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Celle qui mangeait le riz froid
Moon Chung-hee ; Kim Hyun-ja ; Collot Michel
BRUNO DOUCEY
15,00 €
Épuisé
EAN :9782362290350
Extrait de la préface de Michel CollotPlusieurs revues et émissions littéraires ont récemment révélé aux lecteurs français la vitalité et la diversité de la poésie coréenne contemporaine, et un film étonnant, Poetry, nous a appris qu'elle n'était pas réservée à une élite sociale et intellectuelle, mais pouvait toucher un public plus large grâce à des ateliers d'écriture ouverts à tous et à toutes, et à des clubs dont les membres se réunissent dans des cafés pour lire les poèmes qu'ils ont aimés ou qu'ils ont écrits.Incarnée par une des plus grandes stars du cinéma coréen, à la beauté bouleversante et au visage merveilleusement expressif, l'héroïne de ce film est une femme d'un certain âge, aide-ménagère auprès d'un vieillard invalide, et chargée par sa fille de l'éducation d'un adolescent au comportement répréhensible. Malgré ou à cause de cette existence difficile, elle cherche à exprimer, non sans mal, à travers la poésie, la force vitale qu'elle découvre par moments en elle et dans le monde qui l'entoure, aussi dur soit-il.Cette femme m'a fait penser à l'auteur des poèmes rassemblés dans cet ouvrage. Je n'avais pas encore eu la chance de connaître Moon Chung-hee, mais j'ai ressenti, en la lisant, la même émotion et la même énergie. Il m'a semblé que ces deux femmes livraient un peu le même combat contre un ordre injuste et contre la domination masculine, pour faire entendre en poésie une autre voix et proposer une autre voie à la société contemporaine.Dans le film, donnant un cours de poésie, l'écrivain soutient, à la surprise de son auditoire, que celle-ci peut résider aussi bien dans un amoncellement de vaisselle sale sur l'évier de la cuisine que dans le plus idyllique des paysages, car elle dépend surtout de la qualité du regard porté sur eux. Bien des poèmes de Moon Chung-hee ont pour point de départ une réalité très prosaïque, et confèrent sens, beauté et dignité aux expériences les plus triviales ainsi qu'aux tâches plutôt ingrates et ennuyeuses qui sont encore souvent le lot des femmes à la maison ou au travail, en Corée comme en Occident.Cette attention aux menus faits, objets et gestes du quotidien, si elle est liée à certains aspects de la condition féminine contemporaine, rejoint aussi une tendance commune à la tradition poétique extrême-orientale et à la modernité occidentale, et qui anime aussi bien le mono no aware japonais que le parti-pris des choses de Francis Ponge. Celui-ci avait fait scandale parmi les critiques conservateurs en publiant pendant la guerre un éloge de la pomme de terre, qui fournit à qui l'épluche «un plaisir de choix», et en comparant l'inspiration poétique à une lessiveuse qui fait bouillir l'eau pour laver du linge sale. Lorsque Moon Chung-hee se montre dans un poème en train de faire la vaisselle, elle évoque certes une servitude quotidienne, mais elle dévoile surtout le potentiel poétique que peut receler une activité manuelle, faisant ainsi de la vie matérielle une véritable «matière-émotion», selon le mot de Char. C'est une manière discrète, mais efficace, de «désaffubler la poésie», comme le voulait Ponge, et de la faire descendre de l'éther où la confinait une tradition passablement idéaliste, pour la faire croître à ras de terre.
En quête de renouveau, Elena s'installe dans une maison au coeur d'un village aux apparences trompeuses. Tout semble parfait... trop parfait. Dès son arrivée, un malaise s'installe : des voisins qui l'observent en silence, une silhouette inquiétante postée devant sa terrasse, et des appels à l'aide que la police ignore. Piégée dans un cauchemar éveillé, elle se retrouve bientôt cernée par d'étranges présences. Lorsqu'elle croise la route de trois autres étrangères en quête de vérité, l'espoir renaît... mais est-ce vraiment une échappatoire, ou une descente encore plus vertigineuse dans l'horreur ? Souvenez-vous : une fois entré(e), il n'y a peut-être plus de retour possible. Osez pénétrer dans Jardin des Ombres... si vous êtes prêts à affronter vos pires cauchemars.
Ultra-confidentiel, défense absolue à toute personne de lire une ligne de ce livre! Vous aurez été prévenu: Ne lisez pas! (ou vous risquez de faire des découvertes que vous regretterez)."
Il y a la vitesse de la lumière, dont tout le monde a entendu parler, sur laquelle ont travaillé les plus grands savants. Mais qu'en est-il de la vitesse de l'obscurité? Lou Arrendale sait qu'elle existe, qu'elle est aussi digne d'intérêt, et même peut-être plus. Mais personne n'écoute Lou. Car Lou est autiste. Grâce à ses dons pour les mathématiques, il jouit d'une excellente situation dans une compagnie pharmaceutique et mène une vie indépendante. Mais l'offre de tester un traitement expérimental censé annuler les effets de l'autisme chez l'adulte vient perturber son existence bien réglée. Si celui-ci réussit, Lou devrait penser, agir et se comporter comme n'importe quel adulte "normal". Mais, délivré de l'autisme, Lou Arrendale serait-il encore lui-même? Roman profond et poignant, inoubliable, qu'Elizabeth Moon a dédié à son fils autiste, La vitesse de l'obscurité a été nominé pour le prix Arthur C Clarke et couronné par le prix Nebula en 2004.
Les étoiles incrustées sous la chair / il faut vautour et rage / pour nous arracher / un peu / de ce qui brille / Et tant d'amour sans attendre pour garder la lumière".
Ceux du large? Qui Ananda Devi désigne-t-elle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : "Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim", avant d'être assénée comme une gifle dans le dernier poème : "Ceux que la vie éventre / De son coutelas". Entre ces deux poèmes, elle suit l'errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d'atteindre une autre rive. Malgré la "terreur de l'eau", malgré la mort en embuscade. Et si l'auteure s'est donnée la peine d'écrire ce texte en trois langues ? français, anglais, créole ? c'est pour se prouver à elle-même qu'elle n'est pas restée "Tête baissée bras ballants "devant" Le film catastrophe" qui se déroule sous nos yeux.
« ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?4e de couverture : « ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?
Ligne 8, direction Balard : Liberté - Bastille - Filles du Calvaire - Strasbourg Saint-Denis - Opéra. Ligne 3 : Père Lachaise... Chaque jour des millions d'hommes et de femmes se croisent dans le métro parisien, les yeux rivés à l'écran de leur téléphone mobile, pressés d'arriver à destination. Et pourtant, il y a tant à voir et tant à vivre dans ce monde souterrain. Tant de livres à déchiffrer sur les visages que l'on côtoie. Tant de scènes à filmer avec la caméra de l'empathie. Tant de jeunes et de vieux, de malades et de bien-portants, de riches et de pauvres emportés dans le même voyage. Il fallait un regard de poète pour mettre au jour l'inépuisable richesse de ces transports en commun. Ce regard, c'est une femme venue de Syrie qui nous l'offre, dans ces Métropoèmes écrits directement en français. La poésie aussi est un service public.