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Dictionnaire de l'Occupation de l'Alsace-Moselle. 1940-1945
Moritz Yves ; Bockel Jean-Marie
SPM LETTRAGE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782379990557
La première annexion de l'Alsace-Moselle par l'Allemagne, de 1871 à 1918, fut légale car elle est l'application du traité de Francfort, signé le 10 mai 1871. La deuxième annexion décrétée unilatéralement par l'Allemagne, de 1940 à 1945 est, elle, illégale, elle n'est considérée par la France que comme une occupation. L'Armistice signé entre la France et l'Allemagne le 22 juin 1940 ne l'évoque en aucun cas, mais le chancelier Hitler décide que l'Alsace-Moselle va à nouveau être intégrée à l'Allemagne ; les deux parties du territoire annexé sont administrées séparément : l'Alsace rattachée au Gau Baden-Elsass, la Moselle au Gau Westmark. Des réseaux de résistants et de passeurs alsaciens-mosellans vont rapidement se constituer. Face à eux, une répression terrible va s'abattre. De nombreux opposants seront interrogés, torturés et conduits dans les camps de Schirmeck, de Queuleu et du Struthof. Cette deuxième annexion étant une période de guerre, l'incorporation de force dans l'armée allemande a été un grand sujet avec les "Malgré-nous" . Légalement elle était interdite par le traité de La Haye qui interdisait la conscription de soldats sur un territoire conquis. Ce dictionnaire apporte avec ses trois cent cinquante notices les clefs de cette période tragique et donne la mesure du courage dont ont fait preuve les Alsaciens-Mosellans pour lutter contre le nazisme.
L'auteur, Yves Moritz, descend d'une famille établie dans le nord de l'Alsace depuis le XVIe siècle. Francophile, elle a opté pour la France en 1871. Beaucoup de Français auraient aimé que ce conflit ne se termine pas par une défaite de leur pays. D'abord, la France y a perdu l'Alsace et la Moselle, mais surtout, les résultats de cette guerre de 1870 ont entrainé deux conflits mondiaux et mis l'Europe, et une partie du monde, à feu et à sang pendant près de 75 ans. Ce roman uchronique trace une histoire différente. D'abord la France gagne la guerre de 1870, et du fait de l'ouverture d'esprit des dirigeants germaniques, cet électrochoc permet à une Europe fédérale de se constituer dès 1871. La majorité des personnages qui participent à cette fiction ont existé. Il s'agit de Napoléon III, d'Eugénie, de Mac-Mahon, de Guillaume Ier, de Frédéric III, de Bismarck, de Moltke, de François-Joseph Ier... Ces personnalités s'imposent les efforts et les compromis indispensables pour que la paix soit finalement établie d'une manière durable entre la France, la Prusse et l'Autriche. Ces pays, non seulement s'accordent sur un redécoupage des frontières pour qu'un équilibre existe entre eux, mais immédiatement après, ils opèrent la création d'une entité commune, l'Europe fédérale. On passe d'un climat de haine entre trois peuples à un climat de confiance, de coopération et de solidarité. Quel invraisemblable retournement ? ! L'objectif est désormais aussi simple qu'ambitieux : que l'Europe fédérale soit simplement la première puissance économique du monde, et pour longtemps. Le héros principal de cette saga est en fait Napoléon III, qui se montre particulièrement audacieux et brillant.
La mort est omniprésente dans le roman de Moritz. Andreas Hartknopf, Allegorie est avant tout une splendide méditation sur la mort, entrecoupée de considérations souvent originales sur la musique, la poésie, la société, l'Univers et, fort accessoirement, nous l'avons vu, sur la pédagogie. L'auteur s'est même plu à ménager, çà et là, des moments de détente. De nos jours, Arno Schmidt qui s'était fait une spécialité de la réhabilitation des écrivains négligés, déclare que " cette satire géniale se passe de décryptage quant aux détails [...]. Le livre est là, avec ses grandes beautés poétiques [...] ". Il aura néanmoins fallu attendre plus de deux cents ans avant que l'ouvrage bénéficie d'une édition française.
