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Le pire ami de l'homme. Du lapin de garenne aux guerres biologiques
Mougenot Catherine ; Strivay Lucienne
EMPECHEURS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782359250411
Mais pourquoi donc écrire une histoire des lapins ? Longtemps on a considéré que l'Histoire relevait des seuls humains : on voulait croire que la "nature" restait extérieure et indifférente à nos affaires. Mais nous découvrons peu à peu, grâce à l'écologie, que nos vies sont depuis longtemps imbriquées à celles des animaux et qu'elles seraient impossibles sans eux. Tant qu'on les considère comme des matériaux indifférents, façonnables à notre gré, on s'expose à de sérieux retours de flamme. Les lapins en sont un exemple fameux : ils ne font jamais ce qu'on attend d'eux. Ils sont récalcitrants, rebelles, résistants. Dans ce livre qui propose une nouvelle manière de faire de l'histoire avec les animaux, les auteures sont engagées dans une folle course-poursuite avec des lapins qui toujours inventent, changent les règles du jeu, colonisent, se retirent. Ils sont toujours actifs, là où on aurait juré qu'ils seraient passivement soumis à nos projets et ambitions. Les auteures elles-mêmes ont été prises au piège ! Et s'il fallait en passer par les lapins pour mieux comprendre les humains ? Et si, mieux qu'une histoire des lapins, il s'agissait de commencer à écrire du point de vue des lapins ? Si on ne peut plus penser les humains sans les animaux, alors l'histoire, la sociologie, la philosophie doivent apprendre à bien les traiter.
Les procédures d'évaluation - qui envahissent tous les secteurs du réel - se présentent le plus souvent sous la forme de données fiables et objectives, qui ont pour vocation principale d'atténuer le parti pris de l'évaluateur. Quant à cette invasion, elle s'inscrit à l'intérieur d'une mutation idéologique plus vaste qui a institué la mise en concurrence comme le principal facteur de la performance. En pratique, ces procédures ne se contentent pas d'informer mais elles affectent la nature du sujet ou de l'objet évalué ; si bien que l'évaluation pose - quel que soit son domaine d'application - un problème éthique. La nature d'un problème éthique consiste précisément dans le fait que la solution du problème n'est jamais donnée par avance et qu'elle doit faire l'objet d'une invention singulière qui n'est jamais assurée en son résultat. Dans la mesure où les procédures d'évaluation sont incontournables, particulièrement en milieu scolaire, une évaluation éthique essaie de tenir compte de la singularité des situations, tout en cherchant à atténuer les effets violents et discriminants inhérents à l'évaluation elle-même. Nous ne cherchons donc pas ici à condamner l'évaluation en elle-même, mais à promouvoir une approche éthique qui tienne compte de la complexité des situations. Tout au long de cet ouvrage, nous interrogerons les connaissances disponibles issues de la recherche en éducation pour appuyer et discuter nos propos. Ces données seront enrichies par les résultats d'une étude menée en éducation physique et sportive, afin d'appréhender les effets de différentes modalités d'évaluation sur le développement des compétences des élèves.
C'est un énorme vide d'information que le livre Passion : vélo ou vélo à assistance électrique en ville vient combler. Il dresse un vaste inventaire des matériels et des dernières innovations qui distinguent ce moyen de locomotion moderne des pénibles antiquités que bien des cyclistes ont encore en mémoire : pneus anticrevaison, boîtes de vitesses efficaces et ergonomiques, freins endurants presque sans entretien, vélos pliants et/ou familiaux extrêmement bien adaptés, vélo semi-couché redoutable de confort et d'efficacité aérodynamique et, surtout, assistance électrique de VAE, formidable et fréquente alternative à la voiture pour aller bien et loin sans pour autant être en nage. Dans cet ouvrage, l'auteur, cycliste expérimenté et même enragé, raconte comment il a fait de Perceval VI, sa dernière monture, son moyen de transport privilégié, relève tous les avantages et toutes les difficultés de cette pratique en milieu urbain français, fort de ses expériences successives à Lyon et à Paris, et passe en revue l'environnement cyclable de la capitale.
