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Gallipolis. Histoire d'un mirage américain au XVIIIème siècle
Moreau-Zanelli Jocelyne
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782738489173
17 octobre 1790 : une flotille d'embarcations glisse silencieusement sous la voûte sombre des sycomores qui bordent les rives de l'Ohio. On peut se représenter l'émotion de ces quatre cents hommes et femmes si obstinés qui, après un parcours de près de 6 500 km et une année de souffrances, sont sur le point de toucher au but. Leur colonie, Gallipolis, est là : quatre rangées de cabanes de rondins entourées d'un impénétrable rideau de forêt que fait flamboyer l'été indien. De tous les coins de France, de l'aristocrate le plus fortuné au laboureur le plus modeste, ils ont succombé au magnétisme du mirage américain et aux arguments d'un Prospectus vantant ce prétendu "jardin d'Eden" qu'est l'Ohio. C'est la convergence unique dans l'histoire de nos deux nations, de circonstances économiques, politiques et idéologiques qui a conduit ici les acteurs, certains diront les victimes, de ce qui restera pour l'histoire "l'Affaire du Scioto", incroyable épopée mettant en scène l'émouvante quête utopique de ces Français qui ont eu l'audace, quand peu d'Américains l'osaient encore, de compter parmi les pionniers de l'Ouest américain.
Lire Spinoza, c'est décrire les lignes de force de son architecture théorique; analyser les textes essentiels où viennent se nouer les principales difficultés; insérer sa pensée dans le contexte hors duquel on ne peut déchiffrer son sens et ses enjeux. C'est aussi demeurer attentif à sa dimension controversiale et aux registres de son style, de son lexique et de son argumentation, ainsi qu'aux différents genres d'écriture philosophique qu'il a choisis le dialogue et le traité, la lettre ou l'exégèse, la démonstration mathématique ou le scolie polémique. C'est enfin repérer les écarts significatifs qui marquent la production de son originalité et transforment une culture en interrogation systématisante. Il s'agit alors moins d'exposer une doctrine que de repérer et d'analyser les problèmes d'une philosophie. Ainsi peuvent prendre sens le rapport de Spinoza à Epicure ou à Descartes; sa reprise complexe de ce que Tacite dit des Juifs; sa relation à l'athéisme ou au matérialisme; l'usage qu'il fait du vocabulaire psychologique ou des textes bibliques traitant des prêtres ou des prophètes; la signification que prennent sous sa plume des notions comme la lumière naturelle, l'amour, le jugement, le doute ou le martyre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.