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DELEUZE, PHILOSOPHIE ET CINEMA
MONTEBELLO
VRIN
9,81 €
Épuisé
EAN :9782711619986
Le cinéma, à la différence de la philosophie, est un art d'images en mouvement, d'images qui changent notre perception du temps. C'est précisément aussi pourquoi il devait rencontrer les deux questions capitales de la philosophie occidentale : le mouvement et le temps. Les deux livres de Deleuze sur le cinéma, Cinéma I et Cinéma II, ne restituent pas une histoire du cinéma, ils ne constituent pas un traité sur le cinéma, ils tracent des zones d'interférences entre pratiques philosophiques et pratiques cinématographiques, ils dessinent des zones de convergence autour de concepts que le cinéma produit dans ses pratiques : " Une théorie sur le cinéma n'est pas "sur" le cinéma mais sur les concepts que le cinéma suscite " (Cinéma II). Ces livres sur le cinéma manifestent l'étonnante consonance des problèmes philosophiques et des visions cinématographiques, la présence singulière au coeur des théories et des films de questions qui n'appartiennent de droit à aucun genre parce qu'elles traversent plus ou moins tous les genres : idéalisme des affects, naturalisme des pulsions, réalisme de l'action, surréalisme de la vision, rapport du temps et du mouvement, du temps et de l'intemporel... Cela ne signifie donc pas que le cinéma fasse de la philosophie, mais que le cinéma concerne l'essence même de la philosophie parce qu'il rencontre dans ses pratiques le devenir même de la pensée occidentale.
Voici enfin une histoire du cinéma en France, et non du cinéma français. Tout autre chose donc qu'une chronologie commentée de films panthéonisés ou qu'un récit fleuri de la geste cinématographique nationale. Il s'agit d'une analyse globale de l'activité cinématographique en France et de son évolution, de 1929 à nos jours. Films nationaux et étrangers qui ont formé la mémoire cinématographique des Français, institutions diverses qui ont permis et orienté la transmission, intervenants en tout genre, du simple cinéphile à l'exploitant - en passant par les producteurs, les réalisateurs et les comédiens -, instruments de mesure de la qualité cinématographique, rien n'échappe à cette synthèse au sein de laquelle deux temps forts sont privilégiés: la transformation du cinéma en, industrie culturelle au début des années 1930, et son expansion considérable à partir des années 1960 via la domestication du spectacle cinématographique et de sa reproductibilité technique (télévision, VHS, DVD). Un fil rouge court au long de cette histoire, la demande croissante de films de qualité. Et ce jusqu'au plus contemporain, contrairement à ce, que laisse entendre le catastrophisme ambiant. Écrit dans un style alerte, fourmillant d'informations et toujours réfléchi, ce livre offre aux étudiants et aux passionnés un outil de savoir sans équivalent pour connaître et comprendre les faiblesses et les atouts du cinéma national.
Résumé : Le dénommé Namatius, enseveli quelque part dans l'île d'Oléron où il commandait la flotte chargée de repousser les pirates saxons, rédige une lettre à l'attention de Sidoine Apollinaire, un aristocrate du Ve siècle de notre ère. En cultivant l'amitié, la poésie, puis en renonçant à sa chevelure, ce dernier s'efforce de sauver ce qui reste de Rome et de son domaine assiégé par les Wisigoths. De multiples voix-fossiles s'élèvent des sables de l'oubli et traversent les portes du temps jusqu'à notre société contemporaine, second pan - inattendu - du récit. La lettre devient dialogue avec l'absent, Sidoine, ou cet autre, non moins hypothétique, qu'on appelle le lecteur. Dense sans être hermétique, raffiné sans jamais tomber dans la préciosité, l'écriture mime excellemment, avec discrétion et humour, la langue que défend " le dernier des Romains ". A recommander aux amoureux de la littérature, à une époque où, comme le dit l'auteur, " les poètes sont si rares et les barbares si nombreux ".
Résumé : Tous les chemins, dit-on, mènent à Rome. Pour Abel Bertona, la route de l'Italie passe par la Lorraine. Il a quitté les rivages de l'Atlantique et débarque, en compagnie de Sonia, sa jeune amie, et avec la ferme intention de lui en faire goûter les charmes, dans sa vieille ville natale. C'est alors que le miracle se produit : la découverte dans un square, sous un banc, d'un portefeuille. La Providence l'a bien garni. Mais une autre main y a glissé des papiers, appartenant au mari d'une ex-maîtresse, et une carte de visite, d'Albert Beau, détective privé, au dos de laquelle figurent le nom et l'adresse actuelle d'Abel. Entre les deux lieux, celui où habite maintenant Abel Bertona, et la vieille ville natale où il revient, sinon en vainqueur du moins en artiste, pour donner lecture de ses poèmes, il y a l'espace, l'errance. La forêt. Le labyrinthe de la folie. Albert Beau existe, Abel l'a rencontré. Il le rencontre partout. C'est le diable en personne, et il vous file. A moins qu'il ne soit celui que vous suivez, que vous poursuivez, le double idéal. Abel avait laissé des usines, les cités du textile. De tout cela il ne reste que les ruines. Des fragments, qui sont du poète les membres épars. Des traces, des ébauches. Ainsi retrouve-t-il la mémoire. Ainsi écrit-il son texte. Un texte qui n'est peut-être rien d'autre que le tissu serré de la paranoïa...