Résumé : Paul Doumer, c'est 22 000 plaques de rues, avenues, boulevards et autres places. Ce nom, nous l'avons tous en tête pour une raison simple : Paul Doumer est le dernier président de la République française à avoir été assassiné. Le meurtre a été perpétré en plein Paris, par un Russe. Deux balles de revolver qui ont traumatisé la France. Mais hormis cette fin tragique, qui a vraiment été ce chef de l'Etat d'origine auvergnate ? Ce premier livre de Paul Mougenot aborde les facettes multiples de celui qui fut, d'abord, vraiment, le seul de nos dirigeants à être né dans la pauvreté et à avoir su accrocher ses talents à la locomotive de la méritocratie. Paul Doumer, c'est aussi la droiture, la force du travail et l'ardeur de l'indépendance réunies. Tour à tour professeur, journaliste, élu municipal, député, gouverneur général de l'Indochine, ministre, président du Sénat, président de la République, mais encore père de quatre fils fauchés par la Première guerre mondiale. Une vie d'ascension par le travail et le mérite comme seule savait en produire la IIIe République. Car ce livre, c'est aussi l'occasion de redécouvrir un régime politique aujourd'hui beaucoup décrié mais dont, en réalité, on ne sait pas grand-chose. Un voyage dans le temps et dans une France qui connaît ses dernières heures de faste avant l'obscurité des années 1930 et la montée vers la guerre.
Résumé : Cet ouvrage est conçu pour préparer l'épreuve d'EPS au concours du CRPE et se réfère aux nouveaux programmes. L'ouvrage propose : - Un descriptif de l'épreuve et des conseils pour la préparation et l'oral qui s'appuient sur les rapports de jurys. - Des connaissances théoriques indispensables à l'enseignement de l'EPS : textes officiels, programmations, méthode de construction de progressions et de séances. - De nombreux exemples de situations d'apprentissages dans des activités qui illustrent les objectifs à atteindre aux cycles 1, 2 et 3. - Six sujets de concours corrigés de l'année 2015.
Opposer les scientifiques à un "public prêt à croire n'importe quoi" - et qu'il faut maintenir à distance - est un désastre politique. "Ceux qui savent" deviennent les bergers d'un troupeau tenu pour foncièrement irrationnel. Aujourd'hui, une partie du troupeau semble avoir bel et bien perdu le sens commun, mais n'est-ce pas parce qu'il a été humilié, poussé à faire cause commune avec ce qui affole leurs bergers ? Quant aux autres, indociles et rebelles, qui s'activent à faire germer d'autres mondes possibles, ils sont traités en ennemis. Si la science est une "aventure" - selon la formule du philosophe Whitehead -, ce désastre est aussi scientifique car les scientifiques ont besoin d'un milieu qui rumine ("oui... mais quand même") ou résiste et objecte. Quand le sens commun devient l'ennemi, c'est le monde qui s'appauvrit, c'est l'imagination qui disparaît. Là pourrait être le rôle de la philosophie : souder le sens commun à l'imagination, le réactiver, civiliser une science qui confond ses réussites avec l'accomplissement du destin humain. Depuis Whitehead le monde a changé, la débâcle a succédé au déclin qui, selon lui, caractérisait "notre" civilisation. Il faut apprendre à vivre sans la sécurité de nos démonstrations, consentir à un monde devenu problématique, où aucune autorité n'a le pouvoir d'arbitrer, mais où il s'agit d'apprendre à faire sens en commun.
Depuis la terrible expérience du confinement, les Etats comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au " monde d'avant " grâce à une " reprise " aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - ; à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ? A Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.
Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n'attendait rien d'autre que d'être une maîtresse de maison - épouse, mère? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l'objection doucereuse de leur père: « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L'Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde: n'allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d'honneurs et de responsabilités ». Qu'avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés »? Nous avons le sentiment d'assister à la fin d'une époque: celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité. Désormais, à l'Université comme partoutailleurs, il s'agit de manifester sa flexibilité, d'apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d'époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l'Université comme ailleurs? Comment faire aujourd'hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons »? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf. Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Emilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l'Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu'elles s'y soient senties « à leur place ».
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.