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Erratum. Ce n'est pas le néolibéralisme, c'est le capitalisme politique
Moreau Arona
L'HARMATTAN
30,50 €
Épuisé
EAN :9782343178981
ERRATUM. La plus grande erreur intellectuelle, critique et analytique commise par la pensée contemporaine reste sans aucun doute l'usage courant voire abusif du mot " néolibéralisme " pour désigner ce qui n'est rien d'autre que du capitalisme politique. tordre général de gouvemance politique et économique du monde dans ces trente dernières années n'est ni libéral, ni libéral. Il n'est donc point néolibéral. C'est du capitalisme politique. Le néolibéralisme est un anti-concept. L'analyse fait fausse route : ce n'est véritablement ni Friedrich Hayek ou Milton Friedman, ni l'Ecole autrichienne d'économie, ni l'Ecole de Chicago en économie, ni les membres fondateurs de la Société du Mont Pèlerin qui portent le flambeau du capitalisme politique ; c'est fondamentalement la percutante philosophe, romancière et scénariste américaine, théoricienne de " l'égoïsme rationnel ", fondatrice de la doctrine de l'" objectivisme ", idéologue du capitalisme individualiste et du laissez-faire total et absolu : l'incroyable AYN RAND. J'en parle dans un autre livre bientôt à l'affiche. Il existe un capitalisme, jusqu'à un certain point, " nécessaire " à la prospérité de l'économie mondiale contemporaine et un capitalisme " inutile " à la société et " dangereux " pour l'humanité et pour l'univers du vivant. Pour arriver à stopper l'expansion politique du capitalisme et à en faire une simple composante du système économique libéral plutôt qu'un modèle d'économie politique ou un mode de gouvernance politique de l'économie, il faudrait nécessairement un travail de déconstruction critique et constructive consistant à le mettre à l'épreuve, d'une part, de la science économique et, d'autre part, du libéralisme ; ce qui permettra de distinguer ce qu'il est de ce qu'il n'est pas et ne devrait point être. C'est à cet immense chantier intellectuel que l'auteur cherche à apporter sa part de contribution à travers le présent livre.
Alors même que Malebranche est reconnu comme un philosophe éminent, il est souvent vu comme un penseur dont la pertinence intéressera plus l'historien de la philosophie que le philosophe contemporain. Or, cet ouvrage nous le présente comme un esprit libre qui s'est toujours défié des autorités humaines et qui s'est attaché à des réflexions sur des questions toujours posées : la validité universelle de certaines propositions théoriques et morales, la nature des idées, la connaissance de soi, la causalité, etc. Dans la mesure où il existe peu de monographie sur l'auteur, ce livre est d'autant plus précieux, qu'il offre une présentation claire et exhaustive de la philosophie de Malebranche nous rendant familier son univers intellectuel.
De 1683 à 1694, Antoine Arnauld et Nicolas Malebranche, anciens " amis " et prêtres que leur intérêt pour Descartes, leur révérence pour Augustin et leur commune inquiétude face au " libertinage " semblaient pourtant destiner à s'entendre, polémiquèrent violemment. En insistant sur l'aspect philosophique de ces débats, cet ouvrage propose la première interprétation d'ensemble de cette célèbre confrontation. Y a-t-il de sérieuses raisons philosophiques au désaccord entre Arnauld et Malebranche ? Leur détermination permet-elle d'éclairer certains aspects du malebranchisme ? Existe-t-il une philosophie d'Antoine Arnauld et peut-on en préciser les contenus ? Répondre à ces trois questions amène à éclaircir trois champs de recherche. En premier lieu, la polémique entre Arnauld et Malebranche fut un événement intellectuel. Nombreux furent les grands esprits contemporains qui prirent position et se trouvèrent ainsi impliqués, à des degrés divers, dans l'empoignade. En signalant leurs réactions, on voit apparaître les contours des camps philosophiques des années 1680, ainsi que quelques-unes des lignes de fracture conceptuelles qui contribuèrent à cette " crise de la conscience européenne " dont parlait Paul Hazard. En second lieu, les références à Descartes sont fréquentes chez Malebranche, incessantes chez Arnauld : en interrogeant le statut et les modalités de ces renvois et rapports croisés à une grande figure absente qui hante le débat, on précise le statut de la catégorie " cartésianisme " en histoire des idées. Enfin, Malebranche et Arnauld parlent souvent de Dieu. Au point de fuite de ce travail, on est alors conduit à une nouvelle interrogation : l'impuissance théologique du cartésianisme est-elle congénitale, ou bien peut-on tirer des dividendes théologiques de la philosophie cartésienne sans en faire jouer les structures et en modifier les concepts fondamentaux ?
Cet ouvrage prend son point de départ dans l'idée platonicienne d'un "devoir vis-à-vis de l'être" constitutif de toute éthique en même temps que de l'acte d'apprendre et du processus de l'éducation. Il s'interroge sur ce qui subsiste de la possibilité historique d'une éducation morale en son sens le plus radical, à savoir d'"une éducation libre qui conduise à la liberté". S'adressant d'abord au dernier Husserl, mais aussi à Paul Valery, à Heidegger et à Wittgenstein, l'auteur interroge ensuite la figure de la communauté éducative chez Herder, Jean-Paul Richter et les penseurs de la Communauté d'aujourd'hui, puis sur les formes de "la genèse et la transmission de la Loi" (avec notamment Cicéron, Hume, Kant, Schleiermacher, Kelsen, Gadamer et les critiques contemporains), enfin sur le rapport de l'éducation à la liberté (avec Montaigne, Humboldt, Nietzsche, Hannah Arendt, B Williams mais aussi Derrida et Thomas Bernhard). Ce parcours complexe aboutit à une pensée originale de la "spectralité": Qu'est-ce que l'éthique de l'éducation? Elle est l'écoute de voix peu audibles, qu'elles proviennent du passé, du présent ou du futur, en lesquelles nous avons décidé d'être confiants parce qu'elles ne nous promettent rien d'autre que de "s'entretenir avec nous sans nous couper la parole".
Lire Spinoza, c'est décrire les lignes de force de son architecture théorique; analyser les textes essentiels où viennent se nouer les principales difficultés; insérer sa pensée dans le contexte hors duquel on ne peut déchiffrer son sens et ses enjeux. C'est aussi demeurer attentif à sa dimension controversiale et aux registres de son style, de son lexique et de son argumentation, ainsi qu'aux différents genres d'écriture philosophique qu'il a choisis le dialogue et le traité, la lettre ou l'exégèse, la démonstration mathématique ou le scolie polémique. C'est enfin repérer les écarts significatifs qui marquent la production de son originalité et transforment une culture en interrogation systématisante. Il s'agit alors moins d'exposer une doctrine que de repérer et d'analyser les problèmes d'une philosophie. Ainsi peuvent prendre sens le rapport de Spinoza à Epicure ou à Descartes; sa reprise complexe de ce que Tacite dit des Juifs; sa relation à l'athéisme ou au matérialisme; l'usage qu'il fait du vocabulaire psychologique ou des textes bibliques traitant des prêtres ou des prophètes; la signification que prennent sous sa plume des notions comme la lumière naturelle, l'amour, le jugement, le doute ou le martyre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.