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GOODMAN MODELES DE LA SYMBOLISATION AVANT LA PHILOSOPHIE DE L ART
MORIZOT
VRIN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782711624119
Nelson Goodman (1906-998) est l'auteur d'une oeuvre austère et fascinante dans laquelle la rigueur logique s'accompagne d'une inventivité conceptuelle remarquable. Elle aborde des questions relevant de la métaphysique, de l'épistémologie, de la philosophie du langage et de l'esprit, et elle trouve son terrain de prédilection dans la philosophie de l'art. Le présent ouvrage met l'accent sur Langages de l'art (1968), dont il propose une présentation raisonnée : rappel de l'arrière-plan technique issu des livres antérieurs (constructivisme, nominalisme, induction, pluralisme), examen des notions centrales (représentation, exemplification, notation, etc.) et analyse de leurs implications esthétiques. L'enjeu est une " reconception " de l'art et de la philosophie en termes de symbolisation : les oeuvres d'art se comprennent comme des symboles qui fonctionnent de manière référentielle - quoique non simplement dénotative - et contribuent à faire signifier le monde à chacun de ses niveaux. Loin de s'opposer par nature, l'art et la science sont des voies complémentaires pour en explorer la structure, les contenus et les formes de manifestation. C'est pourquoi, écrit Goodman, " bien loin de vouloir désensibiliser l'esthétique, je veux sensibiliser la cognition ".
Depuis les forêts du Yellowstone aux crêtes du Kirghizstan, des steppes du Haut-Var à la terrasse de son appartement, Baptiste Morizot nous invite à partir sur les traces d'êtres hors du commun, souvent mythifiés : les grands prédateurs - ours, loups, panthères des neiges... À travers différents récits de pistage, l'auteur nous propose ainsi de porter notre attention sur le vivant simultanément autour de nous et en nous, et apprendre à cohabiter avec lui.4e de couverture : Nul n'existe sans laisser de traces. Pister est, alors, une manière très sûre pour apprendre à connaître quelqu'un : de l'ours du Yellowstone aux loups du Var, de la panthère des neiges du Kirghizistan aux lombrics de nos composts d'appartement. À travers les récits de ses expériences de pistage, Baptiste Morizot nous invite à voir par les yeux des grands prédateurs qu'il rencontre. Pister, c'est décrypter indices et empreintes à la manière d'un détective sauvage pour demander : qui habite ici ? Comment vivent- ils ? Et surtout, comment faire monde commun avec eux ? À partir du terrain, le pistage devient philosophique : il se transforme en une pratique de la sensibilité, en la recherche d'une autre qualité d'attention. C'est une expédition vers des contrées inexplorées : nos relations au vivant et à nos animalités intérieures.Notes Biographiques : Baptiste Morizot est écrivain et maître de conférence en philosophie à l'université d'Aix-Marseille. Ses travaux, consacrés aux relations entre l'humain et le vivant s'appuient sur des pratique de terrain, notamment de pistage de la faune sauvage.Il a écrit Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant (2016) et, chez Actes Sud dans la collection "Mondes sauvages", Sur la piste animale (2018) et Manières d'être vivant (2020). Vinciane Despret est philosophe et psychologue, professeure à l'université de Liège. Après avoir découvert le travail des éthologues, elle oriente ses recherches vers la philosophie des sciences. Elle ne cesse d'interroger notre rapport aux animaux à travers quantité d'ouvrages reconnus internationalement. Elle est également commissaire de l'exposition "Être bêtes" à la Cité des sciences. L'année 2021 sera une année exceptionnelle car Vinciane Despret sera l'intellectuelle de l'année du Centre Pompidou à Paris ; elle y organise toute une série d'événements, tout au long de l'année, dont une performance avec un poulpe en avril, au moment de la sortie du livre.Elle a publié de nombreux livres sur les animaux et leurs scientifiques (Quand le loup habitera avec l'agneau, Penser comme un rat, Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions?) ainsi qu'un livre pour enfants, Le Chez-Soi des animaux (Actes Sud, 2017), dont Habiter en oiseau constitue en quelque sorte la suite. Autobiographie d'un poulpe est son quatrième livre chez Actes Sud.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.