Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Guerillères ordinaires
Mougel Magali
ESPACES 34
12,80 €
Épuisé
EAN :9782847051025
Les poèmes dramatiques qui composent ce recueil donnent la parole à trois figures féminines symboliques et emblématiques d une condition quotidienne d oppression. À sa façon, chacune de ces femmes, en s opposant à une logique normative, fait le choix d une issue radicale. Lilith à l estuaire du Han Quartier français de Seorae, Corée du Sud. Lilith mène une vie ordonnée avec sa famille jusqu au jour où Georg, son mari, décide de percer une fenêtre dans le mur de la buanderie pour lui offrir soleil et vue sur les arbres de Seorae. Ce que Georg ignore est que cette buanderie est l abri de Lilith dans lequel elle garde au frais ses secrets. Léda, le sourire en bannière Léda Burdy est une parfaite hôtesse d accueil dans l entreprise Egon Framm. Or un jour, ses fonctions sont remises en cause en raison d un physique devenu incompatible avec les exigences du marché. La dernière battue Une jeune femme confesse son premier amour. Adolescente, elle a aimé puis a cessé d aimer sous la contrainte paternelle.
Résumé : Tandis que des habitations se vident, des travaux de démolition/reconstruction sont en cours afin de réhabiliter un ilot urbain. Mais un homme résiste malgré le départ de sa femme, l'hostilité des anciens habitants, les implacables lettres officielles d'expulsion, la dégradation de l'état de sa maison. Il ne veut pas abandonner sa maison, ses pigeons, ce lieu où il a grandi, s'obstinant hors de raisons. Avec lui, vit sa fille à qui il enseigne de ne pas se résigner. Elle-même, confrontée à la brutalité des autres enfants de son école, fait le récit d'une douceur rude entre son père et elle, une solidarité. Une pièce sur le déracinement forcé pour l'utopie d'un monde meilleur, l'arrachement sans retour à un lieu qui forge un être, l'agonie d'un homme.
Cette histoire se raconte un soir de fête, quand il y en a un qui a trop bu et que tout dérape. Elle se raconte au lendemain du jour où tu reconnais ton frère, ton fils, ton amant au milieu d'une bande de fascistes. Cette histoire est celle d'une femme et d'un homme qui se sont voués fidélité amoureuse et politique. Une fidélité absolue. Elle pourrait se dérouler sur un boulevard à Athènes, ou sur une bande de terre comme celle de Gaza, ou ici. Car c'est l'histoire d'une trahison politique et amoureuse entre un homme qui choisit de rallier le clan qu'il a toujours combattu et une femme éprise, fidèle à ses convictions autrefois partagées avec lui.
Anna Bapst, jeune apprentie dans un restaurant étoilé de l'est de la France, rentre dans la ferme familiale. Il est tard. Sa mère et son frère sont dans la cuisine, et l'attendent. Ils veulent savoir pourquoi elle n'est pas allée travailler, pourquoi son scooter a été vu près de l'ancienne colonie de vacances maintenant réquisitionnée par le Département pour y héberger un groupe d'adolescents, mineurs isolés. Qu'a-t-elle à voir avec le jeune passé à tabac là-bas ? Pourquoi traîne-t-elle avec ce Marco et sa bande qui prônent la haine nationaliste et le racisme ordinaire ? Oublie-t-elle qu'elle est issue d'une famille de Justes ?
Les joyeuses commères de Windsor sont une des comédies les plus farcesques de Shakespeare. Les personnages à la fois typés et vivants s expriment dans un langage coloré. Il y a les meneurs les deux commères, bourgeoises sans état d âme à la vengeance peu charitable, leurs époux, l entremetteuse, les pédants, les simples, les jeunes premiers... Ils évoluent autour de la personne de Falstaff, gentilhomme désargenté, hâbleur et gourmand. Il croit, avec l aide d acolytes peu recommandables, mener son monde alors qu il est le jouet de sa naïveté jusqu à en devenir touchant. Des Joyeuses commères de Windsor on connaît deux états: le Folio, posthume, et le Quarto dont il s agit ici. Ce texte, plus court et publié du vivant de Shakespeare moins soucieux il est vrai de l édition que du travail de plateau, privilégie le jeu et le plaisir de dire. C est ce que cette version s efforce de mettre en avant.
« Horlogerie théâtrale au mécanisme parfaitement réglé, ambiguïtés des personnages, renouvellement de thématiques et de structures marivaudiennes, telles sont les singularités du Legs. (...) On signalera l intéressante reprise, par la troupe du Français, dans une mise en scène de Jean-Pierre Miquel, d un Legs transposé dans une atmosphère art déco. L univers à la Watteau disparaît complètement, et l on entend alors plus nettement la montée des revendications féminines et la cruauté des relations sociales dans un monde dominé par l argent. » --[Extrait de la présentation, C. Ailloud-Nicolas]