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Parlons oudmourte. Une langue finno-ougrienne, un peuple d'Europe
Moreau Jean-Luc
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296079519
Douze fois plus nombreux que les Lapons, deux fois plus que les Islandais, les Oudmourtes, peuple européen accueillant et chaleureux, nation éponyme d'une République dont la superficie dépasse d'un bon quart celle de la Belgique, échappent au regard de la plupart des Occidentaux. Porteurs de noms russes comme les Indiens d'Amérique le sont de patronymes anglais ou français, ils sont d'autant moins connus que leur territoire, haut lieu du complexe militaro-industriel soviétique, fut pendant des décennies interdit aux étrangers. Leur culture pourtant n'est pas morte. Tour à tour combattu par l'orthodoxie, condamné par l'athéisme d'Etat, concurrencé derechef par le renouveau de l'Eglise, leur "animisme" ancestral se prolonge même encore de nos jours, tant dans les rituels agraires de quelques hameaux reculés que dans l'éthnofuturisme de leurs artistes les plus audacieux. Reconnue et normalisée, leur langue, lointaine parente de l'estonien, du finnois et du hongrois, a permis dès le début du XXe siècle - sur le terreau d'une riche tradition orale et en dépit de la répression qui élimina, dans les années 30, les écrivains les plus prometteurs - l'éclosion d'une vraie littérature. On trouvera dans le présent ouvrage un aperçu de sa grammaire, suivi de textes, de leur traduction et d'un lexique. Biographie de l'auteur Jean-Luc Moreau, professeur des langues finno-ougriennes à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales de 1967 à 2007, est également agrégé de russe et professeur honoraire de l'Université d'Oudmourtie.
Ouverture Spéciale dédicace à Kostas Axelos Image de la pensée Charles Baudelaire, "La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même" . Editorial Jean-Luc Moreau, "Trop ordinaire bonne santé ? " ; Elie-Charles Flamand, "La progression a pris des risques et autres poèmes" . Dossier : A QUOI BON LA SANTE ? Clément Marot, "Epître au roy par Marot étant malade" ; Déa Angelelli, "La conception de la santé dans la médecine traditionnelle chinoise" ; Yannis Constantinidès, "La crise salutaire dans la médecine hippocratique" ; Thierry Maré, "Lettre édifiante & curieuse du Japon à La Soeur de l'ange" ; Denis Chemla, "Les querelles médicales à travers les âges" ; Marc Kober, "Des avantages du repos forcé" ; Marcel Proust, "La maladie de ma grand-mère" ; Sophie Crozier, "La décision médicale en situation d'incertitude" ; Alain Giami, "La santé sexuelle" ; Gérard Jorland, "Le souci de soi" ; Lise Haddad, "Permanence et transformation du soi dans la maladie" ; Juliette Zinno, "De l'autisme à la mélancolie" ; Yannis Constantinidès, "Une éthique sans moraline (la philosophie iconoclaste de Dr House)" ; Sylvie Faizang, "L'automédication, choix thérapeutique ou acte politique" ; Jean et François Rey, "''Diet for life'' ou liberté conditionnelle" ; Christian Celdran, "Santé / Schibboleth" ; Nagar, "Croisière à bord du Pompidolium" ; Michel Host, "Avis d'un agonisant sur la médecine et ses médecins" ; Sarah Vajda, "Une vieille grippe ou du bon usage de la maladie selon Péguy" ; Vincent Hyspa, "Chez le docteur" . SILHOUETTES Etienne Brunet, "Les derniers instants de la vie d'Albert A". ; Marc Kober, "L'Oiseau d'Orient : Horus Schenouda" . HEROS DE PAGES ET D'ECRANS Michel Host, "Visages de Sancho Pança" . RHIZOME(S) Geneviève Novellino, "A quoi bon l'amour ? " ; Sarah Vajda, "L'Exquise douleur, plaisir à Christophe Honoré" ; Françoise Dargent, "Littérature jeunesse : Révolution dans les palais" ; CAHIER ARNO SCHMIDT Michel Host, "Le Grand Arno" dans le siècle inique" ; Eric Chevillard, "L'homme est bizarre, Schmidt surtout" ; Friedhelm Rathjen, "Arno Schmidt et la modernité internationale" , Sylvie Martigny et Jean-Hubert Gaillot, "Arno Schmidt en France (entretien avec Michel Host)" . POUR QUITTER François Levaillant, "Ce doux aliment des coeurs" .
Résumé : OUVERTURE Spéciale dédicace à Lucien Jerphagnon. Image de la pensée André Gaillard. Oui, l'esprit à froid. Editorial Jean-Luc Moreau Repentir, Gaston Marty Nos villes mutuelles. Dossier : A QUOI BON L'ANIMAL ? William Blake Le tigre (traduction de Pierre Boutang). Lucrèce Les animaux ne sont pas nés du ciel Ancien Testament, Le Pentateuque, Genèse 1 Charles Nodier Et le quatrième jour s'écoula... Marylène Patou-Mathis Les hommes préhistoriques et les animaux, déjà des relations complexes Patrick Tort. Au sujet de L'Effet Darwin (Entretien avec Marc Kober) Corine Pelluchon. Les animaux : une question de justice ? Déclaration universelle des droits de l'animal Michel Host. La mort du cochon Yannis Constantinidès. L'Apocalypse de la Bête Jean-Luc Moreau. Siegfried ? Alain Jugnon. Un pur bonheur d'humanimalité François Cornée-Villatte. De l'animal raisonnable à la Grande raison animale Tristan Garcia. Chat noir, chien blanc Thierry Gontier. L'animal : figure de l'oikéiôsis ou de la Benommenheit ? Patrick Llored. Donna Haraway, portrait de la chienne en philosophe ou comment ne pas libérer les animaux Sandrine Willems. Animal et psychose Michel Host. La parole aux animaux Sarah Vajda. Comment la bêtise vient aux femmes, Considérations sur La Féline de Jacques Tourneur. Marc Kober Olivier O. Olivier en compagnie des bêtes Lionel Mirisch Oriane Luc Lang. Esprit chien Thierry Maré. Lettre édifiante & curieuse du Japon à la Soeur de l'Ange François Cornée-Villatte. Le signe de la Bête SILHOUETTES Emmanuelle Ly. Beatrix Potter, sous le signe du lapin Guy Darol. Wild Man Fischer Hugues Rabault Ernst Ju nger, le dernier héros : sémantique de l'héroïsme HEROS DE PAGES ET D'ECRANS Rémy de Gourmont Emma Bovary et le bovarysme RHIZOME(S) François Cornée-Villatte Pactiser avec le "diable" POUR QUITTER Fables persanes (traduites par Soha Safaï).
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.