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Philosophes sans Dieu. Textes athéées clandestins du XVIIIe siècle
Mothu Alain ; Mori Gianluca
CHAMPION
12,50 €
Épuisé
EAN :9782745321275
Extrait Extrait de l'introduction Philosopher sans Dieu, c'est à cette tâche ardue que s'attaquent, dès le début du XVIIIe siècle, quelques philosophes français de formation différente, dont les doctrines se dispersent dans des ouvrages, pour la plupart manuscrits, qui restent enfouis dans les cabinets de leurs auteurs ou circulent furtivement sous le manteau. Bien avant le Système de la nature du baron d'Holbach, qui couronnera en 1770 plusieurs décennies d'activité souterraine, l'athéisme connaît une diffusion discrète mais réelle, qui traverse la culture des Lumières et a déposé dans nos archives des traces palpables de son passage. Sa présence fut certes alors minoritaire, à la jauger en termes purement quantitatifs, et cela même à l'intérieur de ce que l'on appelle communément la «littérature philosophique clandestine» - par quoi l'on désigne le champ documentaire révélé par les travaux fondateurs de Gustave Lanson (1912) et de Ira Owen Wade (1938). En effet, parmi plusieurs centaines d'écrits manuscrits antireligieux repérés dans les bibliothèques européennes, seuls quelques-uns peuvent être incontestablement regardés comme «athées». Ceux-ci représentent cependant, dans leur majorité, les écrits les plus authentiquement philosophiques de ce corpus, tant en vertu de leur engagement conceptuel que par le fait qu'ils se mesurent avec les classiques les plus importants de la pensée moderne : Descartes, Hobbes, Spinoza, Malebranche, Leibniz, Locke, etc. Pour autant, gardons-nous de croire qu'il exista, dans la première moitié du siècle des Lumières, un mouvement athée homogène et organisé, voire cosmopolite et international, analogue au courant «panthéiste» lié plus ou moins organiquement aux cercles de la franc-maçonnerie anglaise et hollandaise, ou comparable à la fameuse et plus tardive «coterie holbachique», armée de son bras séculier amstelodamois en la personne du libraire Marc-Michel Rey. Les athées français de la première moitié du siècle, assurément, se laissent plus difficilement intégrer dans un cadre unitaire, et cela en raison, aussi bien de leurs options philosophiques particulières, que de leur attitude à l'égard du pouvoir établi. De ce dernier point de vue, il faut observer que ces hommes - dont l'identité nous échappe encore souvent aujourd'hui - ne sont en général animés d'aucun projet révolutionnaire. Aussi, malgré les liens incontestables que l'on peut repérer ou soupçonner entre certains d'entre eux - entre Boulainviller et Fréret, par exemple, ou entre ce dernier et Du Marsais -, ils ne forment pas secte, ni ne complotent en secret pour un idéal laïc et républicain. De là, la difficulté que nous éprouvons à les rattacher à ce que l'on a coutume d'appeler depuis quelques années - en usant d'une formule manifestement anachronique mais non dépourvue d'efficacité - les «lumières radicales», objet des travaux de Margaret C. Jacob et, plus récemment, de la vaste fresque de Jonathan Israël. Le radicalisme (indéniable) des athées clandestins français est avant tout philosophique : leur objet polémique est constitué par les dogmes théologiques du christianisme, alors que leur intérêt pour les problématiques politiques s'avère en général plutôt tiède, quand il ne s'affiche pas clairement conservateur. Aussi leur entreprise n'est-elle pas, pour l'heure, destinée à sortir des cercles fermés de la libre pensée, des cafés parisiens ou des salons de quelques personnages de haut rang attirés, ou même conquis, par les idées nouvelles et hardies - et les exemples, à cet égard, ne manquent pas : du Régent au duc de Noailles, en passant par des membres des académies royales ou du Parlement, nombreux furent ceux qui accueillirent chez eux de petits cénacles libres penseurs, auxquels participèrent même des censeurs royaux, des commissaires de police et des ecclésiastiques.
L'ouvrage propose un parall�le visuel entre les paysages peints par les impressionnistes dans le dernier tiers du XIXe si�cle et les m�mes sites photographi�s. L�apparition de la photographie et l�engouement pour les cartes postales au d�but du XXe si�cle ont laiss� des sites, repr�sent�s par les peintres, des t�moignages qui permettent un rapprochement entre leur peinture et la r�alit� du lieu. Les nombreux villes, villages, chemins, bords de l�eau repr�sent�s entre autres par Courbet, Corot, Sisley, Monet, Pissarro, Guillaumin et bien s�r C�zanne, sont mis en relation avec une carte postale qui permet � la fois d�explorer le site et, � travers l�interpr�tation qu�il en fait, d�approcher la d�marche artistique du peintre. Les � couples � photo/peinture sont pr�sent�s par doubles pages et accompagn�s de la l�gende de l�oeuvre ainsi que d�un court commentaire. Une vingtaine de peintures de C�zanne pr�sent�es � l�exposition � C�zanne et Paris � seront reproduites dans l'ouvrage, associ�es � une carte postale. Sans �tre exclusivement consacr� � C�zanne, cet ouvrage est ainsi rattach� aux publications li�es au catalogue et � l�exposition.