La dispute de l'ornement - que nous ont rendue familière les travaux de l'historien de l'art Aloïs Riegl et le célèbre pamphlet d'Adolf Loos, tout comme les prises de positions des artistes du modernisme et du minimal art - a une longue histoire. Les Concepts préliminaires en vue d'une théorie des ornements de Karl Philip Moritz, rédigés en 1793, constituent une étape décisive. Ecrit par l'un des tenants de la Klassik, héritier de Winckelmann et de Herder, dont l'influence sur Goethe est notoire, l'ouvrage étonne par son enquête empirique et sa pratique de la description. Une théorie des ornements et non de l'ornement se construit dans l'étude des motifs, la connaissance des productions qu'un long voyage en Italie et l'observation des demeures berlinoises ont procurées à l'auteur. Moritz montre que la pensée de l'ornement est une pièce maîtresse de la réflexion esthétique sur la beauté. A l'opposé de l'allégorie, les ornements sont des formes libres qui n'imitent rien, qui n'ont pas de signification. Ils dévoilent la dimension anthropologique du besoin d'art et contribuent à la promotion de l'imagination.
Le premier objectif de la réalisation de ce Dictionnaire a été pour l'auteur de mieux connaître les grandes lignes de ce conflit qui a duré neuf mois et dix jours. Son deuxième objectif est de transmettre à ses compatriotes ce qu'a été cette guerre franco-prussienne méconnue en France, et mal aimée par les Français, et pour cause... Si l'origine de ce conflit découle en partie des guerres du Ier Empire - "Sans Iéna pas de Versailles" déclara Bismarck -, la guerre de 1870 a, quant à elle, engendré la Première Guerre mondiale, elle-même à l'origine de la Seconde Guerre mondiale. Pendant précisément 75 ans, du 6 août 1870 - la charge de Reichshoffen -, au 6 août 1945 - l'explosion atomique sur Hiroshima -, c'est d'une certaine manière, la même guerre dont les batailles s'enchaînent... L'ouvrage s'inscrit dans les commémorations, en 2020 et 2021, des 150 ans des évènements de ce conflit franco-allemand. Ce Dictionnaire, introduit par une préface du Professeur Jean Tulard, comporte 350 notices conçues dans un esprit pratique et pédagogique. Dans son préambule se déroule la chronologie des événements entre le 19 juillet 1870 et le traité de Francfort du 10 mai 1871 : 98 dates, qui toutes reportent à une des notices. Leur lecture permettra de connaître et comprendre cette guerre, et de savoir pourquoi la France l'a tragiquement perdue.
Les "anonymes" de la Résistance en France Les "anonymes" de la Résistance, sont les oubliés de l'ombre, c'est-à-dire ces héros de la première heure qui ont osé agir en rejetant la collaboration avec l'Allemagne. Ce sont surtout les petits, les sans-grades, grâce à qui le travail de la Résistance a pu être accompli, comme des hôteliers, des passeurs, des assistantes sociales et des médecins, des prêtres, des policiers et des gendarmes, des lycéens, des intellectuels et artistes, des fonctionnaires, des enseignants, des pasteurs, etc. Contrairement à une image de la France décrite comme une nation "atone, recroquevillée sur elle-même, uniquement soucieuse de satisfaire à ses besoins vitaux, voire indifférente", cet ouvrage permet de découvrir que ces résistants de la première heure furent nombreux et posèrent les jalons des premiers réseaux et mouvements de Résistance. Les chaînes de solidarités que cette activité illégale a fait naître à travers la France, avant même l'organisation des réseaux et des mouvements, doit être prise en compte, car la Résistance ne peut être identifiée au seul geste de chevalerie d'exception. C'est pourquoi l'auteur distingue entre trois notions : Désobéissance civile, Résistance et Résistance spirituelle, ce qui lui permet de prendre en compte toute l'étendue de cette première Résistance de 1940 à 1942. En mettant l'accent sur l'histoire locale, sur les liens entre les individus avant la guerre, l'auteur brosse un tableau radicalement autre de la France sous l'Occupation, révélant les nombreuses initiatives pour libérer le pays. Ce travail, résultat d'une enquête de plusieurs années, apporte une pierre nouvelle à l'historiographie de Vichy et à l'histoire de la Résistance en France. Il fera date.
