Les manuels d'histoire présentent aujourd'hui la chute de l'URSS comme l'aboutissement inéluctable d'une expérience vouée à l'échec. C'est oublier le temps où, reproduisant la vision alors dominante en Occident, ils considéraient l'URSS comme une grande puissance dont personne ne pouvait imaginer la fin. Il en va de même pour la guerre froide, qui opposa les "deux Grands" pendant presque cinquante ans : qui aurait pu, malgré les premiers doutes de la décennie 70, en prévoir le dénouement ? Cet ouvrage a pour objectif de montrer comment les manuels scolaires ont raconté cette histoire aux élèves. Portant sur plus de 150 manuels d'histoire et de géographie de 1960 à nos jours, il analyse comment leur discours - celui du texte de la leçon, mais aussi les images, les documents sources, les cartes - met en scène le conflit Est-Ouest et dessine une nouvelle image du monde. Quelle y est la place de la France et de l'Europe ? Le récit de la guerre froide dans les manuels scolaires met en jeu la notion centrale de "partage du monde". Il construit, autour de quelques images types d'une remarquable récurrence, les bases de nouveaux repères historiques, géographiques et culturels.
«La Croix gainée de violet rentra la première, suivie des pénitents, cohue de somnambules épuisés, titubants de fatigue, que ne réveillait pas le premier cri des coqs. Une tristesse profonde descendait sur cette fin de cérémonie, un goût de néant décomposait en vert le ciel bleu. Contrastes andalous, calices de fiel vidés parmi les verres joyeusement remplis, corps torturés parmi les danses souples, oliviers tordus parmi les lis rectilignes. Pourquoi ces larmes dans ce paradis terrestre où le rossignol de l?Alcazar célébrait la nuit frémissante et où les premières hirondelles, depuis peu arrivées des Canaries, portées par les mêmes vents réguliers qui ramenaient les Conquistadores, aiguisaient déjà leurs ailes dans le jour naissant ? Comme la dalle d?un sarcophage, la porte se referma sur la procession.»
Résumé : Paul Morand a toute sa vie tenu des chroniques dans la presse. Lui, si réservé, s'y confiait parfois de manière inattendue. J'ai eu au moins cent chats rassemble pour la première fois les plus personnelles d'entre elles. Souvenirs d'enfance, famille, amis, voyages... Parlant des autres (Proust, Larbaud...) il parle également de lui : " J'ai commencé par détester la danse... " . Le grand cosmopolite qu'il était se rend bien sûr à New York ou à Singapour, mais on le voit aussi parcourant la France, de Montfort l'Amaury à Villefranche-sur-Mer. L'inconfort anglais ? Les cafés italiens ? Son farouche angora blanc ou sa douce persane bleue ? Rien n'est étranger à Morand, dont l'oeil insatiable et la parole acérée dessinent en quelques images frappantes le sentiment du monde. La préface inédite de Pauline Dreyfus rend brillamment compte de ce Morand intime, qui semble à mille lieux du grand voyageur pressé. Même s'il précise : " Naturellement, je ne puis vous parler de moi tel que je suis, vous donner la clé de ce qui est même pour moi un mystère ; une pudeur bien connue m'arrête" , voici le livre qui s'approche au plus près d'un Morand intime.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Rococo - Bug O'Shea - Les Extravagants - Le Locataire - Nazaire Droguet - Hécate et ses chiens - La Folle amoureuse - Fin de siècle - Le Prisonnier de Cintra - Le Dernier Dîner de Cazotte - Sacha et les vieilles - Les Écarts amoureux - Une Noire affaire.
Rien de tel que des mots pour soigner les bleus à l'âme. Corrézienne d'adoption, née au pied des grottes de Lascaux en Dordogne, Annie a dû renoncer au métier d'institutrice et compense en écrivant. Avec "Gourmande", elle a obtenu un prix à un concours de poésie à la bibliothèque d'Ayen, avec dans le jury, Monsieur Michel Peyramaure. Elle raconte avec des mots simples, des petites histoires de la vie de tous les jours où chacun peut se reconnaître. Elle ne compte pas en rester là, après "Brins de vie", elle vous donne rendez-vous bientôt pour un nouveau recueil.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.