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Les amants américains
Morin Pascal
ACTES SUD
7,10 €
Épuisé
EAN :9782742762668
Au cours d'un voyage vers sa mère mourante, un homme tente de reconstituer la vie de celle qui l'a abandonné à la naissance.Un homme de quarante ans, Alexandre, prend la route au petit matin. Un coup de fil l'a prévenu, la veille, que sa mère, mourante, l'appelait à son chevet. Alexandre ne l'a jamais connue : elle l'a abandonné à sa naissance, le laissant sous la responsabilité d'un grand-oncle. Fille-mère à seize ans, issue d'un milieu rural, elle a été envoyée à Paris le temps de la grossesse puis a disparu définitivement. Durant cette journée de voyage, l'homme tente de reconstituer ce qu'a été le destin de cette jeune fille dans les années 1960 : l'attrait sensuel pour des hommes virils, la grossesse cachée, l'internat et les cours de sténo, la tentative d'avortement, le départ pour Paris le temps de l'accouchement. En parallèle, Alexandre raconte comment, enfant, il traquait la présence de sa mère, la cherchant à chaque coin de rue, l'insultant dans ses nuits, exigeant de son père d'adoption qu'il lui parle de cette mère absente. Mais au fil du voyage, dans cette descente vers le Sud dont la mère est originaire, le récit se brouille. En quoi ce récit est-il véridique et vraisemblable ? Que lui a-t-on rapporté réellement sur sa mère ? N'est-ce pas plutôt une collection de fantasmes, celle d'un homme confronté à l'énigme fondamentale de ses origines ? La construction fragmentaire de ce texte ambigu fait alterner une évocation des années 1960 et le récit d'une enfance déchirée et solitaire. Amour, haine, violence et sensualité y tissent le portrait d'une mère absente. Publié par les éditions du Rouergue en août 2005, Les Amants américains, comme le premier livre de l'auteur, L'Eau du bain, emmène le lecteur dans les eaux troubles du roman familial. Né en 1969 à Nyons (Drôme), Pascal Morin est professeur de lettres dans un lycée de Sevran (93) et professeur de cinéma à la New York University, à Paris. Il est l'auteur de deux autres romans : L'Eau du bain (Le Rouergue, 2003, et Babel n° 701) et Bon vent (Le Rouergue, août 2006).
« Tant de questions m'ont empli, pendant les longues années de mon enfance, des questions qu'il fallait que je te pose et que j'ai étouffées, quand j'ai été assez vieux pour arrêter de chercher à comprendre. La jeune fille de l'histoire, c'était toi et c'est de toi que je pourrais, aujourd'hui, exiger des réponses si l'envie m'en prenait. Mais je ne veux plus rien savoir. Tu vas mourir. » Alors qu'il va la rencontrer pour la première fois, un fils reconstitue l'histoire de celle qui l'a abandonné, une adolescente naïve et silencieuse, fille-mère dans les années 60. Mais que sait-il d'elle ? Au cours du voyage, l'homme adulte parle à l'enfant qu'il était. Les voix et les temps se mêlent. Les images se brouillent. Comme elle qui, à 16 ans, cherchait à inventer sa vie, il invente à son tour le roman de ses origines.
Dans un village du Sud, un jeune homme retourne pour les vacances dans la ferme où il a grandi. La famille, bizarrement, n'est constituée que d'hommes le père, le grand-père et les deux autres fils. Tous sont exploitants agricoles, à la différence du narrateur, passé dans le camp des citadins. C'est à sa demande de vacancier qu'a été creusée cette année, à la place du jardin du grand-père, une piscine incongrue dans ce monde voué à la sueur et à l'effort. Et c'est autour de cette eau qui dort que se noue une étrange tragédie en plusieurs actes, qui commence le matin où le narrateur pousse le grand-père dans la piscine. Est-ce qu'un noyé, ça flotte ? Dans ce premier roman au goût âpre et ironique, qui reconstitue de façon saisissante le monde rural du Sud (chaleur, fierté du travail, silence et dissimulation), la violence avance sans culpabilité aucune, dans la volonté affirmée du plaisir.
Cinq hommes se retrouvent pour un stage de parapente de deux semaines. Dès le premier matin, ils apprennent qu'un homme s'est écrasé la veille lors d'un vol pas loin de là, sur la Montagne Rouge. Les motivations de chacun semblent être plus complexes que le simple désir de passer des vacances sportives. Qu'est-ce qui peut donc pousser à rechercher le danger, la chute dans le vide, la confrontation avec les forces du vent ? Se dessine ainsi sous les yeux des lecteurs une petite communauté d'hommes, aux prises avec leurs deuils et leurs secrets. Du même auteur : L'Eau du bain ; Les Amants américains.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Résumé : Cécile a dix-sept ans. En vacances avec son père, veuf qui se satisfait d'une aventure sans lendemain avec la jolie Elsa, elle découvre l'amour dans les bras de Cyril, un charmant étudiant. Mais l'arrivée d'Anne, une femme belle et intelligente, vient déranger ces délicieux moments d'insouciance. Avec une écriture moderne et un charme troublant resté intact, Françoise Sagan brosse le portrait d'une jeunesse en quête de liberté et de plaisir, jouant avec les sentiments comme on joue avec le feu. Le texte intégral annoté ; Des questionnaires au fil du texte ; Des documents iconographiques exploités ; Une présentation de Françoise Sagan et de son époque ; Un aperçu du genre romanesque ; Un groupement de textes : "Mensonges et manipulations".
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.