. Cet ouvrage ouvre à l'étudiant la voie du succès en lui fournissant les outils dont il a besoin pour raisonner en juriste, prendre ses marques et s'assurer une longueur d'avance.
Ecoutons Gavroche, tout d'insouciance et de révolte. Il fredonne dans ce Paris agité de la monarchie de Juillet une chanson qui nous est familière. C'est la faute à Voltaire... , c'est la faute à Rousseau ! Accusation lourde d'une cinglante ironie. La culture populaire ne fait qu'enregistrer cette part exorbitante que notre esprit concède aux grands philosophes en général. Pour certains, ils ont tous les torts. Pour d'autres, ils méritent les plus vibrants hommages. Voltaire et Rousseau, figures emblématiques du siècle des Lumières, ont d'ailleurs leur place dans le mausolée républicain et c'est la " patrie reconnaissante " qui veille désormais sur leurs dépouilles. L'histoire des idées politiques accepte assez volontiers ce magistère intellectuel. Elle se présente le plus souvent comme une réflexion autour de ces auteurs et de leurs oeuvres respectives, cherchant implicitement pour nos valeurs humanistes une généalogie prestigieuse. Le risque, c'est de perdre la notion de politique elle-même, qui penche moins vers les formes savantes de la pensée et du commentaire que vers les passions humaines les plus irréductibles. Ce livre invite à renouer avec ce que l'érudition finit par méconnaître : l'élémentaire. Et, ce que nous découvrons dans le cours de l'entreprise, c'est aussi ce que notre modernité a de plus singulier. Il faut être absolument moderne et le dire haut et fort. Il faut invoquer les mânes augustes de Voltaire et de Rousseau tout en étudiant avec soin leur doctrine qui continue d'éclairer nos chemins. Mais surtout, restons à l'écoute de ce qui demeure éternellement en nous de cette politique des réalités immuables. Stéphane Mouré est maître de conférences à la Faculté de droit de Tours. Il enseigne l'histoire du droit et des institutions.
Réussir sa première année de droit, c'est possible. A condition de s'en donner les moyens, et pas seulement le jour de l'examen. Il importe de bien connaître les règles du jeu, de surmonter les incompréhensions qui naissent de la nouveauté, de se préparer activement et sans tarder aux échéances de fin d'année.
Initialement rédigé par Raphaël Contini (droit constitutionnel), Béatrice Géninet (droit civil) et Stéphane Mouré (histoire du droit), cet ouvrage a été régulièrement revu et mis à jour. Cette nouvelle édition (2012) a été établie par Eric Pomès, Catherine Lesage et Guillaume Bernard.
Comme d'autres artistes associés au Pop Art qui se penchent sur l'imagerie sexuelle - notamment Allen Jones, Tom Wesselman, Mel Ramos, Robert Graham - l'art d'Antony Donaldson peut être vu comme l'incarnation du balayage et des changements complets d'attitudes dans la société des années 1960, et qui ont imprimé un impact permanent sur les générations successives." Marco Livingstone. "Antony Donaldson fait partie des artistes mythiques du Pop anglais. Son analyse originale et schématique des formes et des couleurs proposées par l'environnement urbain marie efficacité et étrangeté, figuration et géométrie avec une iconographie marquée par la répétition stroboscopique de pin-up girls, de voitures de course, de façades de cinémas, d'hommages à l'histoire de l'art... Sa toile Take Five est le premier tableau pop entré à la Tate dès 1963 ! " Renaud Faroux.
Le Dictionnaire des Scultprices synthétise des années de recherches minutieuses : explorations des archives publiques ; dépouillements systématiques de livrets de Salons, de dictionnaires d'artistes pour divers pays et de catalogues d'expositions ; lectures de mémoires ou de correspondances d'artistes, d'articles de critiques ou de travaux universitaires. La forme du dictionnaire a été choisie afin de réunir le maximum d'informations sur chaque artiste et cela de la manière la plus factuelle possible en des notices biographiques suivies de la mention des salons et de la liste des oeuvres dans les collections publiques ; toutes informations très concentrées, souvent inédites, utiles aux chercheurs, aux collectionneurs ou aux professionnels du marché de l'art. Avec plus de 3 500 notices, cet ouvrage répertorie les artistes ayant étudié, travaillé et exposé en France de 1550 à 2000. Toutes les nationalités y sont représentées.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.