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Voix off. Suivi de ABC...
Mouralis Bernard
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782343209531
Auteur de nombreux ouvrages sur la littérature francophone de l'Afrique subsaharienne, Bernard Mouralis a également toujours écrit des poèmes, connus seulement de quelques proches. Le présent volume regroupe deux recueils : Voix off et ABC... Le premier tente de cerner cette voix qui ne cesse d'accompagner le poète au plus intime de sa vie et qui n'est peut-être pas tout à fait la sienne. Les poèmes, dont le plus ancien date de 1960, sont répartis selon six sections ("Seuils", "Enfances", "Arts poétiques", "Suds", etc.) qui n'ont rien d'une quelconque architecture, mais correspondent plutôt aux postulations possibles de la poésie. ABC... réunit selon l'ordre alphabétique, d'"Aurore" à "Zèbre", vingt-six poèmes en prose : souvenirs, méditations, brefs essais, scènes ou choses vues, ici et là. La lecture de ces deux recueils permettra sans doute de saisir un nouvel aspect de l'univers intellectuel et affectif de Bernard Mouralis. Au-delà, elle pourrait contribuer aussi à montrer l'extrême fragilité de la frontière, pourtant si souvent postulée, entre activité critique et activité poétique.
La catégorie du « postcolonial » est utilisée fréquemment aujourd'hui pour définir les littératures du Sud . Mais doit-on en réserver l'emploi à celles-ci et en exclure les littératures du Nord ? Tel est le point de départ du présent ouvrage, Le Sud du Nord qui propose l'étude de quatre écrivains français, Racine, Mallarmé, Daudet et Loti, qui ont en commun d'avoir fixé leur destin littéraire à Paris et qui, à un moment de leur parcours, ont été confrontés avec le Sud de la France. Qu'ont-ils vu ? Qu'ont-ils écrit ? Que ce soit à Uzès, à Avignon, dans la Provence ou au Pays basque, on verra que ces auteurs, sous des formes diverses, ont développé des problématiques semblables à celles des littératures du Sud : considérations sur le régime des passions en Languedoc chez Racine, rencontre à Avignon de Mallarmé et des poètes du Félibrige, réticences de Daudet à l'égard de la Provence de Mistral, critique de l'identité basque dans Ramuntcho de Loti. De la sorte, Le Sud du Nord peut conduire à une réflexion plus large sur les relations entre littératures du Sud et littératures du Nord.
Depuis un quart de siècle, de nouveaux espaces littéraires ont vu le jour au Cameroun et se sont développés dans un environnement culturel, économique et idéologique tout à fait particulier. Tenant esthétiquement tantôt de la comedia dell'arte, tantôt du vaudeville, tantôt de la culture africaine séculaire, ils n'expriment pas moins en français, en anglais, en pidgin-english ou en camfranglais, une thématique des plus actuelles, diffusée en cassette audio, CD, DVD, via internet, etc. Récusant l'idée que les différents axes du champ littéraire seraient déterminés une fois pour toutes, Les Lieux incertains du champ littéraire camerounais contemporain analyse les mutations qui se sont opérées dans une section marginale du champ culturel dont les agents éprouvent, avec un succès certain, la construction d'une orthodoxie nouvelle, capable d'édicter ses propres moyens de consécration. L'auteur nous a donné ce nouveau livre qui, grâce à une méthode inductive partant des textes et des différentes catégories génériques, a le grand mérite de substituer à une étude de la "littérature camerounaise" une étude de la littérature au Cameroun.
Nouvelle édition revue et corrigée avec une préface inédite de l'auteur et un avant-propos d'Anthony Mangeon. La lecture des Contre-littératures est de celles qu'on n'oublie pas de si tôt. Cet essai a fait date, et il n'a rien perdu de son actualité. La " littérature " occupe en effet, encore aujourd'hui, une place privilégiée dans nos systèmes de valeur, nos représentations et nos pratiques sociales, mais sous ce nom seule une petite fraction de la production littéraire est perçue et transmise comme telle. Il y a donc bien lieu de s'interroger sur le fonctionnement du champ " littéraire ". Selon quelles modalités s'opère la distribution des oeuvres, dans l'un ou l'autre secteur ? Leur intégration à la littérature ou leur exclusion du canon reposent-elles sur des critères objectifs ? Quel sens peut-on donner à ces partitions ? Pour répondre à ces questions, Bernard Mouralis substitue une réflexion novatrice sur le statut des textes à l'examen traditionnel de la " littérarité ". La place centrale ou périphérique, canonique ou, au contraire, minorée voire invisible qu'occupent les oeuvres à certains moments de l'histoire littéraire, renvoie en réalité aux tensions et aux fractures qui parcourent la société. A travers trois problématiques singulières le discours exotique, la littérature du peuple ou sur le peuple, la littérature négro-africaine Bernard Mouralis analyse les rapports conflictuels qui existent entre le " champ littéraire " et celui des " contre-littératures ", et il montre comment le second constitue pour le premier une menace de subversion permanente. Cet essai, fondamental pour comprendre ce qu'a pu être, avant Edward Said (L'Orientalisme, 1978), le questionnement postcolonial en littérature, éclaire aussi le renouveau des études culturelles " à la française " auquel nous assistons et qu'il avait largement anticipé.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.