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Spinoza et les arts
Moreau Pierre-François ; Vinciguerra Lorenzo
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343166094
La beauté, mon ami, n'est pas tant une qualité de l'objet considéré que son effet chez celui qui le considère" — écrivait Spinoza à Hugo Boxel en octobre 1674. Versé autant dans les arts libéraux que dans les arts mécaniques, le philosophe d'Amsterdam ne fut pas seulement philosophe. Tailleur de verre, sans doute acteur de théâtre, probablement dessinateur, il fréquenta la boutique d'antiquaire de Franciscus Van den Enden et fut proche de la société des arts Nil volentibus ardumm ; il habitait non loin de Rembrandt et Potter et appréciait la compagnie de peintres et de décorateurs. Elaborée au coeur du siècle d'or de la peinture hollandaise, cette philosophie a souvent inspiré poètes et écrivains, dramaturges et artistes. Comment expliquer un tel regard non nécessairement philosophique sur une philosophie qui ne présente pas une pensée développée sur les arts ? Comment expliquer qu'on ait tenté d'emprunter les voies de l'esthétique pour pénétrer une philosophie qui ne constitue pas ce champ de réflexion en un domaine autonome ? Ce livre fait le point sur l'état de la recherche. Il explore d'un point de vue historique, historiographique et philosophique ces aspects trop peu connus mais essentiels de la biographie, de l'entourage, de la pensée et de la réception de Spinoza. A défaut d'avoir une esthétique proprement dite, le spinozisme n'en contient pas moins de quoi nourrir une profonde réflexion sur la nature des arts et leurs usages au sein du projet éthique qui se présente lui-même comme un art de vivre.
Résumé : Les problèmes politiques sont les problèmes de tout le monde ; les problèmes de tout le monde sont des problèmes politiques. Les racines du libéralisme. Liberté de conscience, liberté de la presse, habeas corpus, défense de la propriété, pluralisme, une certaine méfiance à l'égard de l'Etat : tels sont les traits principaux qui définissent le libéralisme du XIXe siècle. Mais ces thèmes s'appuient sur une philosophie politique élaborée au cours des siècles précédents : celle du droit naturel, qui fait du sujet la source et le fondement de la société, de l'Etat, des échanges et de la civilisation.
Thomas Hobbes représente sans doute la racine secrète de toutes les conceptions modernes de l'Etat et du Droit. Ce partisan de l'absolutisme a fondé rigoureusement la réduction de l'Etat à la volonté des citoyens, l'analyse des mécanismes de pouvoir, la théorie de la guerre civile et celle du consensus. S'il a pu le faire, c'est parce qu'avant de penser la politique, il élabore une réflexion sur l'homme, au noeud de la philosophie, de la science, et de la lecture de l'Ecriture sainte. C'est parce que l'homme est un animal tout à fait particulier, un animal temporel, que naissent en lui le langage et la violence, l'aventure scientifique et la solution juridique. L'ouvrage s'attache à décrire ce soubassement (d'habitude ignoré en France) de la doctrine politique de Hobbes.
Dans le livre III de son poème De la nature, Lucrèce explique ce qu'est l'âme. Selon la thèse épicurienne: la totalité du monde et des événements qui s'y déroulent peuvent se comprendre entièrement à partir de deux principes: le vide et les atomes invisibles qui constituent les composants ultimes de tous les corps visibles. C'est le texte le plus long et le plus cohérent que nous possédions sur la représentation épicurienne de l'âme et de son rapport au corps. Il nous permet de comprendre la plus audacieuse tentative philosophique de l'Antiquité pour penser l'âme de façon matérialiste - c'est-à-dire comme un corps -, et pour penser ce que doivent être les caractéristiques des corps pour que quelque chose comme l'âme - c'est-à-dire un principe de la sensibilité, de la vie et de la pensée - soit possible. Autant dire que, sur cette question, c'est toute la signification de la pensée épicurienne qui est en jeu. A ce titre, elle s'oppose presque terme à terme à une autre tradition, dominante: celle que l'on trouve par exemple incarnée dans le Phédon de Platon. La théorie de l'âme ne sert pas seulement à écarter la crainte de la mort. Elle se fonde sur une théorie du désir et de l'identité. Celle-ci est présupposée dans tout le raisonnement du livre III; elle apparaît enfin pour elle-même dans les deux cents derniers vers. C'est elle qui donne son sens à tout le reste de la démonstration et fait que la théorie de l'âme n'est pas réductible seulement à une morale ou à une thérapeutique. Biographie de l'auteur Pierre-François Moreau enseigne la philosophie à l'ENSLSH. Co-directeur de la collection "Philosophies", il dirige aux PUF l'édition des oeuvres complètes de Spinoza.
Il tenta désespérément de se débattre. Sursauts inutiles. Les quatre l'empoignèrent et le traînèrent à la poupe en le dérouillant. Pantin désarticulé. Au moment du dernier élan, alors que quatre bras s'apprêtaient à le balancer par-dessus bord, le coup de grâce vint percuter son crâne. L'aube naissante tomba en rideau. Son corps déchira la surface d'eau noire, s'enfonça, entraînant avec lui une coulée de bulles d'un vert fluorescent. Un bruit sourd, une gerbe d'écume. Le pilote embraya et le yacht bondit en se cabrant. Il entrouvrit soudain les yeux. Autour, la mer, le froid, les courants d'eau profonde aspirés depuis l'Atlantique. Il coulait, coulait. Il voulut crier, mais un flot d'eau salée pénétra dans sa bouche. Sa dernière sensation fut une soif immense. Une soif d'air. Les poumons pleins d'eau, il sombra." Sous le soleil andalou, truands teigneux, barbouzes marocains ou victimes de la crise : tous partagent la même avidité.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.