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Lamartine. Un poète en politique
Montplaisir Daniel de
TALLANDIER
25,50 €
Épuisé
EAN :9791021038363
Le 11 mars 1820 paraît en librairie un mince recueil de poèmes, sans nom d'auteur, intitulé Méditations poétiques. Son succès est immédiat et fulgurant. La France de la Restauration découvre, fascinée, des accents jusqu'ici inconnus, des harmonies enchanteresses, des émotions palpitantes. Elle tient son barde et ne va plus le lâcher de longtemps. Pendant près d'un demi-siècle, la plume alerte et jamais en repos d'Alphonse de Lamartine (1790-1869) scande la vie littéraire puis politique de son temps. Tout en demeurant attaché à son Mâconnais natal, le poète devenu diplomate, député, chef du gouvernement provisoire de la république - un cas unique dans l'histoire de France - a inlassablement, du haut d'un exceptionnel talent oratoire, milité contre la peine de mort, plaidé pour l'abolition de l'esclavage, défendu la liberté de la presse, préconisé le suffrage universel, favorisé la concorde européenne, oeuvré pour la protection des travailleurs les plus modestes et incité à une réduction des inégalités de fortune. Mais les soubresauts de la révolution de 1848 puis le coup d'Etat du futur Napoléon III l'évincent de la vie publique. Il doit affronter des difficultés financières croissantes, des deuils en grand nombre - notamment celui de sa fille adorée Julia - et la désaffection du public. Passé de mode, il tombe dans l'oubli, puis son oeuvre refait surface, enseignée aux lycéens, décortiquée par les chercheurs, méditée par les hommes politiques. Chantre du désespoir nourrissant une vision poétique de la politique et une conception politique de la poésie, Alphonse de Lamartine n'a jamais cessé de se porter au secours de ses semblables.
Résumé : Monté sur le trône en 1824 à la mort de son frère Louis XVIII, Charles X appartenait à un autre siècle. En se faisant sacrer en 1825, il voulut rétablir une monarchie absolue fondée sur le droit divin, l'Eglise et l'aristocratie foncière, alors que s'affirmaient face à lui la bourgeoisie libérale, la presse et le régime parlementaire. Survint la révolution de 1830 qui lui fut fatale. L'ouvrage, qui embrasse l'ensemble de sa vie ? le prince, l'émigré, le roi, le proscrit ?, éclaire les facettes de ce personnage qui n'était pas appelé à régner et donne toute leur place aux recherches les plus récentes. Il montre comment ce frère de Louis XVI a compris la Révolution, interprété la Charte octroyée par son devancier, s'est engagé avec fougue en plein romantisme au service de la chrétienté, renouant avec le succès, après son aïeul Saint Louis, lors des expéditions en Grèce et à Alger. Si Charles X a fait des erreurs incontestables, notamment chercher à ressusciter un monde et un système de pouvoir que la Révolution et Napoléon à sa suite avaient abolis, il s'est passionné pour les problèmes du temps et a tenté de les résoudre : faut-il limiter la liberté d'expression ? Quels doivent être les rapports entre l'Eglise et l'Etat ? Quel est le rôle de la France en Europe et dans le monde ? Roi mal-aimé dans une période oubliée ? celle de la Restauration ?, Charles X, " chevalier troubadour ", grand mécène, sut redonner à la France tout son lustre. Son règne fut une période d'intense activité intellectuelle et a paradoxalement esquissé les premières formes de la France d'aujourd'hui.
