Henri de Monvallier nous propose ici de découvrir la vie des philosophes sous l’angle le plus « bassement matériel » (notez les guillemets). On (ne) s’étonnera (pas) d’y trouver, chez le philosophe le plus idéaliste, romantique, voire spiritualiste, du XIXe siècle les habitudes bourgeoises du rentier et un petit-esprit boutiquier pour lequel, loin du sublime creux de ses abstractions philosophiques, un sou est un sou. Si Arthur fut cossu, Georg Whillhem Friedrich aura connu toute sa vie durant des soucis d’orde financier et Karl, penseur matérialiste par excellence, se sera consacré corps et âme à son œuvre dans des conditions de vie souvent misérables.
A travers une galerie de portraits des philosophes emblématiques de l'histoire de la philosophie, Henri de Monvallier explore leur rapport à la vie matérielle et dévoile quelques anecdotes édifiantes sur ces grands penseurs. Les historiens de la philosophie s'intéressent beaucoup à la logique mais assez peu, au total, à la logistique. Primum vivere, deinde philosophari, dit la sentence latine : " D'abord vivre, ensuite philosopher. " Certes, mais pour vivre, encore faut-il avoir de quoi vivre. Les philosophes, de quoi vivaient-ils ? Etaient-ils riches ou pauvres ? Vivaient-ils de leurs écrits ? Comment négociaient-ils leurs droits d'auteur ? Etaient-ils rentiers, héritiers ou bien étaient-ils obligés de travailler à côté ? Etaient-ils pingres ou généreux avec les autres ? Et comment ont-ils pensé l'argent dans leurs textes théoriques ? Que penser enfin de certaines tendances contemporaines du " business de la pensée " chez les intellectuels ? C'est à ce questions, et à quelques autres, que ce livre entend fournir des éléments de réponse en proposant à travers une galerie de portraits qui va de Platon à Sartre jusqu'aux philosophes actuels une réflexion sur la vie matérielle des penseurs.
Monvallier Henri de ; Rousseau Nicolas ; Onfray Mi
Résumé : "Nous traiterons d'un certain nombre d'auteurs grand public considérés habituellement comme des "intellectuels" ou des "philosophes", qui se signalent apparemment par leur clarté d'expression et qui prétendent populariser la philosophie. Mais ce sera pour montrer que leur pensée est aussi inconsistante, quoique l'habillage soit d'un style opposé : non pas obscur, inintelligible et parfois inquiétant, mais brillant, plein de paillettes et de joliesses. Ce qui est encore une façon de masquer la platitude ou la vacuité du propos. Notre but est seulement de comprendre ces nouvelles formes de philosophies indigentes qui trompent le public en lui donnant l'illusion de participer à la vie des Idées ; alors que cette philosophie 0 %, comme il y a des yaourts 0 %, se réduit bien souvent à une suite d'élucubrations sans ordre, arbitraires et incohérentes." Reprenant avec précision et fidélité les livres et les textes de ces néo-néo-philosophes oscillant entre vacuité et cupidité, Henri de Monvallier et Nicolas Rousseau dénoncent une nouvelle génération d'imposteurs, ceux que Victor Hugo, dans un néologisme fameux des Misérables, qualifiait de "filousophes"
Monvallier Henri de ; Rousseau Nicolas ; Onfray Mi
Importée d'Allemagne à partir des années 1930, la phénoménologie est considérée aujourd'hui comme un courant philosophique de première importance. Cet ouvrage reprend le dossier depuis ses origines jusqu'à certains avatars contemporains, et met à nu l'une des impostures intellectuelles majeures des XXe et XXIe siècles. Prônant une méthode "rigoureuse" fondée sur la description des phénomènes tels qu'ils apparaissent à la conscience, la phénoménologie ne débouche sur aucun résultat probant et singe la profondeur à l'aide d'un jargon aussi incompréhensible que ridicule. De Husserl à Heidegger et ses disciples en passant par Jean-Luc Marion, le lecteur est convié à un voyage à la fois hilarant et consternant, avec en toile de fond cette question : peut-on parler pour ne rien dire ?
Résumé : Le système médiatique vit bien souvent de polémiques. Les livres et les oeuvres en font souvent les frais. C'est ainsi que, la plupart du temps, parce qu'ils ne laissent pas prise à la chicane, on ignore que Michel Onfray a publié une dizaine de recueils de poésie et une vingtaine de livres consacrés à l'art en général ou à célébrer l'oeuvre d'un certain nombre d'artistes contemporains - entre autres, les peintres Jacques Pasquier et Vladimir Velickovic, Ernest Pignon-Ernest et Valerio Adami, Robert Combas, Gérard Garouste et Gilles Aillaud, les photographes Willy Ronis et Bettina Rheims, le sculpteur Pollès, les compositeurs Pascal Dusapin et Eric Tanguy, mais aussi les artistes des sens oubliés, le goût et l'odorat, que sont les cuisiniers, les viticulteurs et les oenologues - Charles Fourier parlait à leur propos de gastrosophie. La Danse des simulacres rassemble près d'une vingtaine de livres qui constituent une esthétique généralisée ? l'un d'entre eux est un éloge de l'art contemporain. Elle se constitue à partir du corps sensuel, autrement dit du corps qui regarde et voit, entend et écoute, sent et goûte. Diderot disait qu'il n'existe qu'un seul sens, le toucher, et qu'il est diversement modifié : on touche avec les yeux, avec le nez, avec la bouche, avec les oreilles, avec toute la peau... Cette esthétique est une célébration du toucher. En ouverture, un récit autobiographique inédit raconte comment se constitue un jugement de goût.
