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METHODES D ANALYSE DES TECHNIQUES LAPIDAIRES
MORERO
PUB SORBONNE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782859449469
Cet ouvrage porte sur les techniques lapidaires de l'âge du Bronze en Crète (IIIe-IIe millénaires), phase d'émergence et de développement du système palatial et des productions artisanales de luxe. Il s'agit de la première synthèse sur la technologie des vases en pierre, le plus souvent étudiés selon des approches morpho-stylistiques. Afin de reconstituer ces techniques, l'auteur a mis en place une méthode d'analyse interdisciplinaire des traces de fabrication. Des expérimentations, des observations macro- et microscopiques, des analyses tribologiques ont permis d'identifier les différentes chaînes opératoires de mise en forme, de forage et de polissage. Différentes techniques de forage ont été conçues pour réaliser les formes intérieures de vases bien spécifiques : ces savoir-faire se développent et se transmettent au sein d'ateliers spécialisés. Si une koiné technique caractérise la production, des particularismes locaux sont également liés à des ateliers spécifiques, voire à des territoires techniques. Une série d'innovations, comme l'emploi du forage tubulaire, apparaissent en Crète grâce à des contacts directs avec des artisans égyptiens. A l'encontre de l'idée reçue, selon laquelle les transferts techniques en Méditerranée orientale se font depuis un centre dominant vers la périphérie, la Crète pourrait avoir diffusé vers l'Egypte, à son tour, ses propres éléments techniques, comme un certain type de foret en bois.
Biographie de l'auteur Charles Morerod est dominicain. Il enseigne la théologie dogmatique et fondamentale à l'Angelicum de Rome. Il appartient à la commission internationale de dialogue entre catholiques et anglicans.
Commençons par une banalité sous forme d'aveu : j'ai toujours aimé l'histoire". Le 31 juillet 2018, après quarante ans de carrière, Laurent Tissot quitte l'université, mais la passion et la curiosité restent intactes. Ses collègues et amis lui rendent ici hommage sous la forme de contributions originales, qui offrent au lecteur un aperçu des terrains explorés par Laurent Tissot et qui témoignent de son importance dans l'historiographie suisse et internationale des dernières décennies. Tourisme, entreprises, sport... sous le regard amusé et toujours bienveillant de cet esprit libre, chaque sujet devient un nouveau champ de recherche. Défricheur, il contribue à donner leurs lettres de noblesse à des domaines historiques restés jusque-là hors des sentiers battus. Savant, mais également enseignant hors pair, il a su captiver ses étudiant. e. s, les diriger dans leurs propres recherches et transmettre à son tour la flamme qui l'a toujours animé. C'est cette histoire foisonnante et passionnée qui a inspiré cet ouvrage.
Bujard Jacques ; Reynier Christian de ; Morerod Je
Neuchâtel est le seul canton suisse issu d'une seigneurie médiévale et les limites de son territoire sont héritières d'une très longue évolution. Des villae antiques aux domaines carolingiens, de la résidence palatiale de Colombier au Novum Castellum de 1011, des tours seigneuriales aux châteaux des comtes de Neuchâtel, des habitats ruraux du haut Moyen Age aux villes créées de toutes pièces aux xnie et xive siècles, de la très ancienne et dense occupation du Littoral, du Val-de-Ruz et du Val-de-Travers au tardif mais dynamique développement des Montagnes, une continuité apparaît de plus en plus clairement grâce aux recherches récentes des historiens et des archéologues. Ce premier tome retrace la constitution du territoire neuchâtelois et les étapes de son peuplement, de la fin de l'époque romaine à la Réforme. Il s'intéresse aussi aux aspects les plus marquants de la vie de ses habitants et gouvernants au Moyen Age.
Depuis la publication en 1957 de sa thèse de philosophie, sous le titre Faith and Knowledge (Foi et Connaissance), John Hick a publié plus de vingt-cinq livres et d'innombrables articles de philosophie de la religion. Que cette abondante production ait été traduite en au moins dix-sept langues (mais pas en français) montre son importance dans la philosophie de la religion contemporaine. Toute son œuvre vise à offrir un cadre d'interprétation du phénomène religieux qui soit crédible aujourd'hui, à côté de visions non-religieuses qui ont aussi leur crédibilité mais offrent à l'homme une perspective sans déploiement ni avenir. Depuis les années 1970, il élabore un système philosophique de relation entre les religions qui entend les rendre compatibles sans réduire leur diversité. Cet ouvrage présente un auteur " incontournable " et aide à comprendre que le cardinal Ratzinger ait pu le présenter comme " le représentant le plus en vue du relativisme religieux ". L'Auteur se demande si un certain respect de toutes les religions ne revient pas à n'en respecter aucune.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.