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Ego Imago
Montesquiou Robert de ; Thiébaut Philippe
BIB DES ARTS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782884532112
Homme de lettres, esthète et dandy, le comte Robert de Montesquiou-Fezensac (Paris 1855-Menton 1921) , incarnation parfaite et protagoniste de tout premier plan du Paris mondain fin-de-siècle, est l'auteur de Mémoires qui furent publiés en trois volumes, deux ans après sa disparition, sous le titre Les Pas effacés. La publication ne comportait aucune illustration. Cependant, de cette vie consacrée au culte du moi, il existe également un commentaire photographique. Composé par le comte lui-même et sensiblement contemporain de la rédaction des Mémoires, il se présente sous la forme de quatre albums ayant pour titre générique Ego Imago. Ces albums, après la disparition de Montesquiou, entrèrent en possession du duc et de la duchesse de Gramont, parents de sa filleule Corisande. Le but de notre ouvrage est de mettre en parallèle le texte des Mémoires et le contenu des albums - dont bon nombre d'images sont légendées de la main même de Montesquiou - qui par là-même en oriente la lecture. Ces images, pour la plupart inédites, classées selon un ordre chronologique qui correspond à celui des Mémoires, peuvent être considérées comme autant d'illustrations du texte. Elles n'en sont cependant pas moins un complément dans la mesure où certaines d'entre elles évoquent des tranches de vie qui ne sont pas développées ou même quasiment absentes des mémoires, tranches de vie et évènements auxquels Montesquiou attachaient cependant de l'importance au point de vouloir les mémoriser par l'image. Le livre présente une grande partie des images de ces albums, commentées non seulement par des extraits des Pas effacés en rapport avec elles, mais également par des témoignages empruntés à d'autres sources contemporaines, telles qu'articles de presse, chroniques ou souvenirs des contemporains de Montesquiou. Ce corpus est précédé d'une étude sur ces images, sur les rapports de Montesquiou et de la photographie et la capacité de celle-ci à nous faire pénétrer dans l'imaginaire de cet arbitre du goût et des élégances qui, une vingtaine d'années durant, régna sur une société que l'on peut à bon droit qualifier de "proustienne".
4e de couverture : Ce carnet de voyage raconte une traversée de l'Amérique du Sud menée tambour battant comme une véritable enquête écologique. Alfred de Montesquiou décrit l'interaction de l'homme avec son environnement et cherche à comprendre comment l'humain s'adapte aux milieux extrêmes ou, au contraire, les fragilise. Des terres les plus froides aux plus arides ou aux plus humides, cette expédition traverse l'Équateur, le Pérou, le Brésil, la Bolivie, l'Argentine et le Chili, et montre comment les milieux extrêmes de ce continent ont imposé à l'homme, mais aussi aux mondes végétal et animal, des stratégies d'adaptation. Le désert, la forêt tropicale ou encore les hauts plateaux de la Cordillère des Andes sont autant de biotopes qui révèlent le rapport de l'homme à la nature. De l'Équateur à l'embouchure de l'Amazone puis à travers les Andes et la Patagonie jusqu'au cap Horn, une aventure humaine qui pose la vraie question de notre place sur cette terre.
Que sait-on vraiment de la Corée du Nord et de la dynastie des Kim ? Dans ce roman, voici l'histoire véridique (mais incroyable) de quatre soldats américains, déserteurs si l'on veut, qui passent la fameuse DMZ, la zone démilitarisée qui sépare depuis 1953 les deux Corées. On suivra donc James Dresnock et ses camarades sur trois décennies dans leurs aventures à Pyongyang, la capitale. Ces quatre hommes attendent, s'occupent comme ils peuvent, découvrent la vie nord-coréenne et le charme des femmes locales, et l'on voit peu à peu évoluer leur caractère... Ce que propose ici l'auteur, c'est une sorte de Désert des Tartares au pays du Matin calme, où le sexe et l'humour ne sont pas absents.
Pendant la deuxième guerre mondiale, un jeune pilote anglais est contraint de trouver refuge plusieurs mois dans un des monastères du Mont Athos. C'est l'occasion d'une rencontre avec ses étranges habitants, l'occasion d'un voyage aux temps byzantins mais aussi l'occasion d'interroger la mystérieuse croyance qui attache les hommes à ce lieu et à cette vie insolite.
Demetrescu Calin ; Buccleuch Richard ; Alcouffe Da
Une contribution majeure à la connaissance du mobilier français des XVIIe et XVIIIe siècles. (Guy-Michel Leproux, Directeur d'études - Ecole des Hautes Etudes, Paris) Cet ouvrage est le fruit d'un travail de recherche mené sur plus de dix ans. Par un dépouillement de nombreux documents d'archives, la plupart inédits, l'auteur révèle des aspects méconnus de la biographie des artisans ayant oeuvré pour le Garde Meuble de la Couronne et pour les Bâtiments du Roi. Cette approche donne vie aux relations de travail - et de famille - au sein d'une véritable nébuleuse d'artisans (menuisiers ébénistes, bronziers, ornemanistes) français et étrangers, catholiques venus d'Italie et protestants venus des pays du nord de l'Europe. Une méthode de travail originale, fondée sur l'approche des séries analogiques, a permis des identifications et des attributions d'oeuvres majeures : notamment à Alexandre-Jean Oppenordt, par exemple, dont la possible collaboration avec André-Charles Boulle est ici mise en évidence. Outre une étude des oeuvres de Domenico Cucci déjà connues, l'auteur propose également une révision des attributions à Pierre Golle ainsi qu'une nouvelle chronologie de l'oeuvre d'André- Charles Boulle. Plus de 400 illustrations en couleur documentent utilement la démarche de l'auteur de cette somme qui comblera tous les admirateurs du Grand Siècle et qui sera un outil de travail indispensable pour les conservateurs de musée comme pour les antiquaires et les collectionneurs.