David Crockett est l'un des plus grands héros de l'histoire des Etats-Unis. Engagé dans la milice, il combat les Indiens Creek durant la guerre de 1813-1815. Ce pionnier du Tennessee gravit l'échelle sociale. Sergent, colonel, juge de paix, il occupe divers mandats politiques locaux jusqu'à devenir député. Des livres de propagande à sa gloire réelle et supposée sont publiés. Il devient le "Lion de l'Ouest" . Le tueur d'ours est cependant battu aux élections législatives de 1835. Voyant sa carrière politique brisée, le Texas lui apparaît comme une Terre promise mais il se trouve désormais mêlé à la guerre d'indépendance menée contre le général Santa Anna. Au fort Alamo, il défend, avec ses hommes, une palissade en bois contre les assauts répétés des troupes mexicaines. Sa mort le 6 mars 1836 demeure pour tous une énigme.
Alors que les événements révolutionnaires de 1917 sont largement connus et commentés pour la ville de Petrograd, la capitale de l'Empire russe, ceux qui se déroulent à Moscou restent encore méconnus. Les Archives du ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique recèlent, pour l'année 1917, les rapports réguliers d'Albert Remes, consul général du Royaume de Belgique à Moscou qui décrivent à la fois la vie quotidienne des Moscovites, les principaux développements politiques, et les événements sanglants qui accompagnent la prise du pouvoir par les Bolcheviks dans la capitale économique de l'Empire. Composé de 57 rapports et traductions, ce corpus inédit constitue une nouveauté apportant un éclairage différent sur les événements révolutionnaires russes.
Au XIXe siècle, Paris avait encore des aspects bucoliques. Jusqu'au milieu du siècle, des maraîchers cultivaient dans l'enceinte de la capitale et la ville était cernée par deux "arrondissements ruraux", celui de Saint-Denis au nord, et de Sceaux au sud. Hors les murs, c'était la campagne, en relation constante avec le marché parisien, hautement valorisant et intensément fréquenté. On produisait de tout autour de Paris : des fruits et légumes de toutes sortes, des plus simples (les légumes pour la soupe de la Plaine des Vertus), aux asperges fines, même en plein hiver, fraises délicates et pêches renommées (la pêche de Montreuil). Cette abondance faisait penser à un "jardin d'Eden". Mais la base de culture était céréalière car la capitale ne devait jamais manquer de pain afin d'éviter les disettes et prévenir les émeutes qui avaient tant marqué les temps révolutionnaires. Les gouvernements successifs étaient donc très soucieux de faire une politique économique qui assure l'approvisionnement de Paris dans les meilleures conditions, celle de "l'échelle mobile", entre protectionnisme et libéralisme. Les cultivateurs de la Seine étaient très majoritairement de petits propriétaires-récoltants. Avec des trésors de savoir-faire et une main- d'oeuvre industrieuse, ils tiraient de quelques arpents de quoi garnir les tables des Parisiens de toutes conditions sociales. Ils ont su résister longtemps à la pression foncière et à l'appel de l'industrie. Cette symbiose ville-campagne peut apparaître comme un modèle de gestion raisonnée de l'environnement, à l'heure où se pose la question des circuits courts de distribution et où les jardins urbains renaissent de façon à remettre le producteur tout près du consommateur.