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Ces mots qui pensent à notre place. Petits échantillons de cette novlangue qui nous aliène
Moreau Patrick
LIBER CANADA
24,00 €
Épuisé
EAN :9782895786269
Si on a bien évidemment besoin des mots pour penser, on ne s'avise malheureusement pas toujours de ce qu'ils veulent dire vraiment lorsqu'on les utilise. Des sous-entendus, des théories où ils puisent leur origine, ou encore de la vision du monde ou de la société qu'ils contribuent à mettre en avant, ces mots nouveaux qui surgissent dans notre quotidien sont utilisés le plus souvent par automatisme, sans vraiment les choisir, ni prendre complètement en compte leur charge sémantique implicite. Nous nous laissons alors porter par ces termes indéfinis, ces concepts plus ou moins maîtrisés qui finissent par penser à notre place. Bien sûr, cela ne signifie pas qu'il faut se garder d'inventer de nouveaux mots. En toute langue, la néologie est un phénomène non seulement normal, mais inévitable. Le problème ne vient pas des néologismes en tant que tels mais davantage de la façon dont ils sont créés, par qui, et dont ils s'imposent ensuite dans le langage courant. Cet essai est une réflexion sur le vocabulaire politique et médiatique qui a cours de nos jours, dans le but d'en tirer au clair la signification souvent implicite et d'en dévoiler les ambiguïtés. Il met de la sorte en garde contre des mots-vedettes dont on fait trop souvent usage par réflexe ou suivisme en invitant à se réapproprier un langage moins contraint pour une pensée plus libre.
La percée des Republikaner, équivalent allemand du Front national français, aux élections européennes de 1989 a consacré le retour fracassant de l'extrême droite sur la scène politique allemande. Longtemps, elle n'a su se démarquer de son héritage. Après 1945, elle reste une menace pour la jeune démocratie allemande malgré les scissions et les rivalités entre dirigeants. Dans les années soixante, après un succès durable, le NPD, mené par son chef charismatique Adolf von Thadden, échoue alors que la Nouvelle Droite procède à une large rénovation idéologique. Une nouvelle phase de revitalisation débute avec la décennie quatre-vingt. A l'Ouest, des partis populistes, comme les Republikaner, savent exploiter la crise économique. Dans l'ensemble du pays, les néo-nazis, habités par la tentation terroriste depuis les années soixante-dix, passent aux actes. Si les hooligans restent confinés dans les stades, l'emprise croissante sur la jeunesse du mouvement skinhead, qui banalise par sa musique et ses fanzines les thèmes racistes et nationaux-socialistes, est l'élément le plus inquiétant pour l'avenir. 1994 sera l'année des élections en Allemagne : que ce soit dans le cadre légal ou par la voie terroriste, l'extrême droite n'a pas fini de faire parler d'elle. En filigrane d'un récit riche en portraits et péripéties, l'auteur propose une analyse des conditions politiques et socio-psychologiques du choix radical de droite. Il donne ainsi une formidable grille de lecture pour la compréhension de la tentation extrémiste de droite dans une société démocratique et libérale.
Résumé : Depuis toujours, les marins ont recherché les cordages les plus solides, les moins vulnérables à l'humidité et les moins sensibles à l'allongement. Au cours des années 50 sont apparues les fibres synthétiques en polyester, polyamide et polypropylène offrant des résistances à la rupture beaucoup plus importantes que celles des fibres naturelles comme le chanvre, le sisal et le manille, qu'elles ont fini par remplacer. Un nouveau cap a été franchi avec la naissance des fibres à haut module, dotées de caractéristiques nettement améliorées par rapport aux matériaux de synthèse de première génération. Elles ont pour nom Kevlar, Technora, Vectran, Dyneeema ou PBO. Leurs qualités exceptionnelles les autorisent à rivaliser avec l'acier, pour une densité beaucoup plus faible. Gréement dormant, gréement courant, systèmes d'accroche : les cordages modernes issus de ces fibres se sont installés sur le pont et dans la mâture de nos voiliers, sous l'influence de la compétition. Leurs bénéfices se mesurent en termes de gain de poids, de résistance à l'abrasion et au ragage, de stabilité des réglages et d'efficacité dans les manoeuvres. Leur mode de construction et leurs qualités ont remis au premier plan les techniques de matelotage, qu'elles relèvent du talent des gréeurs professionnels ou de savoir-faire accessibles à tous les plaisanciers.
Résumé : La réalisation des n?uds est le fruit d'une construction rigoureuse qui nécessite d'être bien comprise avant d'être assimilée et mémorisée. Une quarantaine de n?uds sont présentés, détaillés par le menu, sobrement et clairement explicités par un spécialiste des nouages, Patrick Moreau ? alias " docteur la ficelle " ?, et magnifiquement illustrés par Jean-Benoît Héron.Protégé par une couverture plastifiée, Le B.A.BA des n?uds marins trouvera sa place à bord comme au port. Grâce à sa reliure qui lui permet de rester ouvert et son bout détachable, on pourra continuer de s'exercer à la maison, et même le soir dans son lit?
Broszat Martin ; Ingrao Christian ; Moreau Patrick
Martin Broszat (1926-1989) est l'un des historiens allemands du nazisme les plus importants. Il est le fondateur de l'école dite "fonctionnaliste" qui inspire encore les travaux actuels. Il a été professeur à Cologne puis à l'Institut d'histoire contemporaine (IFZ) de Munich, dont il fut le directeur pendant plus quinze ans.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.
La science et la technologie ont pris une place immense dans la vie des sociétés modernes. Elles affectent les cultures jusque dans leurs déterminations les plus profondes ; elles proposent elles-mêmes de nouvelles valeurs ; elles apportent avec elles la possibilité objective d'un projet historique de la plus vaste envergure et de la plus haute qualité éthique. Comment les cultures peuvent-elles les accueillir sans se perdre ? Comment peuvent-elles à la fois répondre aux exigences de l'enracinement et de la finalisation et donner à la science et à la technologie toute la part qui doit leur revenir ? D'une remarquable clarté et d'une rare profondeur, l'exposé de cette problématique par Jean Ladrière n'a rien perdu de sa pertinence ni de son actualité.
L'homme qui ne peut qu'obéir est un esclave; s'il ne peut que désobéir, il est un révolté", écrivait le psychologue Erich Fromm en 1963. "Je suis loin de dire, continue-t-il, que toute désobéissance est vertu, et toute obéissance vice. Ce serait ignorer le rapport dialectique qui existe entre l'obéissance et la désobéissance." Antigone, Socrate, Jésus, Thoreau, Tolstoï, Gandhi, Luther King, l'histoire regorge de contestataires qui ont fait avancer la civilisation. Sans compter les mouvements collectifs de dissidence: quakers, mormons, manifestants contre la guerre, contre les expériences atomiques, contre la pollution, contre la mondialisation néolibérale, etc. À partir d'un rappel de diverses manifestations d'objection de conscience et de désobéissance civile, l'auteur s'efforce de définir ces termes. Il fait surtout une analyse du phénomène d'un point de vue éthique. II s'interroge enfin sur l'attitude que devraient avoir les dissidents, mais aussi les législateurs, les tribunaux, la police, la population. En son fond, l'objection de conscience n'est pas négative; elle n'est ni abstention ni passivité; elle doit, par sa force d'interpellation, témoigner des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu'il est, l'objecteur devient ainsi un éveilleur de conscience.
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?