Hauptman William ; Currat Corinne ; Wuhrmann Sylvi
Résumé : "Je suis très curieux de découvrir les peintres anglais, nous voyons si peu d'oeuvres d'eux, car presque tout reste en Angleterre", Vincent van Gogh. Notre livre met en lumière trois générations de peintres actifs durant l'ère victorienne, à commencer par J. M. W. Turner, l'un des plus célèbres paysagistes britanniques de son temps, dont l'oeuvre magistrale annonce l'impressionnisme. La part belle sera aussi faite à la confrérie préraphaélite, fondée en 1848 par des jeunes étudiants de la Royal Academy de Londres, dont John Everett Millais et Dante Gabriel Rossetti. Ce mouvement de courte durée, qui entend s'affranchir des conventions académiques, prône un retour à la nature et s'inspire des maîtres italiens primitifs, en suivant les préceptes du critique d'art John Ruskin. Dans les années 1860, une seconde génération d'artistes emmenée par Edward Burne-Jones - généralement désignée sous le nom d'Aesthetic Movement ? se nourrit de sources multiples, dont les légendes médiévales, la littérature, la poésie et le théâtre britannique ou encore l'Antiquité. Cette dernière est au coeur de la pratique de Lawrence Alma-Tadema, qui connaît un immense succès de son vivant grâce à la précision de ses représentations antiques. En point d'orgue, des figures singulières de la période victorienne seront également mises à l'honneur : Whistler, ou encore Sargent, deux artistes cosmopolites d'origine américaine. Une chance donc de pouvoir découvrir - ou redécouvrir - une peinture souvent méconnue. L'illustration sera enrichie d'une section dédiée à la photographie victorienne. Seront représentés les plus importants photographes britanniques du XIXe siècle. L'ouvrage illustre la richesse et la fascinante originalité de l'art anglais au XIXe siècle. L'âge d'or de l'Empire britannique et les profonds bouleversements induits par la révolution industrielle inspirent des scènes de genre saisissantes qui enregistrent les diverses facettes de la vie moderne : l'essor des villes et des transports en commun, la naissance de la classe moyenne ou le travail à domicile. En contrepoint, de nombreux artistes embrassent des thèmes antiques ou littéraires pour parfaire leur idéal de beauté, alors que d'autres se tournent vers la peinture de paysage.
Résumé : Les oeuvres reproduites ici ont été réunies pour l'essentiel entre 1951 et 1956 par l'industriel Emil Georg Bührle (1890-1956). La collection de la Fondation Emil G. Bührle, à Zurich, est d'une qualité prodigieuse et forme l'une des collections particulières comptant parmi les plus prestigieuses au monde. Ce livre présente notamment les joyaux impressionnistes et postimpressionnistes de cette collection composée de chefs-d'oeuvre d'artistes du XIXe siècle : Pissarro, Manet, Degas, Sisley, Monet, sans oublier Renoir, et des pères de la modernité tels que Cézanne, Gauguin et Van Gogh. Une section de l'ouvrage est dévolue au portrait, et montre comment les impressionnistes s'insèrent dans une longue tradition de ce genre, de Hals à Renoir en passant par Ingres, Corot et Fantin-Latour. Une part belle est faite d'autre part à des oeuvres de Delacroix et de Daumier qui illustrent l'influence du romantisme et du réalisme dans l'émergence de la peinture moderne. Ce parcours éblouissant s'achève à l'aube du XXe siècle avec des oeuvres majeures des nabis (Bonnard, Vuillard), des fauves (Braque, Derain, Vlaminck) et de l'Ecole de Paris (Modigliani, Picasso, Toulouse-Lautrec). Enfin, une attention particulière est portée à l'histoire de cet ensemble hors du commun qui incarne le goût sûr d'un collectionneur passionné. De nombreux documents inédits illustrent cette aventure magnifique.
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
Résumé : Le nom d'Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (1886-1914), reste attaché au Grand Meaulnes, roman publié en 1913. Mort le 2 septembre 1914, à la lisière du bois de Saint-Remy, il est l'auteur d'une oeuvre plus ample - correspondance, nouvelles, poèmes, chroniques et critiques - sur laquelle s'appuie Ariane Charton, nous donnant une image très vivante d'un écrivain marqué par son enfance campagnarde. Ami de Jacques Rivière. Alain-Fournier veut trouver la présence du monde au fond de l'âme et ne jamais la disjoindre de son idéal. Rêvant d'être marin "pour faire des voyages". affirmant "se jouer du monde avec la moindre de ses pensées", il ne voulait pas créer des personnages "moraux ou sympathiques, mais d'abord penser à les faire vivants".