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L'islam au péril des femmes. Une Anglaise en Turquie au XVIIIe siècle
Montagu Mary
LA DECOUVERTE
9,91 €
Épuisé
EAN :9782707134967
Lady Mary Montagu est l'épouse de l'ambassadeur anglais à Istanbul en 1717. Mais elle est surtout la première à décrire, dans ses lettres à ses amis, les bains, les costumes et les réceptions des harems. Le recueil des extraits de sa correspondance offre à lire un discours sur l'Orient avant que survienne la mode de l'orientalisme, alors que s'ouvre en Turquie une période brillante, l'" ère des Tulipes ", période de paix, de fêtes et d'insouciance. Dans ses lettres, Lady Montagu développe ainsi des thèmes paradoxaux : l'islam protège la liberté individuelle, et le voile l'indépendance de la femme. Son regard ethnologique avant la lettre " inaugure le voyage compris comme expérience des infinies variantes de la liberté. C'est une femme, portée par sa condition à ressentir l'étendue du paradoxe, qui va rechercher cette liberté au c?ur même du despotisme et créditer l'Orient d'une découverte : celle du pouvoir féminin ".
Montagu Mary Wortley ; Anson Pierre Hubert ; Lapey
À l?été 1716, quelques années seulement après la traduction en Angleterre des Mille et une nuits, Lady Mary Wortley Montagu, alors âgée de 27 ans, suit son époux à Constantinople. Il a été investi d?une mission de négociateur entre l?Autriche et l?empire Ottoman, alors en guerre.Sa correspondance est passée à la postérité. Elle se promène vêtue à la turque, apprend la langue, préfère de loin les musulmans aux catholiques ou encore fait le surprenant éloge du harem et du voile comme gages de bonheur et de liberté pour les femmes.Lors de son voyage de retour, qui dura plusieurs mois, elle découvre la cour de Vienne, la Hongrie ravagée par les guerres et puis Paris, le Paris de la Régence grouillant de créatures ridicules.On a repris une scrupuleuse traduction de 1795 pour restituer toute la saveur de cette correspondance.
Le concours d'entrée en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) comprend deux épreuves écrites d'admissibilité (étude de texte et tests d'aptitudes) et une épreuve orale d'admission. Cet ouvrage renouvelle complètement l'approche généralement adoptée pour la préparation de ce concours. En effet, la plupart des manuels valorisent les savoirs à travers une présentation des thèmes sanitaires et sociaux qui se voudrait exhaustive, mais ne garantit par pour autant que tous les sujets potentiels auront été traités. Or la méthodologie - située au coeur du système de notation - est seule garante du succès. C'est pourquoi le parti-pris des auteurs de cet ouvrage est de détailler, de façon claire et complète, les méthodes utilisables pour chacune des épreuves du concours, à l'écrit comme à l'oral. Pour consolider les pratiques nouvellement acquises, chaque type d'exercice étudié est complété d'exercices d'entraînement, fournis avec des corrigés détaillés. Des exercices supplémentaires sont également disponibles en fin d'ouvrage. Indispensable outil de préparation, cet ouvrage permet de comprendre ce qui est réellement attendu par les jurys et donne les méthodes afin d'y répondre efficacement.
Un suspect providentiel permet de rouvrir un dossier sur le point d'être classé. Deux inspecteurs aux méthodes d'enquête opposées vont jouer à "qui est le meilleur flic des deux" , mais c'est un jeu dangereux et pas seulement pour son amour propre ; pour sa peau aussi.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.