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Prince et citoyen. Essai sur le charisme de l'empereur romain, d'Auguste à Sévère Alexandre
Montlahuc Pascal
HERMANN
37,20 €
Épuisé
EAN :9791037042040
Fondé sur une utilisation adaptée du concept wébérien de charisme, ce livre interroge un système situé à mi-chemin entre le respect des normes républicaines et la construction d'une monarchie liée à la domination charismatique de l'empereur romain. Il s'agit de considérer l'attitude de princes qui construisaient leur charisme de monarque en agissant comme des citoyens "normaux" ou en adoptant des comportements hérités de la République plus le prince s'abaissait, plus il s'élevait, et plus il s'élevait, plus il devait s'abaisser. S'il veillait à entretenir une telle dynamique, il était loué comme un bon monarque parce qu'il était un bon citoyen et réciproquement. L'analyse de ce paradoxal "monarque républicain" met en évidence les pratiques du primus inter pares (premier entre ses pairs) et du civilis princeps (prince citoyen), à l'origine d'un charisme différent selon que le prince interagissait avec les primores Vrbis ou avec le reste du populus. Fondée sur une civilitas qui évitait en partie la "quotidianisation" du charisme parce qu'elle réaffirmait périodiquement l'exceptionnalité de l'abaissement impérial, la domination de cet homme à la fois prince et citoyen tirait sa singularité du respect affiché pour les pouvoirs légaux-rationnels et traditionnels au fondement de la cité.
Résumé : IMHOTEP, NITOCRIS, IOSSEPH : Trois grandes figures de l'Egypte des pharaons, des bâtisseurs de pyramides, des nuages, des scribes et des embaumeurs. Trois formidables portraits de ces êtres exceptionnels et de leur temps, par le romancier Pierre Montlaur, passionné d'égyptologie et insatiable explorateur de cette civilisation du Nil qui n'en finit pas de nous faire rêver. Tissée de mythes et de légendes, de passions et d'aventures, d'intrigues et de trahisons, une fresque historique bigarrée, violente, magique et sensuelle, qui nous transporte aux origines de notre monde.
De la fabrique du pouvoir. A quelles conditions peut-on parler du charisme de l'oligarque, du roi, du général, du consul, de l'empereur ? Quelles étaient, dans l'Antiquité grecque et romaine, les modalités concrètes de construction et de mise en scène du pouvoir charismatique ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage confronte le concept wébérien de charisme aux pratiques politiques antiques afin d'en apporter une nouvelle lecture. En insistant sur l'importance de la rhétorique des émotions, il tente également de comprendre comment un pouvoir originellement révolutionnaire pouvait se "quotidienniser" sans pour autant disparaître.
Il a fait si froid, enfant. Connais-tu cela, mon affreuse? Cette solitude qui pèse, enfant. L'aridité. Les vents. Qui pénètrent la gamine à coups de rasoir et le brouillard jaunâtre qui colle la peau, le gaz moutarde des jeux, enfant, les lèvres bleues. J'ai eu si froid, ma mère. Et si tu nies je te trancherai la langue, ma mère je suis la horde qui vient et couvre ton corps de sueur de salive de sperme et de poussière et je n'enlève pas mes bottes en entrant et j'arrive dans ta bouche comme un corps sanctifié et je fais craquer tes mâchoires sous mes talons en sang.
Iosseph, fils de Jacob, vendu par ses frères, est devenu premier ministre, " Grand Maître des Deux Terres ", dans l'Egype de la XIIIe dynastie. Mythe, légende et histoire se confondent dans ce personnage biblique hors du commun qui sait interpréter les songes, rationaliser les récoltes, irriguer les terres, administrer un royaume, et s'initie aux mystères d'une religion polythéiste... Dans une Egypte confrontée à des problèmes politiques et économiques graves, face à un pharaon aveugle à la merci des magiciens, Iosseph l'Etranger n'est-il pas le symbole de l'intelligence et du génie que tout peuple doit assimiler pour ne pas entrer en décadence ? Après Imhotep, le grand architecte des pyramides, et Nitocris, l'extraordinaire femme-pharaon, qui ont tous deux connu un immense succès, Pierre Montlaur, passionné d'égyptologie, remonte le temps dynastique pour nous donner une peinture inédite de l'Egype, toute de noblesse, de sensibilité et de vérité. Iosseph, un roman passionnant qui nous transporte aux origines de notre civilisation.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.