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LE POLITIQUE ET SES ENJEUX. Pour une démocratie plurielle
Mouffe Chantal
LA DECOUVERTE
22,11 €
Épuisé
EAN :9782707123886
Le débat classique, en France et en Europe, entre libéralisme et socialisme, ou, aux Etats-Unis, entre libéralisme et " communautarisme ", s'épuise et débouche sur une impasse. L'adhésion au libéralisme individualiste nous condamne à tout accepter de la modernité occidentale capitaliste, y compris ses tares les plus criantes, et à tout refuser des cultures ou des valeurs qui ne se plient pas au modèle dominant. Mais, à l'inverse, l'aspiration communautarienne à refonder l'ordre social sur des fins partagées par tous témoigne d'une incapacité à comprendre le fiat que les sociétés modernes sont inexorablement divisées et que c'est justement en cela qu'elles sont démocratiques. En fait, par delà l'opposition rituelle qui les sépare, libéraux individualistes, communautariens et sociales traditionnels participent d'une même difficulté à accepter le fait du conflit et de la pluralité des valeurs. Pour cette même raison, si les philosophes qui les inspirent savent élaborer des doctrines morales et juridiques, ils ne parviennent pas à élucider les enjeux du politique. En esquissant les grandes lignes d'une philosophie proprement politique, et non seulement morale ou juridique, Chantal Mouffe qui, la première, a fait connaître en France le débat américain entre libéraux (tels J. Rawls ou C. Larmore) et communautariens tels A. Mac Intyre, M. Sandel, C. Taylor ou M. Walzer) dessine ici les contours de ce que pourrait être un socialisme libéral et agonistique. Autrement dit, une démocratie authentiquement plurielle et radicale.
Mouffe Chantal ; ERREJON Iñigo ; Brustier Gaël ; D
Résumé : Comment la gauche peut conquérir le pouvoir à nouveau ? Que signifie le terme de populisme ? Quel est l'avenir de la démocratie libérale ? Comment définir une nouvelle lutte des classes ? Qui sont les nouveaux opprimés et les nouveaux oppresseurs ? C'est à ces questions et bien d'autres que répondent deux des personnalités les plus célèbres de la gauche : la philosophe Chantal Mouffe et le co-leader de Podemos Inigo Errejon. Dans ce livre d'entretiens, ils reviennent sur les expériences de la gauche en Amérique latine, sur la victoire de Syriza en Grèce, sur l'entrée au parlement de Podemos, et plus généralement sur la montée des extrêmes et les opportunités pour les gauches radicales en Europe. Ce livre, c'est aussi une analyse lumineuse des nouveaux rapports de force au sein des régimes occidentaux : consensus au centre et populisme à droite ; renouveau du chef charismatique ; bataille culturelle ; retour des nations. Un livre événement et indispensable pour comprendre la nouvelle ère démocratique de ce siècle commençant.
Résumé : Le Paradoxe démocratique est l?ouvrage de Chantal Mouffe le plus lumineux et le plus accessible sur les aspérités, les fractures et les disparités de la démocratie. Situant ses analyses au coeur des débats sur la démocratie libérale moderne, elle s?attaque à John Rawls, Jürgen Habermas et au consensus de la politique de la "troisième voie" pour démontrer en quoi leurs conceptions de la démocratie sont victimes de contradictions paralysantes. Sur cette toile de fond, l?auteur élabore une conception complexe du "pluralisme agonistique" qui s?inspire de Wittgenstein, Derrida et des thèses provocatrices de Carl Schmitt, pour tenter de réinscrire l?antagonisme et le conflit comme les caractéristiques les plus vitales et les plus constantes de la démocratie radicale.
Résumé : "Démocratie" et "Occident" sont-ils synonymes ? L'Europe sera-t-elle un jour unie ? Quelle est la nature de la politique radicale ? Eut peut-il avoir une réelle fonction critique ? Le conflit politique est inévitable dans notre société, mais ses effets ne sont pas forcément négatifs, loin de là. Comment, alors, gérer les différends insurmontables découlant des complexités de la culture moderne ? Dans cet ouvrage, Chantal Mouffe élabore sa philosophie politique de l'agonistique - recherche d'une démocratie radicale et plurielle - en examinant sa pertinence quant aux relations internationales, aux stratégies de la politique radicale, à l'avenir de l'Europe et aux pratiques artistiques. Elle démontre que dans de nombreuses circonstances où aucune alternative ne semble possible, l'agonistique offre des pistes inédites permettant de changer les choses. A travers sa critique du cosmopolitisme, du post-opéraïsme et de la théorie des modernités multiples, elle plaide en faveur d'un monde multipolaire au pluralisme culturel et politique réel.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.