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Pavane pour un singe défunt
Motsch Elisabeth
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246513612
John Kopelovsky, jeune chef d'orchestre, revient en France après un séjour de dix ans aux Etats-Unis. Il ne souhaite pas retrouver sa famille d'émigrés russes mais pour son premier concert à Paris, il invite sa mère, séparée de son père depuis des années. Son grand-père, Nicolaï Feodorovitch Kopelovsky vient aussi et, par ses ronflements intempestifs, trouble l'exécution des Vêpres de la Vierge de Monteverdi. Patriarche moqué et craint de la famille, quelque temps après il entre en agonie, meurt enfin et... continue de peser lourdement sur les siens. C'est autour de ce "vieux singe" que s'organisera la "pavane". Au-delà des apparences, John Kopelovsky se découvrira des ressemblances profondes avec lui. Lila, sa mère, et Michel Crayon, son beau-père, abbé défroqué, perdront leur statut d'exclus de cette étrange famille russe ; le père de John se trouvera une nouvelle jeunesse ; Ekaterina, la tante, cherchera en vain un homme capable de rivaliser avec son père. Et l'ombre énorme "du vieux singe" continuera à peser sur tous, y compris sur Mela, la bonne Russe. Tandis que les personnages tentent de trouver leur place dans cette danse collective, la vie de John continue, comme rythmée par des figures musicales essentielles : le soupir, le vibrato, la reprise... Le rire, cependant, est aux aguets, et c'est un bon calmant contre l'angoisse.
Résumé : La vie et les luttes de la grande scientifique française Marie Curie, deux fois prix Nobel. Immigrée venue de Pologne, elle lutta avec âpreté pour se faire une place dans le milieu scientifique et fut récompensée pour ses travaux sur la radioactivité.
Gabriel est asperger. Il aura fallu des années à ses parents pour mettre ce nom étrange sur le syndrome autistique qui s'emparait de leur petit garçon. Aujourd'hui le temps a passé, Gabriel a quinze ans, et cette histoire se déroule dans la douceur d'un jour d'été. Il fait beau en Bourgogne, les parents de Gabriel marchent sur les chemins de la colline avec leur vieil ami Friedrich. Bien loin devant eux, Gaby file comme le vent à grandes enjambées: ces pas démesurés qui le caractérisent. Attentif, il cherche l'oiseau, celui dont il sait tout, celui qu'il aime éperdument: la bécassine de Wilson. Mais ce n'est pas un animal qui, soudain, l'attire dans un creux de rocher, c'est un vieux monsieur, un de ces personnages qui ne font confiance à personne. Alors que ses parents racontent à Friedrich ce que furent ces années de recherches, de questions et de combats face aux institutions, aux multiples comportements d'exclusion, Gabriel est heureux. En pleine nature, il écoute le vieux Louis. Dans la fraîcheur de l'été, Gabriel se balance... La justesse de cette histoire, la tenue de son propos sont à la hauteur de l'exigence littéraire: dire pour partager, pour endiguer le silence, choisir la fiction pour embellir le réel de nos vies. Biographie: Elisabeth Motsch vit à Paris. Elle écrit pour la jeunesse. Sur le même thème est paru aux éditions de L'Ecole des loisirs un très beau récit intitulé Gabriel. Après La Ville orange (2001) et Le Tribunal de Miranges (2003), ce livre est son troisième roman aux éditions Actes Sud.
Résumé : A sa naissance, la princesse Harmonie semblait promise à un destin sans nuage, et le royaume tout entier s'en réjouissait. Seule la sorcière, la femme à la barbe en bataille, savait que la petite princesse aurait une jeunesse tourmentée. Tourmentée à cause de ses pieds qui seraient trop grands. Oh oui, elle allait souffrir, la petite princesse ! Ses pieds immenses allaient devenir pour elle une obsession, un cauchemar. Mais la femme à la barbe en bataille savait aussi que, le jour venu, elle seule pourrait venir en aide à la princesse. Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.
Paris, fin des années soixante. Après une enfance tourmentée par l'intolérance, la narratrice de ce roman entre à l'Ecole normale d'institutrices. Là, elle rencontre les amitiés fondatrices, s'impose en chef de bande, caustique et arrogante. Puis, à l'époque où la politique est encore bien loin de l'utopie, elle s'engage avec conviction dans les grands combats féministes, tente d'échapper à ses contradictions mais se refuse au devenir d'une passionaria. Car le parcours de cette jeune femme s'inscrit dans une tendre ambivalence, et elle n'oubliera jamais la ville orange, ce Paris qui s'éteint face au tumulte des grands chantiers, celui si coloré de son âge tendre.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...