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Une histoire de la biologie
Morange Michel
POINTS
10,80 €
Épuisé
EAN :9782757829172
Bien que la biologie soit l'une des sciences les plus actives de notre époque, il n'existe pas en langue française d'ouvrage de synthèse moderne retraçant son histoire. Un tel livre est pourtant indispensable aux scientifiques et aux étudiants en science, trop souvent ignorants de l'histoire de leur discipline, aux historiens - les sciences prennent une place croissante dans l'histoire et son enseignement -, et à tout lecteur cultivé s'intéressant à l'histoire des idées. Plusieurs traits originaux caractérisent cet ouvrage : - une grande place y est donnée à l'apport des techniques et au rôle des expériences, et plus généralement au milieu socio-technologique au sein duquel les transformations scientifiques se développent ; - il s'agit d'une histoire complète des sciences du vivant, dans le temps, de l'Antiquité à aujourd'hui, et dans l'espace des disciplines, incluant des domaines souvent négligés dans l'histoire de la biologie comme l'écologie, l'éthologie ou la biologie végétale ; - l'objectif est d'introduire la longue durée dans l'histoire de la pensée biologique, mais aussi ses fractures, ses basculements ; cette vision globale devrait permettre de mieux apprécier la nature des échanges interdisciplinaires qui ont façonné la science du vivant, plus que toute autre peut-être.
Cette synthèse originale propose une histoire complète des sciences du vivant, de l?Antiquité à aujourd?hui, incluant des domaines souvent négligés comme l?écologie, l?éthologie ou la biologie végétale et donnant une grande place au contexte socio-technologique. Son ambition est d?aider à comprendre la biologie actuelle : les modèles utilisés par les biologistes contemporains et les débats qui animent les sciences du vivant portent en eux l?histoire dont ils sont le fruit.Un tel ouvrage est indispensable aux chercheurs et aux étudiants en sciences de la vie, qui méconnaissent trop souvent l?histoire de leur discipline, aux historiens eux-mêmes pour qui les sciences prennent une importance croissante et à tout lecteur intéressé par l?évolution des idées.Michel Morange, biologiste, est professeur à l?université Pierre-et-Marie-Curie et à l?École normale supérieure de Paris. Il est l?auteur de plusieurs ouvrages, dont Histoire de la biologie moléculaire et Les Secrets du vivant : contre la pensée unique en biologie.
Résumé : Annoncé à grand fracas, le décryptage du génome humain devait nous révéler le secret ultime de la vie et ouvrir la voie à de nouvelles thérapies miracles. Espoirs déçus : à l'ère de la postgénomique, les secrets du vivant sont maintenant recherchés dans les théories de la complexité, dans la convergence des efforts des biologistes, des physiciens et des mathématiciens. Comment comprendre la signification de cette succession rapide d'objectifs apparemment différents, de cette alternance d'espoirs et de désillusions ? Dans ce livre novateur, Michel Morange propose une clé pour rendre compte de ces difficultés, et de beaucoup d'autres analogues touchant toutes les branches de la biologie. Les annonces sensationnelles reflètent l'espoir toujours déçu qu'une explication unique pourrait suffire. Or les faits biologiques - comme ceux relevant de bien d'autres disciplines scientifiques - ne peuvent être expliqués par un principe d'intelligibilité unique. Exemples à l'appui et de façon très pédagogique, Michel Morange montre pourquoi des explications différentes doivent être articulées pour décrire le fonctionnement des macromolécules aussi bien que l'évolution humaine ou le développement des cancers. Cette articulation entre explications différentes est indispensable pour le progrès des connaissances ; elle est aussi une exigence éthique.
Les commémorations récentes autour de Darwin et de "L'Origine des espèces" ont surtout visé à défendre le darwinisme. On a un peu négligé les questions demeurées sans réponses dans les sciences du vivant, ainsi que leur désormais longue désunion.Cet ouvrage met au jour la convergence nouvelle qui semble au contraire apparaître entre les deux grands pans de la biologie, celui qui se concentre sur les mécanismes et celui qui prétend rendre compte de leur existence par des explications évolutionnistes. Il en sort ainsi une vision nouvelle du vivant.Ce grand rapprochement a aussi une autre conséquence: il oblige à repenser les rapports de la biologie au temps. Bref, pour Michel Morange, la vie est histoire(s). Dès lors, sciences biologiques et sciences historiques, sans se confondre, sont appelées à se rejoindre et à se féconder.Où en est la pensée biologique? Quelle définition du vivant émerge des recherches récentes? Michel Morange réussit une synthèse rare autour des fondements théoriques des sciences de la vie.
Résumé : Il fut la personnalité française la plus célèbre dans le monde, fêté comme un bienfaiteur de l'humanité, symbole de la lutte victorieuse contre les épidémies. Louis Pasteur (1822-1895) est devenu un mythe déjà de son vivant, mais son itinéraire personnel et des pans entiers de son oeuvre restent dans l'ombre. Qui était vraiment cette figure longtemps vénérée avant que des critiques mettent en doute la probité de l'homme et la valeur de son oeuvre jusqu'à les rendre évanescentes ? Pour le retrouver, cette biographie propose de ne jamais séparer la science de Pasteur de sa vie personnelle, de ses relations, de ses idées philosophiques et convictions religieuses. Chez lui, le bonheur familial et l'aventure de la recherche furent intimement liés. Il ne pouvait envisager son savoir hors des sollicitudes de l'époque. D'où ses études sur le déclin de la culture des vers à soie, mais aussi sur les maladies du vin, la préparation du vinaigre ou de la bière et la pasteurisation des produits alimentaires à laquelle son nom reste attaché. Puis, à l'automne de sa vie, les découvertes fondamentales sur les maladies infectieuses et enfin la vaccination qui couronnent un demi-siècle de recherches. C'est en embrassant l'ensemble d'une existence singulière que ce livre renouvelle l'interprétation de plusieurs facettes d'une oeuvre qu'il invite à redécouvrir. Sans rien dissimuler des faiblesses de l'homme, ses ambitions effrénées, son oubli des apports de ses prédécesseurs et de ses collaborateurs, sa hargne polémique... Un immense savant sous les traits d'un homme ordinaire jusque dans ses défauts.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.