L'histoire méconnue du Canada, des origines à nos jours. Deuxième pays du monde par la superficie, dixième puissance économique peuplée de seulement 37 millions d'habitants, principal partenaire des Etats-Unis et, avec lui, colocataire de l'Amérique du Nord, mais fortement attachée à ses doubles racines européennes, la nation canadienne fait souvent figure d'Etat modèle aux chapitres des libertés publiques, des droits de l'homme et de la femme, de la démocratie, du respect de l'environnement et de la préservation de la paix. Les sondages d'opinion en font régulièrement le pays préféré des Français et l'un de ceux où il est le plus agréable de vivre. Pourtant, le Canada s'est bâti à coups de conflits ethniques, de guerres étrangères, de tentations séparatistes. Parfois menacé de disparition mais retrouvant toujours une cohésion nationale qui surprend les Canadiens eux-mêmes, le pays des lacs, des neiges et des forêts a construit son identité et pris sa place parmi les nations qui comptent. Les difficultés qu'il lui reste à surmonter lui conservent une partie de cet esprit pionnier qui animait déjà Cartier, Champlain et Montcalm, puis la longue liste de ses hommes d'Etat depuis le premier gouverneur britannique jusqu'à son plus récent Premier ministre. Daniel de Montplaisir, qui y réside, brosse avec talent et passion l'histoire méconnue et captivante de ce pays-contient qui porte fièrement pour devise " A mari usque ad mare " - " D'un océan à l'autre ".
Les "Trois glorieuses" démystifiées. Depuis 1789 et après avoir vu se succéder huit régimes politiques et autant de Constitutions, la France de la Restauration croyait, depuis 1815, avoir touché au port. Apaisé, le pays commençait à jouir d'un réel bien-être : la Charte octroyée par Louis XVIII garantissait des libertés publiques rénovées ; l'économie connaissait une phase d'expansion sans précédent ; le royaume, ayant enfin pansé les plaies des guerres de l'Empire, avait retrouvé son premier rang en Europe et son influence dans le monde. Le nouveau roi, Charles X, monté sur le trône en 1824, alerte, généreux et séduisant, semblait promettre une ère de paix et de prospérité, que déjà la littérature romantique saluait avec enthousiasme. Puis, peu à peu, les choses se détraquèrent. Des vents mauvais commencèrent à souffler contre un gouvernement qui, outre quelques maladresses, resta aveugle aux forces montantes décidées à l'abattre, non en vue d'améliorer le sort des Français mais simplement pour prendre le pouvoir et en faire profiter un clan depuis longtemps à l'affût. C'est ainsi qu'instrumentalisé par celui-ci, le peuple de Paris, en trois journées d'émeute, les 26, 27 et 28 juillet 1830, renversa un trône que l'on croyait indestructible. Le nouveau régime, issu des barricades, eut à coeur de se justifier en édifiant la mythologie des " Trois glorieuses " afin de camoufler sa confiscation de la révolution. Le présent ouvrage apporte un éclairage original et souvent inattendu sur les événements de cette période, sur leurs causes profondes et sur leurs conséquences. Il décrypte les ressorts du remplacement d'une aristocratie traditionnelle et trop solidaire de son passé par une ploutocratie opportuniste et évolutive. Il tente enfin d'expliquer la permanence d'un certain " syndrome " révolutionnaire français, dont on remarquait encore les traces en mai 1968 ou, plus récemment, avec le soulèvement des " gilets jaunes ".
Pour l'histoire, l'homme reste le "comte de Chambord". Pour les royalistes, qui l'ovationnèrent comme "duc de Bordeaux puis le reconnurent comme" Henri V ", il fut le" roi ", le dernier roi de France. Il le fut doublement: le 2 août 1830, lorsque son grand-père Charles X abdiqua en sa faveur, et le 24 août 1883, lorsqu'il mourut sans enfants, laissant béante une succession de France qui demeure irrésolue à ce jour. L'alternance de ses silences et de ses prises de position publiques, les choix qu'il fit, dans des conditions souvent mystérieuses, passionnèrent les historiens. Pourquoi avait-il refusé la couronne que la chute du second Empire lui offrait sur un plateau? Son obstination à n'accepter de Restauration qu'avec le drapeau blanc cachait-elle un prétexte pour échapper à son destin ou bien un manque consternant de sens politique? Faute de réponse, l'histoire oublia le comte de Chambord. Jusqu'à ce que ses archives privées, que l'on croyait perdues, soient récemment retrouvées. Leur exploitation permet de redécouvrir le roi Henri V et sa raison d'être: se préparer à assumer la charge de la France. Elle permet aussi de dépeindre l'homme qui, loin des cercles royalistes qui en firent une icône, mena la vie quotidienne d'un haut personnage de son temps. Le présent ouvrage dissipe le mystère politique et humain. Mais l'héritage du dernier monarque continue de planer comme une ombre sur l'histoire de France."
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.