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L'apprentie du philosophe
Morrow James ; Rouard Philippe
DIABLE VAUVERT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782846262897
Tout commence par un papillon. L'insecte en question, un monarque, voletait au-dessus des guirlandes de belles-de-jour festonnant la barrière de mon appartement au rez-de-chaussée, et il plongeait sa trompe dans le fin pollen des cônes bleus. C'était un chaud et fécond matin d'août, et j'avais vingt-sept ans. Contemplant ce Danaus plexippus par un trou dans la porte grillagée, j'étais proprement fasciné par les antennes éthérées et les ailes orange rayées de bandes noires, aussi remarquables que des vitraux. Combien sacré il devait paraître aux yeux d'un insecte plus modeste... une véritable révélation pour un criquet.Il me revint fatalement en mémoire la fameuse énigme de Lao-tseu. «Suis-je un homme rêvant qu'il est un papillon ou bien un papillon rêvant qu'il est un homme?» Me livrant à une petite expérience, je changeai mentalement ma place avec le monarque. Je ne sais si ce dernier prit plaisir à être un thésard en philosophie, fauché et nourrissant un fort penchant pour l'éthique mais, de mon côté, ma condition de lépidoptère me réjouissait. Le soleil réchauffait mes ailes, le nectar apaisait ma faim, et le parfum comblait mes organes olfactifs, situés, devinez où, dans mes pattes.Le téléphone sonna. Un représentant de ma banque m'incitait ardemment à m'enfoncer un peu plus dans les dettes. Je raccrochai sèchement et tentai de retourner à ma rêverie taoïste, mais celle-ci s'était évaporée. Peu importe, le papillon avait fait son office. Grâce à cette fragile créature, j'avais trouvé le point d'ancrage de ma thèse de doctorat. Mason Ambrose, moraliste embryonnaire, fonderait les impératifs inhérents au lien existant entre l'humanité et le Danaus plexippus et les insectes en général, ainsi qu'à toute chose dans le monde se prévalant d'avoir ailes, pattes, tentacules, griffes, serres, écailles, plumes, nageoires, fourrure ou chair. Et ce fut avec une bouffée de joie que je mesurai que cette attitude darwiniste ne séduirait ni les marxistes séculiers, dont les enseignements éthiques barbotaient exclusivement dans le cours brutal de l'histoire, ni les chrétiens évangélistes pour lesquels une éthique naturaliste était une contradiction dans les termes, ni les mystiques des classes moyennes, qui détestaient tout débat fleurant le déterminisme biologique. Une position philosophique susceptible de heurter la gauche collectiviste, la droite bondieusarde et la frange née sous le signe du Verseau, avait à mes yeux bien des atours.
Résumé : Dieu se Meurt. Son corps, long de trois kilomètres, a été trouvé dérivant au large du golfe de Guinée. Le Vatican s'interroge : que faire d'une preuve ontologique aussi monumentale ? Pour conserver la Divine Dépouille, il affrète un supertanker sous double commandement d'un capitaine mécréant et d'un théologien jésuite, chargés de remorquer Dieu jusqu'à Sa dernière demeure dans les glaces du pôle Nord... A la fois roman d'aventures débridé et méditation philosophique satirique sur la religion et le libre-arbitre, un exercice de fiction époustouflant.
Depuis toujours, Lazare maintient mordicus qu'il n'a jamais été ressuscité. Quand d'étranges visiteurs l'invitent à bord d'un fabuleux vaisseau mécanique dirigé par un automate à tête de crocodile, il embarque pour une épopée dans l'espace et le temps qui le conduira du New York des années 1960, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à explorer les grands lieux du christianisme, revisitant avec humour l'histoire de notre civilisation.
Né en 1947, diplômé d'Harvard, James Morrow a retenu de ses études supérieures littéraires, en particulier de sa découverte de Camus et Voltaire. son goût pour le roman philosophique et satirique, et aime à se considérer comme un « pèlerin ironique » À la parution de La Grande Faucheuse qui vient clore sa trilogie sur le corpus dei (Au diable Vauvert 2000), il déclarait « Dieu m'a mis sur Terre pour que je passe ma vie à élaborer des théories prouvant qu'il n'existe pas. » Doté d'un solide sens de l'humour, il écrit depuis toujours des romans iconoclastes, drôles, qui s'apparentent plus à des contes voltairiens qu'à des allégories philosophiques. Auteur de plusieurs roman traduits chez Denoël Présence du futur et J'ai lu SF, Morrow accède à la reconnaissance en obtenant pour son roman En remorquant Jéhovah (Au Diable Vauvert 2000) le World Fantasy Award 1995, l'un des prix littéraires les plus prestigieux au monde dans le domaine de la SF.
Résumé : Au large de La Haye, où vient de s'achever son procès, le Corpus Dei entre brutalement en décomposition et explose, expédiant Sa Tête en orbite. L'humanité vit désormais sous le sourire ricanant du divin Crâne orbitant dans le ciel comme une seconde Lune. Une épidémie de peste schizophrénique se propage alors, qui place les malades face à leur propre mort et les conduit à entamer avec eux-mêmes un dialogue des plus désagréables. Si Dieu est mort, quel recours reste-t-il aux hommes pour conjurer ce fléau ?
« Ce qu'on va faire, c'est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu'il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu'il y a eu un braquage, c'est parce qu'on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes. » Quel est le rapport entre un écrivain sans gloire, le rapt d'enfant et l'économie de la chaussure ? Vous le saurez en lisant la nouvelle satire sociale de Thomas Gunzig.
Résumé : Un lit. Un couple. Deux amants enlacés, visiblement amoureux. Mais dans une heure, il doit partir retrouver sa femme. Une heure est suffisante pour parler d'amour.
Un enfant de rien, un petit grain de poussière qui par son destin, bouleversera le cours de son monde ... Le premier tome d’une saga de fantasy d’une rare qualité !
L'univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l'ont inspiré pour son chef d'oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l'ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d'un géant et frère d'Odin, escroc et manipulateur inégalable... Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante - et très humaine - histoire.