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Le médiateur de l'âme. Le combat d'une vie pour trouver la paix intérieure
Morineau Jacqueline
NOUVELLE CITE
24,70 €
Épuisé
EAN :9782853135481
Marquée dès son enfance puis sa vie de jeune adulte par une suite de deuils, l'auteur a connu le désespoir profond de qui se sent frappé par le destin. Elle est confrontée à cette question fondamentale : comment passer de l'expérience de la mort à l'envie de vivre ? Ayant perdu la foi chrétienne de son enfance, elle croit trouver dans sa recherche professionnelle d'archéologue et son goût pour l'art, le supplément d'âme qui lui fait défaut. Pendant trente ans, elle pratique assidûment la méditation zen. À travers ses contacts avec de jeunes détenus, elle se convainc toujours plus que toute violence naît d'une souffrance qui ne peut s'exprimer. Elle recherche cette sagesse profonde que les philosophes de l'antiquité appelaient le spirituel et qui repose sur l'unification du corps, de l'âme et de l'esprit. Elle aspire à atteindre la dimension la plus élevée de l'âme, le mystère d'un paradis perdu que tout enfant porte en lui. À mi-chemin entre le témoignage et l'essai, pour expliquer son cheminement, elle analyse différentes ?uvres d'art de façon originale, dont le sens initiatique des tapisseries de la Dame à la Licorne. C'est de cette quête du sens de la vie, de la survie même, que va surgir pour l'auteur la pierre d'angle : une conversion foudroyante qui l'amène à retrouver le fil perdu de son âme.
Jacqueline Morineau a introduit la médiation pénale en France à la demande de Robert Badinter, alors ministre de la Justice en 1983. Comparés à la littérature classique, les entretiens ouvrent vers un autre espace où Jacqueline Morineau décrit l'évolution naturelle d'un parcours de vie à une pratique de la médiation dans son courant humaniste. Une renaissance de la mort vers la vie, des ténèbres vers la lumière. C'est un chemin, celui de la médiation humaniste, vers une connaissance de soi, en vérité, une porte qui s'ouvre du chaos vers la paix pour aller à la rencontre de l'autre. C'est un espoir.
Le développement de la médiation durant ces trente dernières années est un véritable phénomène de société, né essentiellement dans une période de paix pour imaginer des solutions liées aux conflits et à leurs conséquences. Largement inspirée des techniques de communication et des psychothérapies, elle a été introduite dans la société civile et la justice dès les années 1970 dans les pays anglo-saxons. Fin 1983, Robert Badinter donna l'impulsion nécessaire pour créer la première structure de médiation pénale et d'aide aux victimes en France, dont Jacqueline Morineau a eu la responsabilité. Dans cet ouvrage très personnel, elle revient aux sources historiques, culturelles et spirituelles de la médiation humaniste qu'elle a développée, pratiquée et enseignée depuis trente-trois ans. Pour elle, tout conflit matériel cache une dimension profonde, qu'il faut s'attacher à débusquer. Souvent la dimension civile et commerciale de la médiation prend trop de place et la prive de l'espace à donner à la dimension humaine, qui est toujours en attente. Une victoire sans paix est une piètre victoire. Il faut oser descendre dans le labyrinthe de la vie pour répondre à la vraie demande.
Présentation de l'éditeur "J'ai décidé d'être très tôt une héroïne. Qui serais-je ? George Sand ? Jeanne d'Arc ? Un Napoléon en jupon ? Qu'importe ce que je serais ! L'important était que ce fut difficile, grand, excitant."
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Chaque année, nous consacrons un numéro de Connaissance des Pères à un lieu géographique : une ville, une région, une province... Montrer le monde dans lequel ils vivaient aide à mieux comprendre les Pères et leurs écrits. L'an dernier nous vous présentions Alexandrie et l'Egypte (n °33) , cette année nous avons choisi la Syrie. Province dont la capitale est Antioche, la Syrie est un pays à double culture comme souvent dans le monde méditerranéen. La côte est plutôt de langue et de culture grecques, tandis que l'intérieur est davantage de langue et de culture syriaques. Mais le fond sémitique l'emporte, comme nous l'avions vu dans le numéro consacré à saint Ephrem (n°26). Il y a beaucoup à dire sur le monde syrien. Deux aspects marquant la vie des communautés chrétiennes aux IVe et V° siècles ont été retenus. Ils constituent les deux volets de ce numéro. L'un présente la liturgie syrienne, notamment l'Eucharistie. L'autre traite de la tradition ascétique et du monachisme qui sont inséparables. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.