Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La forêt de la Coubre et son histoire
Moreau Henri ; Daury Jacques
INDES SAVANTES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782846543675
La forêt de la Coubre est aujourd?hui un massif forestier majestueux bordant l?océan Atlantique et l?entrée de la Gironde, depuis La Tremblade, face à l?île d?Oléron, jusqu?à Royan. Mais, cela n?a pas toujours été le cas : au Moyen Age, et jusqu?au XIXe siècle, cette côte était bordée d?immenses dunes désertes, sans grande végétation, et qui s?avançaient vers l?intérieur, engloutissant villages et prieurés. Au XIXe siècle, les gouvernements successifs prennent conscience de ce problème, et mettent en route une politique d?ensemencement des dunes, tout comme dans les Landes. Pendant vingt ans, l?ingénieur Vasselot de Régné va élaborer et conduire un gigantesque programme de reboisement et de développement de l?exploitation forestière : bâtiments pour les hommes et pour les animaux de trait, chemin de fer, tourisme, etc. Les archives privées de Vasselot (plans, dessins, herbier?), ainsi que la documentation réunie par les auteurs (documents anciens, photos et cartes postales?), ont permis de faire de cette histoire un magnifique ouvrage illustré.
Le pays d'Arvert n'a plus de châteaux médiévaux ; les moines ne possèdent plus d'immenses domaines le long des côtes ; l'histoire, les guerres de Religion, la Révolution et la vente des Biens nationaux, les ruines et les ascensions familiales, ont profondément bouleversé les grandes seigneuries et propriétés de la péninsule d'Arvert. Nous en trouvons cependant la trace encore aujourd'hui dans de vieux bâtiments, dans les lieux-dits, et dans les archives.
Cet ouvrage prend son point de départ dans l'idée platonicienne d'un "devoir vis-à-vis de l'être" constitutif de toute éthique en même temps que de l'acte d'apprendre et du processus de l'éducation. Il s'interroge sur ce qui subsiste de la possibilité historique d'une éducation morale en son sens le plus radical, à savoir d'"une éducation libre qui conduise à la liberté". S'adressant d'abord au dernier Husserl, mais aussi à Paul Valery, à Heidegger et à Wittgenstein, l'auteur interroge ensuite la figure de la communauté éducative chez Herder, Jean-Paul Richter et les penseurs de la Communauté d'aujourd'hui, puis sur les formes de "la genèse et la transmission de la Loi" (avec notamment Cicéron, Hume, Kant, Schleiermacher, Kelsen, Gadamer et les critiques contemporains), enfin sur le rapport de l'éducation à la liberté (avec Montaigne, Humboldt, Nietzsche, Hannah Arendt, B Williams mais aussi Derrida et Thomas Bernhard). Ce parcours complexe aboutit à une pensée originale de la "spectralité": Qu'est-ce que l'éthique de l'éducation? Elle est l'écoute de voix peu audibles, qu'elles proviennent du passé, du présent ou du futur, en lesquelles nous avons décidé d'être confiants parce qu'elles ne nous promettent rien d'autre que de "s'entretenir avec nous sans nous couper la parole".
Située au coeur de l'Europe, la Franche-Comté a subi au dix-septième siècle la terrible épreuve de la guerre de Trente ans avec la perte de la moitié de sa population. Elle sera repeuplée par une immigration française, savoyarde, lorraine et suisse. Province autonome faisant partie de l'empire des Habsbourg, sa constitution politique repose sur trois fondements : la succession héréditaire, le principe de catholicité et le libre consentement à l'impôt. A chaque nouveau règne, un échange solennel de serments entre les représentants du souverain et les Etats de la province scelle les engagements réciproques. L'archevêque de Besançon et la cité de Besançon siègent à la diète d'Empire, qui se réunit à cette époque à Ratisbonne. Besançon et la Franche-Comté sont en relation permanente avec les centres de pouvoir de Madrid, de Bruxelles, de Vienne et de Rome. Seule sur le territoire de la France actuelle avec les Etats pontificaux d'Avignon, la Franche-Comté dispose d'un inquisiteur de la foi de plein exercice. Terre de contradictions, elle est à la fois la patrie d'Henri Boguet, qui s'est illustré dans la répression de la sorcellerie, et celle du médecin bisontin Ferdinand Bouvot, dont la critique des procès de sorcellerie entraînera leur disparition. Henri Moreau est prêtre du diocèse de Paris. Il a soutenu une thèse de droit canonique auprès de l'Institut catholique de Paris sur le délai d'absolution. La présente publication est le fruit d'une thèse de doctorat d'Etat soutenue auprès de l'université Paris-Sorbonne.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.