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L'éducateur face au réel. Du rapport au réel au rapport à l'Autre
Morel Didier ; Danvers Francis
PU SEPTENTRION
19,00 €
Épuisé
EAN :9782859398088
Partant d'un questionnement sur le respect, en tant que principe de l'éducation, le livre aborde une succession de thèmes qui forment système. Sont ainsi approchés et articulés entre eux des sujets tels que la connaissance, l'idéologie, la perception, l'intelligence et l'éthique. Le dernier chapitre traite de la formation fondamentale. En quoi la question du rapport au réel peut-elle être fondamentale pour l'éducateur ? est la question qui mobilise ce travail, principalement axé sur l'étroite relation qui unit la connaissance et la valeur. L'étude sonde l'articulation épistémologie/éthique, analyse et relie ces deux sphères. Interroger le rapport au réel, c'est contribuer à mieux comprendre le rapport à l'Autre. Autrui s'inscrit dans ce réel que j'appréhende, et auquel je donne sens et valeur. Le respect est une forme particulière d'un rapport au monde englobant comme tout rapport au réel connaissance, perception, interprétation. Interroger le rapport au réel, c'est donc aussi interroger des fondements, ou même des conditions de possibilité du rapport à l'Autre, ainsi que de l'attitude éthique. Le rapport au réel est notamment sous-tendu par l'esprit critique, sens de la Valeur et expression de l'intelligence, qui irradie tout champ du réel. Chez l'homme considéré comme un tout, comme un " système perceptif interprétatif ", intellect et morale ne sont pas disjoints, si la même source compréhensive est à l'?uvre, et compte tenu de l'unité de l'esprit. Cette perspective holiste va à l'encontre des conceptions qui défendent une disjonction radicale entre le Vrai et le Bien, positions à vrai dire suspectes d'anesthésier l'esprit critique et de favoriser l'idéologie.
Depuis quelques années des discours sur la violence dans le secteur sanitaire et social montent progressivement au point d'en devenir aujourd'hui l'une des préoccupations majeures pour ceux qui y interviennent. La mise en débat d'un texte législatif, le traitement médiatique d'un fait divers, la publication des résultats d'une étude, ou encore la médiatisation d'inquiétudes professionnelles, agissent comme des révélateurs. Les figures de l'usager, du professionnel et de l'institution, prennent alors tour à tour celles des victimes de violences ou au contraire celles des auteurs, oscillant entre fantasmes et réalité, déni et stigmatisations, questionnements et accusations. Les discours sur les violences charrient un vocabulaire spécifique qui se diffuse dans les champs concernés en empruntant, plus ou moins rigoureusement, à des terminologies scientifiques ou en forgeant, pour la circonstance des néologismes : bientraitance, bonnes pratiques, humanitude d'une part, versus contention, incasables, seuil d'agressivité, violence en creux d'autre part.
Interroger l'éthique "in vivo" , tel est le sujet de ce dossier. Au-delà des discours, qu'en est-il de l'éthique, ou des "bonnes intentions" , dans la réalité ' C'est d'un regard distancié et mature sur ces questions, dont il s'agit ici. Corps qui bouge, corps qui parle, qui se pare et se barre, qui vit et s'esquive, qui espère et se perd, tant et tant, tant et plus, tant et moins. Quatre textes qui, chacun à sa manière, témoignent de la langue parfois étrangère de cet autre ventriloque qui s'expose en silence.
Quelle place pour l'humour dans le travail social ? A bannir face à des situations humaines dramatiques ? Indispensable pour relativiser, dédramatiser, supporter l'insupportable ? L'humour peut aussi bien faciliter la relation, que l'empêcher. Délicat à manier, le travailleur social navigue au gré de son humeur, de la situation et de ses interlocuteurs. S'il peut faire rire jaune, le travail social ne devrait-il pas garder l'humour comme un de ses instruments majeurs d'accompagnement, de lien social, de complicité? Ou au contraire, doit-il se préserver de la mode de l'impertinence généralisée? Humour, rire, ironie, persiflage... Témoignages et analyses sur des modalités de lien social trop souvent occultés, niés, refoulés, marginalisés.
Résumé : Raphaël est gardien de square. Le discret jeune homme apprécie tout particulièrement la période estivale, quand la ville se vide de ses habitants, laissant oiseaux et petits animaux s'égailler sous le platane centenaire. Un jour, une nouvelle venue l'interpelle : mais c'est Barbara, son amie d'enfance ! Les souvenirs se bousculent, ils se revoient grimper dans le vieux platane... et voilà qu'ils l'escaladent à nouveau, pour mieux se parler d'hier et rêver d'un autre demain. Car les machines arrivent, le square va devenir une école... et si l'avenir était à portée de main, ensemble pour de bon cette fois, loin de la ville ?
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.