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L'étendue du trouble. Créations contemporaines
Mons Alain
LIBER CANADA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782895784531
Le trouble est tour à tour et tout à la fois mélange, désordre, émotion, déstabilisation, perturbation. La création artistique en présente l'expression paroxystique à travers les intensités atmosphériques, les images détournées, les multimédias, les scénographies débordées, les installations déstabilisantes, les corps en mouvement. Certains artistes entrent en résonance forte avec des affects et des percepts qui façonnent notre vie sur les potentialités de l'instable, celles des transmorphoses, des apparitions et des disparitions incessantes. Ils proposent ainsi à notre acuité une véritable anthropoétique du monde. Ce livre-opéra, à plusieurs régimes d'écriture, est une approche sensible et pensive de l'expérience du trouble en divers aspects. Prenant appui sur des oeuvres qui font vaciller le réel, de l'installation à la littérature, en passant par la chorégraphie, la photo, la vidéo et le cinéma, il dresse une affectologie du contemporain, autrement dit une spéléologie des genres d'existence engendrés par l'invention de formes singulières de notre culture.
Les jours de l'école traditionnelle, née au XIXe siècle des mutations de l'Etat-nation, seraient-ils comptés? Depuis deux décennies, dans la majorité des pays développés, des réformes scolaires d'envergure se sont multipliées sur le terreau propice de la dénonciation de la crise de l'école publique. Elles ébranlent les fondations historiques des Etats-enseignant, marquant peut-être, dans l'éducation, le "tournant néo-libéral" observé dans d'autres politiques publiques. Face à ce raz-de-marée réformiste, la France est longtemps apparue en retrait. Fustigée par les observateurs pour son immobilisme en éducation, pour son néo-corporatisme paralysant, constitue-t-elle encore une exception à la montée d'un néo-libéralisme éducatif? Mais peut-on vraiment parler d'une vague néo-libérale qui uniformiserait les systèmes scolaires des pays développés? Pour répondre à ces questions, l'auteur évalue, à l'aune des expériences étrangères, les politiques éducatives françaises: décentralisation, autonomie scolaire, carte scolaire, collège unique...
Ils sont trois... quatre avec le baobab, cinq avec le cabanon... et la lune. Il y a d'abord le couple : Alix et Gilles. Se sont-ils réellement aimés jusqu'au point où en vient la cruauté de Gilles ? Où Alix trouve-t-elle la force d'un pareil courage, le goût d'une telle raillerie envers tous y compris soi-même ? Et d'où vient ce personnage,qui fait irruption dans leur vie ? Cette Ida descendue de ses fougères, de son jardin, avec son histoire de clochard, de traque obsessionnelle ? Une chose est sûre, ces trois-là courent après un secret qu'ils ne sont pas prêts d'entendre... à moins d'y risquer leur vie.
Pour les associations, de même que pour tout organisme, la communication ne représente qu'un outil, même si sa maîtrise est indispensable pour atteindre les objectifs prévus. Trop souvent, les associations de petite et moyenne taille croient que la communication est réservée aux entreprises,l'associant fréquemment à la seule publicité dans les médias ou à la rédaction d'un bulletin interne. Et pourtant! Elles la considèrent aussi avec suspicion: trop technique, trop gourmande en temps, trop superficielle, trop chère? Cependant, toutes communiquent, constamment, en relevant en outre deux défis: accomplir beaucoup avec peu de moyens, et faire fonctionner un ensemble hétéroclite composé de bénévoles, de salariés et d'élus. Votre association regorge d'un bon potentiel qu'une bonne communication permettra d'utiliser au mieux. Cet ouvrage se propose donc de vousaider à professionnaliser vos outils et à mieux exploiter les compétences dont vous disposez. Intégrer la dimension de la communication au projet et au fonctionnement de votre association doit devenir un réflexe qui fera toute la différence.Convaincre un financeur, fidéliser votre public, faire cohabiter bénévoles et salariés, organiser un événement, augmenter votre audience, développerdes partenariats... pour concrétiser efficacement tous ces objectifs, la qualité de votre communication est cruciale. Les professionnels de la communication ont leur langage, leurs codes etleurs manières de travailler. Connaissez-les pour "communiquer" en bonne intelligence avec eux.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.
De même que les individus ont une généalogie, les sociétés s'appuient sur plusieurs piliers culturels, qui eux-mêmes sont le produit de rencontres plus anciennes. Après avoir abordé le pilier gréco-romain (vol. 1), ce deuxième volume d'un ouvrage collectif consacré aux grands récits occidentaux s'intéresse cette fois à la culture judéo-chrétienne. A partir de la conversion au christianisme de l'empereur Constantin, se met en place, dans le monde gallo-romain, un fort pilier judéo-chrétien qui continue à influer sur la marche du monde occidental, malgré le déclin de la religiosité. Que nous disent ces récits que notre mémoire collective a conservés ? Que nous révèlent-ils du monde qu'ils ont contribué à ériger ? En quoi nos "récits de vie" individuels trouvent-ils bien souvent leur ancrage dans ces "grands récits" expliquant le collectif ? C'est à faire voir certaines des ramifications essentielles de ce riche héritage que s'appliquent les essais rassemblés ici.
La perception est l'acte de l'intelligence du corps entier alors que la pensée est celui de l'intellect comme faculté spécialisée. Alors que la pensée laisse des traces auxquelles elle ne cesse de revenir et de se réalimenter, la perception s'efface en s'effectuant, laissant le champ libre pour une perception nouvelle. C'est parce que la pensée ne va pas au bout d'elle-même, qu'elle est fragmentée et constitutivement inattentive, qu'elle ne peut éclore complètement et qu'elle laisse, par conséquent, nécessairement des traces. C'est au contraire parce que la perception va au bout d'elle-même qu'elle épuise toute son énergie et qu'elle peut disparaître sans laisser de traces, ayant accompli complètement sa puissance de vie. Elle peut donc mourir sans regret alors que la pensée qui ne parvient jamais à vivre complètement ne peut s'empêcher de revenir sur ce qu'elle a raté. C'est parce que la pensée n'est toujours qu'à moitié là, toujours en même temps au passé et au futur, qu'elle doit sans cesse revenir su la moitié qu'elle a manquée. Et même quand elle revient, elle ne le fait encore qu'à moitié, de manière morcelée, ce qui fait que le travail n'est jamais terminé, qu'il doit se poursuivre jusque tard dans la nuit dans les usines du rêve. Seule la perception totalement vivante peut finir le travail, permettant ainsi au corps de se reposer complètement."
Anthropologue, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, David Le Breton est spécialiste de l'anthropologie du corps et des conduites à risques des jeunes. Il a publié sur ces thèmes de nombreux articles et plusieurs ouvrages - entre autres, Anthropologie du corps et modernité, L'adieu au corps, Passions du risque, Signes d'identité. Piercings, tatouages et autres marques corporelles. Ses travaux ont contribué à renouveler les études sur le corps et les multiples enjeux sociaux et éthiques qui lui sont associés dans la société contemporaine. Engagé sur la place publique dans les débats entourant ces questions, il propose une vision critique de certaines des valeurs dominantes qui fondent la modernité.