Qu'il soit désiré par les salariés ou encouragé par le législateur, le temps libre est, la plupart du temps, présenté comme une réalité positive, tant pour la vie quotidienne que pour favoriser le partage du travail. Mais est-ce si sûr, se demande Daniel Mothé dans cet essai provocateur ? Le temps libre n'est-il pas un piège, le miroir aux alouettes de cette fin de siècle ? Car aujourd'hui, l'espace du temps libéré subit la ségrégation de l'argent, il compartimente les modes de vie, où les mêmes strates sociales consomment les mêmes plaisirs entre elles. Aux pauvres qui ne sont pas invités au festin reste la consommation audiovisuelle qui les isole davantage. Comment alors remplir cet espace croissant de temps libre pour ceux qui sont les moins favorisés, afin qu'il devienne, vraiment, un temps social ?
Pourquoi la Barbe Bleue conservait le corps de ses femmes assassinées? Que venait faire le Petit Chaperon Rouge dans le lit du Loup? Pour quelles raisons un Ogre repu égorge-t-il sept filles qu'il choyait? Perrault ne nous donne jamais clairement les mobiles de tous ces crimes qu'il sait si bien mettre en scène. Nous voudrions en savoir plus et une enquête s'impose. Confiée au médecin légiste et au psychiatre cette recherche va éclairer d'une lumière nouvelle des histoires qui ne pourront jamais plus passer pour d'"agréables sornettes".
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi
Nous vivons dans une civilisation menacée d'effondrement. Ce que l'auteur appelle l'âge de l'entropocène, néologisme issu du terme entropie qui, en physique, désigne l'état de désordre d'un système. Dans cet ouvrage, Bernard Stiegler montre que ce désordre touche toutes les sphères du vivant et des sociétés. Changement climatique, extinction des espèces, affection des écosystèmes, intelligence artificielle aveugle, emprise de la post-vérité, automatisation généralisée... comme si nous avions enfanté un monde, inspiré par l'utilitarisme et les techniques non réfléchis, sur lequel nous n'avions plus aucune prise. Nous sommes au temps de l'insoutenabilité, pas simplement de la croissance économique, mais également des organisations sociales et de la manière dont les humains comme véritables sujets se pensent et se déploient... A nous l'urgence de développer les termes d'une alternative dans laquelle penser serait un véritable acte de conversion et de solidarité.
Vous êtes anxieux ? Ce n'est probablement pas grand-chose à côté de ce que vit Scott Stossel. Outre ses phobies de l'avion, du fromage, ou encore de s'exprimer en public, ce dernier est en proie à un malaise constant et à des crises de panique imprévisibles. Au gré du récit de son propre combat contre l'anxiété, il explore ce mal aujourd'hui encore décrié. De l'histoire à la littérature, de la pharmacologie aux neurosciences, en passant par les religions et la philosophie, Scott Stossel réalise la plus fascinante exploration de l'anxiété jamais écrite.
Soumaille Suzy ; Bondolfi Guido ; André Christophe
A petites doses, l'anxiété est normale et même nécessaire. Elle nous protège contre les dangers et nous booste avant une échéance. Toutefois, quand elle se fait excessive, cette émotion devient nuisible. Anxiété généralisée, trouble panique, anxiété sociale, phobies, trouble obsessionnel compulsif : chez près d'une personne sur cinq, les troubles anxieux induisent une souffrance ainsi qu'une difficulté à fonctionner au quotidien. A force de se faire du souci pour tout et pour rien, les angoissés accumulent les évitements et voient leur vie se rétrécir. Ils sont guettés par l'épuisement et la démoralisation, avec un risque élevé de basculer dans la dépression. Symptômes, causes, diagnostic, traitements efficaces et prévention des rechutes : connaître sa maladie est le premier pas pour sortir du cercle vicieux de l'anxiété. Ce livre accompagne les patients tout au long de leur parcours vers le retour au calme. Il constitue aussi un soutien pour leurs proches, souvent démunis face à des peurs qui les dépassent.
Caroline Foran vit avec une anxiété paralysante depuis ses vingt ans. Incapable de quitter la maison pour aller chercher du lait jusqu'à son impossibilité d'occuper un poste de rédacteur en chef, elle nous livre ici comment elle s'en est sortie. Pour ceux qui doivent faire face au même combat, l'auteure explore ce qu'est l'anxiété, ses déclencheurs et les différents traitements (thérapie cognitivo-comportementale ou TCC, acupuncture, régime alimentaire, médicament) - elle examine avec honnêteté et humour ce qui a fonctionné pour elle et nous donne un compte rendu sans fioritures.