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Dupont- White : un classique critique au 19e siècle
Montoussé Marc ; Fontanel Jacques
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296075887
Charles Brook Dupont-White (1807-1878) est un économiste français qui est à la fois marqué par les écrits des économistes classiques et par la pauvreté de la classe ouvrière, dont il a mesuré la gravité à la lecture du rapport Villermé. A une époque où les économistes étaient opposés soit à l'intervention de l'Etat soit à l'économie de marché, Dupont-White préconise l'intervention de l'Etat dans une économie de marché. Il a, bien avant Wagner, formulé la loi d'extension des activités publiques et l'on retrouve dans son oeuvre les fonctions de l'Etat définies bien plus tard par Musgrave. Pour égaliser les chances, Dupont-White préconise un développement de l'éducation; pour lui la connaissance est un facteur de production dont les rendements sont croissants; il annonce ainsi avec un siècle d'avance les théories du capital humain et de la croissance endogène. Dupont-White n'a pas la place qu'il aurait méritée dans l'histoire de la pensée économique; il est le précurseur de nombreuses analyses modernes; il est un économiste hétérodoxe dont les thèses sont proches de celles de la social-démocratie moderne. Biographie de l'auteur Ancien élève de l'ENS Cachan, agrégé de Sciences sociales, docteur en Sciences économiques, Marc Montoussé a écrit et coordonné de nombreux ouvrages pédagogiques en économie. Il s'intéresse particulièrement à la pensée économique hétérodoxe du XIXe siècle.
La crise que les pays développés traversent offre une preuve supplémentaire que l'économie ne peut être désincarnée. Les phénomènes économiques sont ancrés dans une réalité sociale et institutionnelle forgée par l'histoire. Oubliée depuis le début du XXe siècle, l'Ecole historique allemande, qui fut pourtant la principale école de pensée après l'école néoclassique à la fin du XIXe siècle, revient aujourd'hui sur le devant de la scène. Les économistes allemands n'avaient-ils pas déjà mis en avant le rôle des institutions, montré l'importance du contexte historique, affirmé la nécessité d'articuler économie et éthique et insisté sur la nécessaire régulation de l'économie de marché par l'Etat ? Thèses de List, querelles des méthodes, lois de Wagner, doctrine du socialisme de la chaire..., l'objet de cet ouvrage est de présenter les sources, l'originalité, la diversité et la postérité de l'Ecole historique allemande. Chaque chapitre est enrichi d'extraits de textes fondamentaux, voire fondateurs, dont certains sont aujourd'hui oubliés; ainsi on trouvera le fameux manifeste d'Eisenach qui a unifié, en 1872, les différents auteurs de l'Ecole historique allemande autour d'une doctrine commune.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.