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LES CREATIONS LEXICALES DANS LE ROMAN AFRICAIN
MOUMOUNI-AGBOKE
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782343077598
Pour réaliser leurs aspirations et celles de leur peuple, beaucoup d'écrivains africains ont recours à l'africanisme, au tropicalisme des mots et aux créations lexicales, phénomène auquel nous assistons aujourd'hui dans bon nombre d'oeuvres écrites par ces derniers. A travers un abondant corpus, l'auteur des Créations lexicales dans le roman africain montre comment, par l'entremise des faits linguistiques, de l'emploi des mots nouveaux soit créés soit obtenus par dérivation, suffixation, composition, troncation, siglaison, emprunt ou de l'emploi des mots préexistants dans un sens nouveau, certains écrivains africains ont su renouveler l'écriture dans le roman africain. Toute la critique salua ce phénomène comme "une tentative réussie de renouvellement de l'écriture africaine". L'auteur présente dans un premier temps un aperçu synoptique de la langue française et les facteurs à l'origine des créations lexicales. Il analyse ensuite la nouvelle écriture et les créations lexicales, ce qui permet de découvrir avec admiration d'intéressantes tentatives formelles opérées par ces écrivains africains. Enfin, dans une troisième partie intitulée "Les spécificités lexico-créatrice, esthétique et littéraire", il porte un regard sur les inventivités lexicales, l'acceptabilité du néologisme, l'intertextualité et la problématique de la littérature africaine.
Le contrôle des finances publiques n'a guère évolué au Mali depuis 1960. Les contrôles internes sont des procédures inhérentes au fonctionnement des organismes de gestion des deniers publics. Ils utilisent de plus en plus l'outil informatique mais avec des insuffisances significatives. Le nombre des organismes de gestion et des corps de contrôle augmente sans cesse. Les nombreuses réformes portent souvent sur la structure des organismes, rarement sur leurs fonctions. Les pertes financières et les dysfonctionnements constatés révèlent un dispositif peu performant. Les principaux facteurs sont l'impunité due à l'absence de suites aux contrôles et l'absence de vision globale dans la conception et l'exécution des différents contrôles. Le présent ouvrage s'appuie sur la théorie de l'évolution, le déterminisme causal, la théorie générale des systèmes, la théorie des contraintes et l'économie du bonheur pour proposer un cadre de réformes systémiques. L'auteur appréhende tous les contrôles comme un tout inter-relié. Il préconise de planifier l'évolution du système dans un plan stratégique et de faire des ruptures : généraliser l'audit interne public, créer un corps d'auditeurs publics, effectuer le contrôle financier préalable des recettes, supprimer certaines inspections, en finir avec les impunités.
Le Cheik Uthmân dan Fodio (1754-1817) est une figure mythique de l'histoire de la pensée islamique en Afrique de l'Ouest. La vie et l'œuvre du Cheik Uthmân dan Fodio ont été l'objet, depuis plusieurs années, de travaux (éditions critiques, traductions et études monographiques) par d'éminents spécialistes. Mais si divers aspects de la doctrine du Cheik dan Fodio ont bénéficié de cette attention, nous ne pouvons pas en dire autant de l'œuvre relative au soufisme Mystique musulmane qui est restée relativement ignorée dans les travaux sur l'histoire des formations des ordres mystiques en Afrique. L'apport du soufisme dans l'œuvre du cheik se distingue à trois niveaux ; la littérature technique à usage interne destinée aux aspirants ; les textes décrivant ses expériences spirituelles et initiatiques ; et, enfin, les textes à caractère polémique et spéculatif sur le rapport entre soufisme et les autres doctrines islamiques. Cet ouvrage retrace à travers des manuscrits inédits la vie et l'œuvre mystique de ce grand cheik, " al-mujadid " (le rénovateur), comme on le désigne dans la tradition musulmane ouest-africaine.
La vingt-deuxième édition de L'Année francophone internationale (AFI) est marquée par quatre grands Dossiers : l'avenir des universités francophones dans un contexte de mondialisation de l'enseignement supérieur ; les trente ans de coopération de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec les États et gouvernements francophones ; le centenaire de naissance d'Aimé Césaire ; et un hommage mérité à deux piliers de l'AFI. Comme chaque année, L'AFI établit une information actualisée et détaillée sur l'espace francophone, décliné en neuf régions : Afrique subsaharienne, Amérique du Nord, Asie du Sud-Est, Caraïbe, Europe, Maghreb, Océan Indien, Proche-Orient et Zone Pacifique. La nouvelle édition accueille aussi les nouveaux pays admis dans la communauté francophone au Sommet de Kinshasa en octobre 2012 : le Qatar (membre associé), l'Uruguay (membre observateur), mais aussi l'Arménie (devenu membre à part entière). Au fil des régions et des pays s'égrènent les faits marquants de l'actualité politique, économique, sociale, culturelle et scientifique de l'année 2012-2013. Ce numéro comporte aussi la section Lectures francophones, qui propose un choix de nombreux livres liés à la question francophone, parus dans les douze mois précédents. Dans L'AFI, toutes les "races" sont réunies en une communauté francophone de plus d'une centaine d'informateurs, d'analystes et de chercheurs. Les collaborateurs de l'AFI sont les registraires de l'instant francophone qui fait date, des historiens d'un présent déjà patrimonial. Habités par l'esprit de Senghor et le vent fort de la francophonie, qui soufflent urbi et orbi, ils posent autour de la terre les mâts ou les pylônes d'éolienne qui soutiennent l'électrification francophone du monde. L'Année francophone internationale s'adresse aux professionnels qui oeuvrent dans les relations internationales, aux enseignants, aux chercheurs, aux étudiants, aux décideurs politiques et au grand public qui cherchent à s'informer sur les évolutions du monde contemporain.
Pour écrire aujourd'hui leurs oeuvres de fiction, les écrivains africains postcoloniaux adoptent de nouvelles stratégies scripturaires. Ils choisissent librement les mots pour exprimer leurs pensées. A travers un ensemble de quelques oeuvres africaines engendrées par le fait colonial et les faits sociaux d'après les indépendances, les auteurs de ces oeuvres, dans leur démarche créatrice, renversent "l'ordre normal des choses et des valeurs qui caractérisent la réalité africaine moderne" en contradiction avec les valeurs traditionnelles, affirmant ainsi leur identité littéraire. La notion de déconstruction reste intrinsèquement liée à la quête de liberté, de l'identité et est renforcée par le démembrement de l'écriture, marquée par la fragmentation ou la dislocation des textes et du récit. La plupart des oeuvres retenues dans le cas de cette analyse paraissent hermétiques pour le lecteur non avisé. A cet effet, seule l'exploitation de certains outils d'analyse dont il se sert peut lui garantir une bonne compréhension.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.