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Brigades rouges. Une histoire italienne
Moretti Mario ; Mosca Carla ; Rossanda Rossana ; D
AMSTERDAM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782354801762
Mario Moretti est arrêté en 1981, trois ans après avoir exécuté Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne au pouvoir et promoteur du "compromis historique" avec le Parti communiste. Dans cet entretien au long cours donné depuis sa prison de Milan, celui qui fut l'un des principaux dirigeants des Brigades rouges pendant les années 1970 pose un regard acéré sur la décennie qui vit l'émergence d'un mouvement massif d'insubordination dans la société italienne. Poussé dans ses retranchements par ses interlocutrices, il éclaire la série des événements et des ruptures politiques qui forment les "années de plomb", de la formation politique des premiers brigadistes au choix de la lutte armée et à sa mise en oeuvre. Ce faisant, Moretti ne livre pas seulement un portrait précis et nuancé de l'une des organisations révolutionnaires les plus décriées du siècle dernier : il en restitue la trajectoire parmi les tumultes qui agitaient alors la péninsule, du contexte de la Guerre froide à la "stratégie de la tension" menée par le gouvernement italien. Et interroge le prix d'une radicalité qui se voulait intransigeante.
Moretti Mario ; Mosca Carla ; Rossanda Rossana ; D
Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Caria Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l'histoire italienne des années de plomb, la situation d'exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d'insubordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l'ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller. De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l'arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l'un des événements majeurs de l'histoire italienne contemporaine: Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d'un "compromis historique" entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté... par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois. Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l'Etat, le capitalisme et l'exploitation, au nom de la liberté et de l'égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix? A l'heure où le monde semble s'installer de nouveau durablement dans une ère de turbulences et où partout les Etats mettent en place des législations d'exception au nom de la lutte contre le terrorisme, il importe plus que jamais de revisiter l'histoire italienne des années de plomb.
Sara a toujours vécu aux Indes, lorsque son père l'envoie parfaire son éducation en Angleterre dans le pensionnat sélect de Miss Minchin. Immensément riche, grâce à une fortune bâtie sur les automates, Sara suscite rapidement amitiés et jalousies. Les haines s'attisent d'autant plus que Sara a pour elle toutes les qualités d'une princesse. Jusqu'au jour où son père décide d'investir sa fortune dans une mystérieuse mine de diamants...
Un mari séduisant et riche, des vacances luxueuses dans des îles de rêve, des soirées au coeur de la bonne société new-yorkaise : la vie de Zoé Whittaker est parfaite. Que rêver de mieux ? Pourtant, il a suffi de minuscules incidents pour que cette perfection patiemment construite s'effondre. Zoé se sent désormais épiée, traquée et elle a peur. Car elle sait que les hommes qui l'ont contrainte, des années plus tôt, à changer d'identité, viennent de retrouver sa trace. Et qu'ils seront sans pitié. Pour espérer pouvoir leur échapper, il lui faut absolument trouver de l'aide. Mais comment faire quand personne, pas même son mari, ne connaît sa véritable identité et les secrets de son passé ? Le tissu de mensonges qu'est devenue la vie de Zoé pourrait bien se transformer en un piège mortel... Derrière une vie bien rangée, un abîme de secrets...
Parmi les dieux du panthéon grec, Dionysos, Bacchus chez les romains offre un intérêt particulier par les singularités et les contradictions qu'il présente. Isolé des autres Dieux, il incarne un absolu, l'absolu du plaisir, de la cruauté et de la souffrance. Infiniment Turbulent, le Dieu s'empare de tout et possède le vivant comme l'inanimé. Lorsqu'il surgit, le multiple toujours l'accompagne. Divers et imprévisible, le masque qui le dérobe est aussi celui qui le révèle. Ses légendes sont riches d'interprétations et ses récits restent éternels. Père de la vigne et de ses fruits, il est à l'origine d'un nouveau modèle religieux, social et politique, où les femmes ont droit de cité. Avec l'apogée du Christianisme, la figure de Bacchus, tantôt divertissante, tantôt grave, s'est modelée au fil des siècles sur l'aventure humaine. L'Occident n'a d'ailleurs jamais cessé de l'évoquer. Proscrit par la religion dominante, c'est à travers les arts et les traditions populaires médiévales qu'il survécut. Viril ou féminisé, jeune ou vieux, barbu ou imberbe, ce dieu des ivresses spirituelles et corporelles, des transes et des festins, de l'inspiration poétique ou des mystères religieux incarne l'Homme dans son entier. D'images en contre images son visage est complexe et nous amène à nous interroger sur le désir de tout être humain de se dépasser et de se métamorphoser en dieu ; de s'interroger sur l'identité et l'altérité à soi-même, de s'interroger sur les relations sociales et enfin il nous aide à comprendre l'homme et le sacré.
La réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.
Dans Le Pouvoir des mots, Judith Butler analyse les récents débats, souvent passionnés, sur la pornographie, la violence verbale dirigée contre les minorités et l'interdiction faite aux homosexuels membres de l'armée américaine de se déclarer tels. Il s'agit pour elle de montrer le danger qu'il y a à confier à l'État le soin de définir le champ du dicible et de l'indicible. Dans un dialogue critique avec J. L. Austin, le fondateur de la théorie du discours performatif, mais aussi avec Sigmund Freud, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida ou encore Catharine MacKinnon, elle s'efforce d'établir l'ambivalence du hate speech, de la violence verbale et des discours de haine homophobes, sexistes ou racistes: s'ils peuvent briser les personnes auxquelles ils sont adressés, ils peuvent aussi être retournés et ouvrir l'espace nécessaire d'une lutte politique et d'une subversion des identités. Elle esquisse ainsi une défense pragmatique du principe de la liberté d'expression, qui ne s'en tient pas aux arguments employés classiquement par les doctrines libérales, mais est surtout préoccupée par le souci de maximiser la puissance d'agir des dominés et des subalternes. Les lecteurs français trouveront dans ce livre des instruments inédits pour repenser à nouveaux frais les questions soulevées par les débats sur la pénalisation des discours de haine.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.