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Que veut dire voir en Islam ?
Moulinet Philippe
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782336564616
Dans le monde de la discrimination, l'acte de voir entraîne le dualisme du voyant et de l'objet vu ; l'un est distinct et séparé de l'autre. Il n'y a rien d'autre dans le monde que ce qui est observé et celui qui observe. "Nous leur ferons voir Nos signes à l'horizon et dans leurs âmes... " Mais ce n'est pas ici le chemin de l'Illumination qui relève du monde de la non-discrimination où seul demeure l'Un, Absolu : "... Ne suffit-il pas d'un seul Témoin sur toute chose ? " (Coran, 41, 53). L'ouverture de notre esprit correspond à la rencontre avec cet absolu. "Quand Je l'aime, Je suis l'oeil par lequel il voit" (hadith). Mon oeil et l'oeil de Dieu sont un seul et même oeil. Quand nous voyons les choses de cet "oeil absolu" , la vision n'est plus divisée en intérieur/extérieur. Elle n'est plus unilatérale, partant de moi pour s'étendre dehors. Lorsque vous voyez une fleur, la fleur doit vous voir aussi. Dès que cette vision est réciproque, vous réalisez que l'univers entier est l'expression de votre esprit. "Tu verras les montagnes, que tu croyais solidement fixées, se mettre en marche comme les nuages" (Coran 27, 88).
Il est le Seigneur de l'Orient et de l'Occident et de ce qui se trouve entre les deux. Si seulement vous compreniez ! " (Coran 26 : 28). Nous connaissons les choses par leurs contraires. L'Islam apporte une réponse évidente à notre problématique actuelle et toute la folie de notre affairement, de notre organisation, de notre bellicisme se montre en pleine lumière à partir du moment où nous l'examinons lucidement, d'un hémisphère où l'on voit et l'on ressent d'une manière différente. La civilisation occidentale moderne s'est constituée sur la négation de l'intuition intellectuelle qui permet à l'homme d'entrer en contact avec le Divin. Elle s'attache à l'investigation scientifique d'une nature désacralisée qu'il faut violenter pour en connaître les lois et en soumettre les forces à la volonté humaine. L'homme étouffe à l'intérieur de la coquille cosmique. Il cherche une voie d'évasion non plus dans la direction de l'"en haut", en suivant l'Axe de la Présence qui l'oriente vers la réalisation d'états de plus en plus subtils, mais en se projetant "en avant" dans l'attente d'un bonheur dépendant de conditions extérieures aménagées. Le diagnostic du mal être dans la civilisation occidentale n'est pas désespéré. L'auteur propose des remèdes à tous ces maux, notamment l'ouverture au monde " imaginal " qui permet à chacun d'échapper à la contagion du vertige collectif en renouant pour son compte, par dessus l'idole sociale, le pacte originel avec son être essentiel. Celui là seul qui s'est trouvé lui-même peut rencontrer l'autre auprès " d'un arbre béni, un olivier qui n'est ni d'orient ni d'occident. " (Coran 24 : 35).
Nous avons créé l'homme dans la plus belle des statures " (Coran 95 : 4) ; " Oh ! de quelle beauté est votre forme " (40 : 66). La forme humaine est un miroir vivant où Dieu voit sa propre Image. Toute la création répond au désir d'auto-révélation divine comme l'atteste le hadith bien connu : " J'étais un Trésor caché. J'ai voulu être connu. J'ai créé le monde afin d'être connu par mes créatures ". C'est par nostalgie d'un témoin que Dieu crée le monde mais dès que l'image témoin (shâhid) détourne son regard de Celui qui la contemple elle succombe au narcissisme existentiel incarné par le Cogito : " je pense " (le miroir me " réfléchit ") donc " je suis " celui qui est devant le miroir. L'image vole l'être de son Témoin et pense exister par elle-même. Le soufisme est une science qui initie l'homme à la connaissance de soi en lui montrant la voie du retour car " nous sommes à Dieu et nous retournons à Lui " (Coran 2 : 155) et " Celui qui se connaît soi-même, connaît son Seigneur ". Ce livre montre tout l'art du maître spirituel qui utilise les situations quotidiennes pour ôter au disciple la prétention à se faire une image " suffisante " de lui-même. La voie soufie fait de l'homme une image " fidèle " à son Seigneur car Dieu veut être connu par un Témoin, mais ce témoin ne peut être autre que lui-même. Lorsque l'être humain se découvre comme l'oeil même par lequel Dieu se contemple, Dieu l'agrée en disant : "Je l'aime. Et lorsque Je l'aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit, son pied avec lequel il marche. " Les soufis sont les yeux par lesquels Dieu regarde encore le monde et le soutient par ce regard.
Swami Prajnanpad est un maître indien (1891-1974) qui est entré dans le coeur et la conscience collective de l'Occident grâce à son approche expérimentale de la spiritualité. Les découvertes de Freud lui ont permis de diagnostiquer les motifs pour lesquels les vérités métaphysiques les plus hautes ne trouvent plus de terrain d'éclosion dans l'expérience de l'homme moderne. Le présent livre veut montrer que l'art et la manière dont Swamiji nous met la vérité sous les yeux, dans l'expérience de tous les jours, s'enracinent dans une profondeur philosophique inouïe, qui rejoint celle d'un Heidegger en Occident ou celle d'un Ibn Arabi ou d'un Molla Sadra en Orient. C'est ainsi une rencontre entre profondeur et simplicité.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.