Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sujet handicapé. Evocation(s) du lien psychique et du lien social
Morvan Jean-Sébastien
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782336003924
La question de l'adaptation scolaire et sociale des enfants et adolescents en situation de handicap et en difficultés d'apprentissage ou de relation appelle un repérage et une analyse psychodynamique qui prennent en compte les mobilisations et les investissements qui se trouvent provoqués et convoqués dans le vécu quotidien. Les représentations-affects qui sous-tendent puis traversent les expériences d'intégration prennent ancrage dans la confrontation première au handicap et à l'inadaptation. Cet ensemble originaire qui entremêle éléments de la réalité et mouvements tant fantasmatiques qu'imaginaires peut se traduire en attitudes freinantes et paralysantes mais aussi se constituer en organisateurs structurants et en conduites d'accompagnement par le biais de projets partagés. Chaque partenaire - enfant, famille, professionnel, institution, groupe - est partie prenante dans cet espace intra et interrelationnel. Le processus d'intégration psychique et sociale, dans ses facilitations comme dans ses blocages, s'éclaire et se comprend mieux à partir de l'émergence de ces effets en retour, le plus souvent déplacés et masqués dans la réalité. Ce qui peut alors faire sens, dans cette mise en écoute et en commun, est que le handicap et les difficultés d'adaptation se révèlent, sur fond de ré-évocation du passé et d'évocation-anticipation de l'avenir, davantage affaire de similitude que de différence autour des sentiments - éprouvés non sans angoisse et souffrance - de rupture, de perte, de vide. Il résulte de cette prise de conscience une meilleure reconnaissance de la place et du rôle qui reviennent à chacun dans sa position de sujet en devenir, à la recherche d'un compromis de vie de part et d'autre narcissiquement acceptable. La remise en perspective de soi et la capacité de représentation et d'investissement qui en découle, dans la relation à l'autre - le vivre ensemble des expériences et des pratiques - et dans le rapport aux objets culturels communs, entrent dès lors dans le champ des possibles par appropriation subjective et réciproque.
Tiburce Petitpas fait un cauchemar étrange. Il se réveille au petit matin et décide, pour se changer les idées, de faire une promenade. Sa femme vient de le quitter. Il réfléchit sur le changement qui va en résulter dans sa vie. Il n'a pas le temps de réfléchir trop. Il se fait agresser par une bande d'adolescents et se retrouve à l'hôpital, puis immobilisé chez lui jambe et nez plâtrés. On lui a dérobé son téléphone, ses papiers et sa carte bancaire. Il apprend alors que son identité a été usurpée deux jours avant son agression et que son compte en banque a été vidé. Puis on s'interroge sur la disparition de sa femme, qui n'est pas apparue chez l'amie où elle avait annoncé trouver refuge. Dans une atmosphère onirique, Tiburce Petitpas est confronté à une intrigue policière qui le dépasse et qui le conduit à une interrogation identitaire.
Tout le monde veut aujourd'hui "combattre l'échec scolaire", "aider les élèves à surmonter leurs difficultés d'apprentissage", "lutter contre toutes les formes d'exclusion"... Mais beaucoup s'arrêtent à des analyses générales, psychologiques, sociologiques ou institutionnelles. Or, cela ne permet guère d'appréhender la réalité singulière de chaque sujet si l'on souhaite l'accompagner dans une démarche, toujours difficile, de réconciliation avec soi-même, avec les autres, avec la culture et avec le monde. Or, voilà ce que, précisément, Jean-Sébastien Morvan nous propose dans ce livre : une pédagogie de la médiation qui permette aux enfants et adolescents en "rupture de connaissances", voire en "rupture d'identité", qu'ils soient ou non porteurs de handicap, de se réintroduire progressivement, pas à pas, dans "le monde commun". Car, c'est bien de cela qu'il s'agit : être attentif à ce qui mobilise, chez un sujet, ses capacités d'intérêt et d'investissement pour le savoir. Provoquer et convoquer ce qui, chez lui, favorise une reconfiguration positive du moi. L'aider à se reconnaître suffisamment estimable pour renoncer à son statut d'exception dans lequel il s'enferre souvent. Réinitialiser sans cesse ce qui est, pour lui, "moteur d'apprentissage". L'acclimater à la culture pour qu'il trouve dans le comprendre les moyens de grandir... Pour cela, il faut un éducateur qui se fasse constructeur patient et inventif de "ponts de sens", un enseignant soucieux de permettre à chacun de prendre sa place, et qui soit formé à une "clinique des apprentissages" nullement incompatible - bien au contraire - avec sa mission de transmission. Parce qu'il associe, dans ce livre, analyses de cas, évocation des contes de Grimm, données de la recherche, modélisations et propositions pour les praticiens, Jean-Sébastien Morvan nous livre un texte original et infiniment précieux. Contre tous les fatalismes, il plaide pour une pédagogie qui permette de passer du "non-apprendre" à "l'en-vie d'Ecole", une Ecole pour la vie". Philippe Meirieu
Comment les professionnels de l'enseignement, de l'éducation et de la santé, se représentent-ils leurs fonctions, leurs pratiques et ce qui les a conduits à l'exercice de leur profession ? Quelles lignes de force sous-tendent les engagements et les pratiques dans ces trois secteurs ? Une équipe de chercheurs, rassemblés autour du Professeur émérite Jean-Sébastien Morvan, a proposé à un échantillon représentatif d'enseignants, d'éducateurs spécialisés, et de soignants, un entretien clinique individuel. Chaque professionnel interrogé, dans chaque secteur, y évoque ses aspirations, son vécu, ses objectifs et ses motivations (intérêts, appréhension). Chacun y expose son point de vue sur la formation (décalages entre attentes et réalité), s'attache à décrire ce que sont pour lui les qualités requises, tient à définir ses fonctions, s'interroge sur les notions de réussites et d'échecs professionnels. Dans ces entretiens apparaissent aussi les figures marquantes, celles qui ont influencé les choix et les pratiques ; également les apports et les conflits potentiels liés à la pluridisciplinarité, la pluri-professionnalité, la place et rôle de l'institution, les perspectives d'évolution professionnelles possibles. L'approche clinique situationnelle constitue le cadre et l'opérateur de ces analyses, pour permettre de décrypter au-delà des explications avancées, l'arrière-plan de ce vécu, ou comme le suggère Jean-Sébastien Morvan "pour mettre en relief, dans la jonction passé, présent, avenir, comment les trajectoires (les engagements vécus), prennent source dans les traces (inconscientes) et les trames des histoires individuelles mais aussi collectives dès lors qu'il est question de sujet, d'institution, d'actions groupales." "Un intérêt majeur de ce travail, souligne Yannick Gabillard, dans sa préface, est d'apporter les éléments de compréhension de ces allers-retours entre désir et réalité, satisfaction et désillusion ; où finalement apparait, sous-jacente, une blessure narcissique que chacun porte comme une marque, une faille mais certainement mut autant, comme une possible relance i...] portée comme un autre ou nouveau désir de faire et faire-faire."
Résumé : 1940, l'armée nazie a envahi la Pologne. A Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s'en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d'aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien A ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l'adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n'hésite pas A tenir tête aux gardiens, A faire toujours plus que ce qu'autorise l'occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l'innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête A risquer sa vie.Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l'une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d'Histoire... C'est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette "mère des enfants de l'Holocauste. "Porté par un dessin d'une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d'un sujet fort, poignant et profondément actuel... Toucher, émouvoir, parler d'hier pour raconter aujourd'hui...
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.