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La périlleuse mémoire de Tito Perrochet
Montserrat Ricardo
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738413598
Dans une Amérique bouleversée par les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les génocides, les disettes et les épidémies, dans un pays qui ressemble au Chili d'avant 1973, "La périlleuse mémoire" raconte l'itinéraire grotesque de Tito Perrochet, des bordels de la Baie des Orages aux marches du Palais qu'il fera bombarder, enterrant sous les bombes le médecin qui aura été le témoin et l'accoucheur de la médiocre et perverse genèse d'un des ultimes dictateurs encore en vie aujourd'hui. Roman de la Violence. Violence sexuelle, métaphore de la violence sociale. Violence de la Mémoire, douloureuse et cruelle, dont les peuples amérindiens ont héritée. Violence de l'écriture à peine tempérée par la poésie de Pablo Neruda, le chant de Violeta Parra et Carlos Gardel, "La périlleuse mémoire" laisse le lecteur- spectateur de ce théâtre d'ombres gigantesques et sanglantes, pantois. En proie à la peur d'être bientôt dévoré par les ogres que ne cessent d'enfanter les "Mondes Nouveaux".
Vi, une belle et talentueuse " internétective " chilienne, se fait une joie, à l'occasion d'un séjour en France, de revoir son père qui y vit en exil. Les retrouvailles ne se dérouleront pas comme prévu. L'ancien ministre de Salvador Allende, devenu un illustre et paisible généalogiste, a été assassiné en Bretagne. La jeune femme se promet de retrouver le coupable. Commence alors une étrange partie d'échecs. Sur chaque case gît un cadavre dont on a percé le côté droit. Tous de braves gens qui portent le nom de .... Pinochet. Pourquoi veut-on éliminer de la surface du globe les homonymes de l'ancien dictateur ? Que viennent faire Charlton Heston, Merlin l'enchanteur et un flic qui ressemble à Alain Delon dans cette histoire rocambolesque ? Après une enquête trépidante et une quête vertigineuse, Vi retrouvera, en même temps que son identité, la mémoire d'un peuple meurtri. Ricardo Montserrat a publié en 1997, dans la Série Noire, le polar mortuaire, qu'il a co-écrit avec les quatorze chômerus de KELT.
Claude Montserrat-Cals répond, par-delà les années, aux dernières et brûlantes pages laissées par l'écrivain suédois Stig Dagerman avant son suicide, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Elle interroge cette dénonciation sans appel de tout pouvoir consolant de l'amitié, de l'amour, de la beauté, de la foi, de la philosophie. Elle reprend pas à pas ces philosophèmes, confrontant et récusant les points de vue des stoïciens, de Boèce, de I'Ecclésiaste, de Schopenhauer, jusqu'à approcher au plus près cette vertigineuse détresse et définir, par égard pour celui qui l'a éprouvée, ce que peut être la consolation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.