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L'ETRANGE HORLOGE DU DESASTRE
MOODY RICK
RIVAGES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782743612924
A New York des bouches se rencontrent. Untel embrasse une telle, qui embrassera tôt ou tard tel autre, qui embrasse le monde. Un expert en affaires de négligence et de préjudice moral découvre que son mariage est en ruine lorsqu'il met sa femme sur écoute. Soixante-dix doses d'acide ont donné à Lucy la possibilité de bâtir trois versions de sa vie rêvée. Elle les raconte sans discrimination. Autant de personnages qui se croisent, se retrouvent, se perdent dans un dédale physique et mental, hantés par le désir, le désespoir et la folie. Autant de combinaisons aléatoires qui leur permettent de combler les trous d'un puzzle existentiel et sexuel. Écrites avec une virtuosité remarquable, les onze nouvelles de Rick Moody opèrent comme des déflagrations. Elles nous disent que la souffrance éprouvée dans le corps et l'esprit est le lot commun des êtres abandonnés à l'absurdité de leur propre condition.
Résumé : 1972. Une banlieue résidentielle dans l'Est des Etats-Unis. Benjamin Hood et Janey Williams se préparent, une fois de plus, à tromper leurs conjoints respectifs. Janey sort de la chambre d'amis, entre dans la salle de bains. Pendant ce temps, à l'étage au-dessus, leurs enfants s'apprêtent à vivre leur première expérience sexuelle. Tout va bien. II suffira pourtant de quelques jours pour que cette paisible communauté suburbaine se retrouve sens dessus - dessous, dévastée par l'irruption simultanée de l'échangisme et d'une tempête d'une force inouïe. Désormais, plus rien ne sera comme avant. Tempête de glace est d'abord une comédie, étincelante comme le givre qui enrobe les paysages du New Jersey, les nimbant d'un éclat féerique, tandis que les images du Watergate défilent à la télévision. Avec, en fond sonore, les premières chansons de Lou Reed et des New York Dolls. Mais c'est aussi une réflexion sur la fin d'une certaine Amérique, et un drame poignant. Au-delà de la reconstitution virtuose des années 70, ce roman implacable met en lumière l'irresponsabilité d'une génération et ses effets sur la génération suivante. Adapté au cinéma par Ang Lee (The Ice Storm, 1998), Tempête de glace est le deuxième roman de Rick Moody. Son dernier livre, The Black Veil, paraîtra à l'Olivier en 2004.
Ecrites parfois à plusieurs années d'intervalle, les douze nouvelles qui constituent ce recueil témoignent d'une inspiration commune, qu'on pourrait appeler " bouffonnerie du désespoir ". L'émotion dont chacune est traversée est presque toujours dissimulée soit sous un comique de farce, soit sous un jeu de parodie, soit encore sous une construction déroutante consistant à bousculer le lecteur dans ses habitudes. En filigrane se lisent la mort d'une sœur, l'amour impossible, l'alcool, les souvenirs poisseux d'asile psychiatrique, autant d'éléments de la mosaïque que forme la société américaine. Drôles, violentes, décalées, bouleversantes, ces nouvelles viennent confirmer que Rick Moody est une des voix les plus originales de la littérature américaine d'aujourd'hui.
Résumé : "Le type qui travaillait de neuf à cinq sous un masque de poulet, c'était moi, même si j'avais fait d'assez longues études en gestion commerciale, même si je présentais plutôt bien et si je ne parlais pas trop mal, même si je venais de ce qu'on appelle une bonne famille." Ils peuplent les fast-foods, les agences d'événementiel ou le monde de la finance. De l'extérieur, tout va bien pour les héros de Démonologie. En réalité chacun lutte pour garder l'équilibre. Et la chute n'est jamais loin. La mort d'une sueur, l'aliénation, un amour impossible, une addiction : comme un vernis qui se craquelle, le quotidien laisse affleurer à sa surface les failles les plus intimes.
Écrire ses mémoires à l'âge de quarante ans peut sembler un projet bien étrange. À moins que le but ne soit de découvrir, à travers l'autobiographie, le sens d'une identité collective. C'est ce que tente Rick Moody, dans ce livre étonnant qui est à la fois une auto-analyse, un traité de la mélancolie, un essai sur l'Amérique et sa littérature et une Lettre au père. S'il entreprend de raconter certains moments-clés de sa propre vie - sa liaison avec une jeune femme alcoolique, son enfermement volontaire dans un hôpital du Queens, sa toxicomanie, ses tendances dépressives et ses phobies -, c'est pour mieux les faire entrer en résonance avec une autre histoire, celle de son ancêtre Joseph Moody, qui inspira à Nathaniel Hawthorne Le Voile noir du pasteur, ce conte dans lequel un prêcheur décide de dissimuler pour toujours son visage derrière un voile noir. Brillant, provoquant, alternant l'humour et la dramatisation, ce texte unique en son genre dans la mesure où il combine les techniques du roman et de l'essai, a provoqué Outre-Atlantique effroi et admiration.
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.