Le récit de vie inspirant d'un petit gars du Nord, parti de loin et ayant réalisé ses rêves d'enfant : faire de sa passion pour la chanson et la variété française son quotidien et son métier. Enfant malmené physiquement et psychologiquement par ses parents, grandissant au sein d'une maison où les cris et les disputes sont incessants, Fabien Lecoeuvre se construit à travers les chansons françaises et les spectacles de music-hall grâce à une grand-mère et un arrière-grand-père aimants, ainsi qu'une tante et un oncle attentionnés et passionnés. Pénétrer derrière la porte " Coulisses. Entrée réservée aux artistes " devient l'obsession du jeune Fabien, amoureux des stars du music-hall de l'époque. Promis par son père à une vie d'ingénieur ou de comptable, la vie de Fabien Lecoeuvre prend un tout autre tour à l'aube de l'âge adulte, grâce à sa personnalité passionnée et drôle et à sa force de travail. Avec sincérité et humour, Fabien Lecoeuvre revisite son histoire personnelle et professionnelle depuis ses débuts de modèle nu pour magazines masculins, en passant par les étapes qui l'ont mené à devenir attaché de presse et chef d'entreprise, jusqu'à ses rencontres improbables et extraordinaires, avec Line Renaud, Patrick Sébastien, François Mitterand, Michel Polnareff, Johnny Hallyday, Coluche ou encore des fils de Claude François. A travers son histoire, Fabien Lecoeuvre transmet sa philosophie de vie et partage de véritables messages d'espoirs : comment transformer chaque épreuve et élément négatif de sa vie en une source positive, créative et productive. Et avant tout, comment réaliser ses rêves, même à contre-courant.
Sand George ; Flaubert Gustave ; Bahiaoui Danielle
On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et leurs familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie et tristesse, colère et allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.
Après le succès public et critique de Star Wars, la philo contre-attaque, Gilles Vervisch poursuit son approche ludique et accessible de la philosophie à travers Star Wars. Cette saga est le fruit de la culture de son créateur, mêlant mythologie, psychanalyse et bouddhisme zen, et les questions philosophiques ne manquent pas : le bien et le mal, le destin et la liberté ou encore la solitude et la mort. Il semblait déjà difficile de trouver de la profondeur à la saga de George Lucas, alors que dire de ces "suites" peu inspirées, décevantes et ressemblant souvent à un copier-coller des premiers films ? Gilles Vervisch décrypte pourtant, avec humour et sagacité, les nouveaux thèmes philosophiques présents. Notamment ceux autour de l'Histoire, la mémoire et le passé. Comment faire du neuf avec du vieux ? Cette question hante les nouveaux épisodes. Si Star Wars est bien un mythe fondateur de la pop culture, ou du moins un monde "étendu" dont l'exploration est sans limite, on n'a jamais fini non plus d'en explorer la philosophie.
Michel Onfray propose un manifeste pour une vie philosophique libre, telle que H. D. Thoreau l'émule et ami de Ralph Waldo Emerson l'a pratiquée, du côté de Concord, en Amérique du Nord, au milieu du XIXe siècle. Ce livre est un hommage en même temps qu'une percutante introduction à la vie et à l'oeuvre de ce "penseur des champs" ou "romantique indien", solitaire et rebelle, qui a prôné toute sa vie une existence farouchement libre. Le philosophe dégage un portrait double de Thoreau, écologiste et libertaire et, par-delà, celui d'un modèle de vie où la pensée contemplative associée à l'action créent les conditions d'une existence authentique. Un modèle auquel Michel Onfray s'apparente, qui invite chaque philosophe et chacun d'entre nous à mettre en adéquation sa pensée et ses actions.
Ce texte de Sartre, qui met à distance, ironise, son rapport à la littérature en en situant l’émergence dans son enfance, constitue paradoxalement (quoique) un ouvrage d’une rare qualité littéraire.
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
Un superbe premier roman à voix multiples. L'autrice nous offre une réflexion intense sur la parentalité, l'adoption, l'amour filiale. On y découvre aussi l'Inde, ses différents modes de vie et ses coutumes, qui en font un pays si complexe et fascinant. Un récit magnifique, émouvant, bouleversant, relevé à la sauce aigre-douce qui lui donne ce ton tellement touchant et poignant !!!
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !