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Dictionnaire de la linguistique
Mounin Georges
PUF
12,17 €
Épuisé
EAN :9782130448815
Signe. - Au sens le plus général, tout objet, forme ou phénomène qui représente autre chose que lui-même. Ce sens trop général demande des subdivisions, et l'on accepte le plus souvent celles qui ont été données par Peirce : icône*, indice*, symbol* (symbol a ici un sens différent du sens français). Le signe linguistique est une des variétés du symbol. La définition de Saussure, combinaison d'un concept appelé signifié et d'une image acoustique appelée signifiant, est la plus généralement acceptée. Les deux composantes sont étroitement solidaires, chacune n'ayant d'existence que par l'autre. La définition du signe donnée par la glossématique* (Hjelmslev) n'est différente dans sa conception générale de la vision saussurienne que par l'expression.
Ceux qui font métier de traduire trouveront dans ce livre des ouvertures sur des problèmes pratiques auxquels ils ne peuvent se soustraire. Ceux qui s'intéressent au langage - linguistes, philosophes, psychologues, amateurs de littérature - éprouveront à le lire ce plaisir vivifiant que procure toujours la confrontation des langues après l'aridité des théories formelles. //Cet ouvrage rassemble les articles publiés par l'auteur entre 1957 et 1974. Louis Leboucher, dit Georges Mounin, est un linguiste français, professeur de linguistique et de sémiologie à l'Université d'Aix-Marseille. Il s'est souvent déclaré fervent disciple du linguiste français André Martinet. Ses oeuvres traitent d'un vaste ensemble de sujets, allant de l'histoire de la linguistique à la définition de celle-ci et de ses branches et problèmes traditionnels (sémiologie, sémantique, traduction...) à sa relation avec d'autres domaines de connaissance (philosophie, littérature, dont la poésie en particulier, société).
La sémantique ne peut être étudiée de la même manière que des branches de la linguistique telles que la phonologie, la morphologie ou encore la syntaxe, où l'on peut construire des structures objectives. C'est que la sémantique, traditionnellement définie comme la science ou la théorie des significations linguistiques, ne se laisse pas réduire à une analyse positive. Il est impossible d'exposer en la matière autre chose que des hypothèses contradictoires et des fragments de thèses contestées. Aussi, pour Georges Mounin, le meilleur moyen de suggérer au lecteur l'état réel de la question, c'est de lui faire suivre le chemin qu'il a lui-même parcouru, d'autant que ce cheminement est une véritable propédeutique.
Loin des incantations thaumaturgiques, il a paru utile d'esquisser l'image modeste et solide, et surtout claire, des principes et des méthodes de la sémiologie, entendue au sens strict de science générale de tous les systèmes de communication par signaux, signes ou symboles. Il faut se garder en effet d'appliquer mécaniquement les méthodes de la sémiologie à toutes sortes d'objets sans avoir préalablement démontré qu'on a affaire à un type de communication, et pas seulement à un ensemble de faits significatifs. On ne présente donc ici qu'un premier inventaire de ce qu'est la sémiologie de la communication. Lorsqu'elle ne se réduit pas purement et simplement à la théorie de la connaissance, la " sémiologie de la signification " s'attaque avec un outil qui n'est pas exactement fait pour cette tâche à l'étude des significations spécifiques de faits sociaux ou esthétiques. C'est sans doute par là qu'on pourra terminer la constitution de la sémiologie ; ce n'est sûrement pas par là qu'il fallait la commencer.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.